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Marcel Mauss ou la confusion géniale
Bert Jean-François
CROQUANT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782365124874
Marcel Mauss ou la confusion géniale. Jean-François Bert Entre simplifications inexactes, réécrituresopportunistes et usages parfois trop hâtifs, la lecture de l'oeuvre de MarcelMauss (1872-1950), bien que son influence soit cruciale dans plusieursdisciplines, reste obscure. Mauss y est sans doute pour quelquechose. Ses enseignements ont marqué les mémoires de ses auditeurs. Si certainsen sont ressortis "groggy" , comme l'ethnologue André-Georges Haudricourt, d'autres sont longtemps restés éblouis par la liberté de ton et surtout par lanouveauté des connaissances produites par cet homme d'une "confusion géniale" , selon André Leroi-Gourhan. Confusion dont l'enjeu était d'étourdir, dedécontenancer, de faire éclater le sens commun mais, surtout, de produire dudécentrement. En s'appuyant sur des citations tirées des principauxarticles de Marcel Mauss, mais aussi de textes jugés secondaires ou engagés, cetouvrage propose de revenir sur la nature de sa démarche intellectuelle quis'enracine dans une description dense du fait social, toujours singulier, localisé dans une culture et une langue. Il explore également ses méthodes detravail, qui lui ont permis de renouveler la méthode sociologique etanthropologique, de redéfinir les fondements de l'économie ou encore de repenserla place du religieux dans les sociétés traditionnelles. ComprendreMauss et son regard subversif ne peut pas se limiter à accumuler desconnaissances sur sa vie ou ses idées. Il convient aussi de retracer le gesteintellectuel qui a guidé l'ensemble de son travail. Un geste rigoureux etaudacieux, toujours ancré dans une interdisciplinarité féconde. Celivre offre aux étudiants et aux curieux une première introduction à l'oeuvre deMarcel Mauss, tout en permettant aux chercheurs confirmés de renouveler l'usagede ses principaux concepts. Archéologie, Attente, Catégories, Civilisations, Comparaison, Concret, Corps, Don (Objets), Evolution, Philologie, Non-Civilisés, Non-emprunt, Nuance, Personne, Pleurs, Race, Rites (et mythes), Socialisme, Sociologie, Technomorphologie, Totalité, Théologie
Michel Foucault (1926-1984) aura été en France le plus novateur des maîtres à penser, maître pardéfaut, sans programme articulé, qui a su pourtant offrir à ses nombreux lecteurs issus des disciplines les plus variées une « boîte à outils » qu'il dévoile par fragments (entretiens, cours, articles, livres...). A plus d'un titre, les modes d'investigation développés par Foucault ont des points communs avec certaines démarches des sciences sociales: sa rupture explicite d'avec la problématique classique de la souveraineté, ses attentions portées aux micromécanismes de la domination, sa façon d'interroger les institutions ou les manières de gouverner... Pourtant, les notions clés qu'il développe, (« archéologie », « généalogie », « discipline », « gouvernementalité », « subjectivation »...), redéfinies tout au long de son parcours, n'ont pas fait l'unanimité chez les historiens, les sociologues ou les anthropologues, ou encore les criminologues ou les spécialistes du droit, passés ou modernes. Foucault n'est pas de ceux qui se laissent facilement saisir et l'objectif de cet ouvrage est d'éclairer, dans toute leur richesse et leur diversité, les enjeux de ses travaux pour en faire ressortir l'intérêt actuel pour les sciences sociales et, pourquoi pas, aider à penser différemment l'enfermement, les institutions et la société, le rapport à soi et le dire-vrai.
