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Invitation à la philosophie japonaise. Autour de Nishida
Stevens Bernard
CNRS EDITIONS
29,00 €
Épuisé
EAN :9782271063366
L'ouvrage a pour but d'introduire le lecteur à la philosophie japonaise contemporaine, en portant l'attention sur son représentant le plus célèbre : Nishida Kitarô (1870-1945), fondateur de l'Ecole de Kyôto. Au fil d'un décryptage des notions cardinales de sa pensée (l'expérience pure, le lieu, la dialectique), il s'agit de montrer en quoi a consisté l'effort philosophique de Nishida et quel peut être son intérêt intrinsèque au milieu du paysage intellectuel international. C'est ici la proximité avec le courant phénoménologique qui est soulignée. Mais par-delà l'œuvre propre de Nishida, il s'agit également d'exposer le contexte intellectuel dans lequel est née sa pensée, les sources de celle-ci dans la tradition orientale (shintoïsme, confucianisme et surtout bouddhisme) et l'influence que son travail philosophique a pu avoir sur l'évolution des idées au japon, au cœur du XXe siècle. Sont ainsi brièvement abordées, dans la foulée de la percée nishidienne, la dialectique praxique de Tanabe, l'ontologie religieuse de Nishitani, l'éthique de Watsuji et l'esthétique de Kuki.
Heidegger Martin ; Hüni Heinrich ; Stevens Bernard
Ce cours de 1931 constitue un texte charnière dans l'évolution de la lecture heideggerienne d'Aristote, à mi-chemin entre les études des années 1920, liées au projet d'une ontologie fondamentale, et le séminaire de 1941 sur la notion aristotélicienne de phusis. Reprenant inlassablement la tentative de déterminer le sens unitaire de l'être - "Si l'étant est dit dans une signification multiple, quelle est alors la signification directrice et fondamentale ? Que veut dire être ? " -, Heidegger n'explore plus ici le dire de l'étant selon le vrai, comme à l'époque de l'ontologie fondamentale, mais bien : le dire selon dunamis et energeia. Il ne s'agit plus de montrer comment le Dasein lui-même, par son existentialité (et notamment par son propre dire apophantique), est le mode privilégié de l'être en tant que dé-couvrement. Il s'agit de s'orienter vers une pensée de la phusis en tant qu'elle est déterminée par le mouvement, le changement, ou encore : la venue à la présence. Le cours de 1931, en tâchant de cerner la notion de dunamis et en soulignant, de manière provisoire, sa définition comme "point de départ pour un changement", montre comment Aristote, loin d'avaliser la compréhension ousiologique de l'être, permet en fait de la dépasser en direction d'une saisie plus originaire de ce qui fonde toute temporalité. Mais, par-delà ces considérations sur la nature du changement, ce qui se profile ici discrètement c'est une détermination plus serrée de l'unité indéfectible être et parole.
Arrivé au bout de sa vie, M. Heidegger voulait jeter un pont entre l'Occident et l'Orient. C'est le Japon qui a répondu présent. Sur fond de fragments présocratiques et de jardins Zen, voici le plus paradoxal et le plus fécond des dialogues entre les cultures. En 1959, Martin Heidegger, las de la pensée occidentale, se tourne vers l'Orient où tout diffère enfin de son univers - pensée, écriture, art de vivre. Il plonge ainsi, avec beaucoup d'étonnement, dans la sagesse japonaise, et notamment dans le bouddhisme zen. C'est cette belle aventure intellectuelle, ce noble désir de faire dialoguer les cultures, que raconte Bernard Stevens dans cet ouvrage. L'ancien directeur du Collège international de philosophie enquête notamment sur un étrange dialogue que Heidegger publia dans Acheminement vers la parole, autour du mot japonais qui exprime ce qu'en Occident nous nommons " parole ". Stevens cherche à présenter au lecteur, d'une manière simple et non-doctorale, les grandes lignes de la philosophie zen, les raisons de son attractivité pour Heidegger et la manière dont l'herméneutique heideggérienne a puisé dans les grands thèmes de la philosophie orientale. Un essai philosophique d'une grande clarté, qui jette un pont solide et durable entre l'Europe et l'Asie.
L'ouvrage : L'Ecole de Kyoto - dans Les études occidentales qui lui sont consacrées - a jusqu'à présent été examinée principalement dans un rapport aux philosophies européennes dont elle s'instruit et avec Lesquelles elle cherche à se mesurer. Mais on explore moins Les sources orientales de ce mouvement, sans doute parce qu'elles nous restent encore trop étrangères, mais aussi parce que Nishida, sur qui porte la majorité des recherches, était lui-même excessivement discret quant à l'inspiration asiatique de son oeuvre. Ce Livre documente l'originalité propre de cette école de pensée et aussi celle de ses sources. Comment saisir le remaniement nishidien de la subjectivité transcendantale sans convoquer le Vijnâna-vâda (doctrine de La conscience)? Comment comprendre l'éthique de Watsuji sans connaitre Le née-confucianisme de l'époque Tokugawa ou encore apprécier Les réflexions philosophico-religieuses , de Tanabe et de Nishitani, sans interroger La dialectique entre "La force propre". prônée par Le Zen, et "l'autre force", invoquée par L'amidisme ? C'est sur cette toile aux métissages multiples que s'est construit cet ouvrage qui est une contribution majeure aux études et recherches sur l'Ecole de Kyoto, par un de ses meilleurs connaisseurs.
L'émergence de l'école de Kyoto (Nishida, Tanabe, Nishitani) marque un tournant décisif dans l'histoire des idées. Ce courant de pensée constitue la première contribution consistante et originale du Japon à la pensée philosophique de type occidental, tout en l'enrichissant d'une perspective spécifiquement orientale, remontant aux sources chinoises et indiennes de celle-ci, et articulée autour de la notion de néant - souvent présenté comme un pendant asiatique à l'être occidental. Cet effort philosophique, élaboré au confluent des traditions d'Occident et d'Orient, représente un véritable défi, structuré et bien informé, pour la redéfinition même de l'histoire de la philosophie et du projet philosophique. Le fait que les années de formation de ce courant de pensée coïncidèrent avec une période de nationalisme et de militarisme intense au Japon a retardé sa reconnaissance tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières du pays. A l'aube du XXIe siècle, les malentendus qui ont pu entourer ce courant de pensée sont enfin levés et les enjeux philosophiques (ontologiques et religieux) de sa production peuvent enfin être abordés sereinement. Biographie de l'auteur James W. Heisig est professeur à l'université Nazam et est membre permanent du Nazam institute for religion and culture à Nagoya (japon).
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.