Résumé : Alors que Rousseau notait occasionnellement ses réflexions sur des cartes à jouer, son contemporain Georges-Louis Le Sage y écrivait TOUT : ses découvertes, ses doutes, sa vie et ses remords. Drôle, tragique et vertigineuse, la pensée de ce physicien des Lumières, telle une boîte noire, se dévoile en direct, et fait écho à l'échafaudage complexe de nos listes en tous genres. Les archives inédites du physicien genevois Georges-Louis Le Sage, constituées de 35 000 cartes à jouer, sont un document exceptionnel sur la pensée savante telle qu'elle chemine. Boîte noire de la recherche en train de se faire, ce matériau étonnant, drôle et énigmatique, relève aussi d'une certaine forme d'autobiographie. Contemporain de Rousseau, Le Sage est un anticonformiste. Refusant les codes du monde savant, il décide d'écrire absolument tout sur des cartes à jouer : eurêka et tâtonnements, amertume de ne pas être reconnu, rapports polémiques avec ses pairs ou poème pour Newton, mais aussi angoisse face à une mémoire qui flanche et à un corps vieillissant... Classer ses cartes, les empaqueter et les étiqueter est un travail quotidien, excitant et harassant. Ce sera sa seule véritable oeuvre, et sans doute aussi la source de ses désillusions sur la science et ses méthodes. Jean-François Bert s'empare avec tendresse de ces cartes et propose une plongée dans la vie singulière de ce savant avant-gardiste. Chacun y reconnaîtra le cheminement parfois complexe de ses pensées et le besoin de créer constamment de nouveaux échafaudages pour les ordonner. " Une lecture savoureuse qui nous interroge et nous donne à voir la construction d'un raisonnement. (...) Un personnage intrigant, précurseur malgré lui et éminemment romanesque ! Brillant ! " Delphine Demoures, Librairie des Halles, Page des libraires " Exhumant de l'oubli ce personnage hétérodoxe, Jean-François Bert fait incidemment trembler ce que nous savons ou croyons savoir. Qu'est-ce donc que savoir ? Sapere, c'est d'abord " avoir du goût, sentir, exhaler une odeur ". Le Sage - et Jean-François Bert après lui - tenaient à réveiller cette saveur unique, nécessaire, première, propre à l'enquête scientifique. " Hélène Mugnier, Esprit " De cette solitude du savant, de cette déception et cette frustration qui n'ont jamais tourné à l'aigreur, l'auteur tire un portrait tendre et touchant. " Sciences et Avenir
Résumé : Michel Foucault (1926-1984) aura été en France le plus novateur des maîtres à penser - maître par défaut, sans programme articulé, qui a su pourtant offrir à ses nombreux lecteurs issus des disciplines les plus variées une " boîte à outils " qu'il dévoile par fragments (entretiens, cours, articles, livres...). À plus d'un titre, les modes d'investigation développés par Foucault ont des points communs avec certaines démarches des sciences sociales : sa rupture explicite d'avec la problématique classique de la souveraineté, ses attentions portées aux micromécanismes de la domination, sa façon d'interroger les institutions ou les manières de gouverner... Pourtant, les notions clés qu'il développe, (" archéologie ", " généalogie ", " discipline ", " gouvernementalité ", " subjectivation "...), redéfinies tout au long de son parcours, n'ont pas fait l'unanimité chez les historiens, les sociologues ou les anthropologues, ou encore les criminologues ou les spécialistes du droit, passés ou modernes. Foucault n'est pas de ceux qui se laissent facilement saisir et l'objectif de cet ouvrage est d'éclairer, dans toute leur richesse et leur diversité, les enjeux de ses travaux pour en faire ressortir l'intérêt actuel pour les sciences sociales et, pourquoi pas, aider à penser différemment l'enfermement, les institutions et la société, le rapport à soi et le dire-vrai.
Qu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint-Jérôme ? Une tête posée dans la main, marquant la réflexion et qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre, venant interroger quels sont les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée. Qu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint Jérôme méditant ? Une tête posée dans la main, signe évident d'une réflexion, d'une cogitation, ou d'une introspection qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre joyeux et érudit, venant interroger les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée. Etudier cette pose de la tête pensante sur le temps long relève autant d'une histoire des savoirs qui envisage de manière concrète la production des idées, d'une histoire des corps et d'une histoire des représentations. Depuis l'antiquité, cette mise en scène est devenue une manière, si ce n'est la manière, d'évoquer la réflexion, tout comme la nature du rapport, souvent douloureux et pesant, que nous entretenons avec la connaissance, sa production ou sa transmission. Rythmé par des images en série et organisé en chapitres thématiques, le livre tente de cerner l'émergence de cette pose, dessinant ses premiers contours au travers de la figure du philosophe antique, du poète ou des méditants de la religion chrétienne. S'ensuit une pérégrination historique et anthropologique qui nous fait passer des enfants aux femmes savantes, des érudits mélancoliques aux savants rêveurs, des génies aux scientifiques épuisés de la fin du XIXe siècle.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.