Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Introduction à Michel Foucault
Bert Jean-François
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707192370
Michel Foucault (1926-1984) aura été en France le plus novateur des maîtres à penser - maître par défaut, sans programme articulé, qui a su pourtant offrir à ses nombreux lecteurs issus des disciplines les plus variées une " boîte à outils " qu'il dévoile par fragments (entretiens, cours, articles, livres...). À plus d'un titre, les modes d'investigation développés par Foucault ont des points communs avec certaines démarches des sciences sociales : sa rupture explicite d'avec la problématique classique de la souveraineté, ses attentions portées aux micromécanismes de la domination, sa façon d'interroger les institutions ou les manières de gouverner... Pourtant, les notions clés qu'il développe, (" archéologie ", " généalogie ", " discipline ", " gouvernementalité ", " subjectivation "...), redéfinies tout au long de son parcours, n'ont pas fait l'unanimité chez les historiens, les sociologues ou les anthropologues, ou encore les criminologues ou les spécialistes du droit, passés ou modernes. Foucault n'est pas de ceux qui se laissent facilement saisir et l'objectif de cet ouvrage est d'éclairer, dans toute leur richesse et leur diversité, les enjeux de ses travaux pour en faire ressortir l'intérêt actuel pour les sciences sociales et, pourquoi pas, aider à penser différemment l'enfermement, les institutions et la société, le rapport à soi et le dire-vrai.
Résumé : Père de l?anthropologie française, auteur de réflexions pionnières sur la religion, la magie, l?imaginaire, les sociétés tribales, le don et le contre-don, Marcel Mauss a marqué de son empreinte l?ensemble des sciences sociales, et influencé des penseurs aussi différents que Claude Lévi-Strauss, Pierre Bourdieu, Michel Foucault ou Michel Maffesoli. Mais Mauss n?a pas écrit d?ouvrage de synthèse où seraient exposées les grandes lignes de sa pensée : son oeuvre se compose d?articles, d?essais, de comptes rendus, de cours croisant sociologie, anthropologie et philologie. C?est cette activité multiple qu?interroge François Bert à partir des archives personnelles de l?auteur, éclairant la genèse d?une oeuvre riche, plurielle, ambitieuse, attentive à la diversité des représentations collectives. L?ouvrage incontournable pour comprendre une oeuvre majeure.
Michel Foucault (1926-1984) aura été en France le plus novateur des maîtres à penser, maître pardéfaut, sans programme articulé, qui a su pourtant offrir à ses nombreux lecteurs issus des disciplines les plus variées une « boîte à outils » qu'il dévoile par fragments (entretiens, cours, articles, livres...). A plus d'un titre, les modes d'investigation développés par Foucault ont des points communs avec certaines démarches des sciences sociales: sa rupture explicite d'avec la problématique classique de la souveraineté, ses attentions portées aux micromécanismes de la domination, sa façon d'interroger les institutions ou les manières de gouverner... Pourtant, les notions clés qu'il développe, (« archéologie », « généalogie », « discipline », « gouvernementalité », « subjectivation »...), redéfinies tout au long de son parcours, n'ont pas fait l'unanimité chez les historiens, les sociologues ou les anthropologues, ou encore les criminologues ou les spécialistes du droit, passés ou modernes. Foucault n'est pas de ceux qui se laissent facilement saisir et l'objectif de cet ouvrage est d'éclairer, dans toute leur richesse et leur diversité, les enjeux de ses travaux pour en faire ressortir l'intérêt actuel pour les sciences sociales et, pourquoi pas, aider à penser différemment l'enfermement, les institutions et la société, le rapport à soi et le dire-vrai.
Le 2 mars 1954, Michel Foucault se rend au carnaval de l'asile psychiatrique de Münsterlingen. C'est à une étrange cérémonie qu'est convié le jeune philosophe : survivance médiévale de la fête des fous ? échappatoire provisoire de la logique carcérale de tout asile ? Foucault, alors âgé de 27 ans, sera transformé par cette journée. Il est accompagné de Jacqueline Verdeaux qui, munie d'un Leica, photographie : ses images témoignent du choc qu'a dû ressentir Foucault lors de ce jour improbable où les fous "jouent" aux fous. Outre ces clichés jusqu'à présent inédits, cet ouvrage contient de nombreuses archives qui dévoilent une face inexplorée du grand penseur que nous connaissons aujourd'hui : il hésitait alors entre psychologie et philosophie, montrait un certain intérêt pour la Daseinsanalyse de Ludwig Binswanger, expérimentait les tests de Rorschach et commençait à prendre ses distances avec une approche classique de la maladie mentale. Tout cela annonçait son Histoire de la folie à 1'âge classique (1961). Réunissant anthropologues, philosophes, médiévistes et spécialistes de la pensée de Foucault, ce livre est l'occasion de mesurer l'impact de cette journée particulière de 1954 sur la suite de son parcours et de sa réflexion.
Résumé : Alors que Rousseau notait occasionnellement ses réflexions sur des cartes à jouer, son contemporain Georges-Louis Le Sage y écrivait TOUT : ses découvertes, ses doutes, sa vie et ses remords. Drôle, tragique et vertigineuse, la pensée de ce physicien des Lumières, telle une boîte noire, se dévoile en direct, et fait écho à l'échafaudage complexe de nos listes en tous genres. Les archives inédites du physicien genevois Georges-Louis Le Sage, constituées de 35 000 cartes à jouer, sont un document exceptionnel sur la pensée savante telle qu'elle chemine. Boîte noire de la recherche en train de se faire, ce matériau étonnant, drôle et énigmatique, relève aussi d'une certaine forme d'autobiographie. Contemporain de Rousseau, Le Sage est un anticonformiste. Refusant les codes du monde savant, il décide d'écrire absolument tout sur des cartes à jouer : eurêka et tâtonnements, amertume de ne pas être reconnu, rapports polémiques avec ses pairs ou poème pour Newton, mais aussi angoisse face à une mémoire qui flanche et à un corps vieillissant... Classer ses cartes, les empaqueter et les étiqueter est un travail quotidien, excitant et harassant. Ce sera sa seule véritable oeuvre, et sans doute aussi la source de ses désillusions sur la science et ses méthodes. Jean-François Bert s'empare avec tendresse de ces cartes et propose une plongée dans la vie singulière de ce savant avant-gardiste. Chacun y reconnaîtra le cheminement parfois complexe de ses pensées et le besoin de créer constamment de nouveaux échafaudages pour les ordonner. " Une lecture savoureuse qui nous interroge et nous donne à voir la construction d'un raisonnement. (...) Un personnage intrigant, précurseur malgré lui et éminemment romanesque ! Brillant ! " Delphine Demoures, Librairie des Halles, Page des libraires " Exhumant de l'oubli ce personnage hétérodoxe, Jean-François Bert fait incidemment trembler ce que nous savons ou croyons savoir. Qu'est-ce donc que savoir ? Sapere, c'est d'abord " avoir du goût, sentir, exhaler une odeur ". Le Sage - et Jean-François Bert après lui - tenaient à réveiller cette saveur unique, nécessaire, première, propre à l'enquête scientifique. " Hélène Mugnier, Esprit " De cette solitude du savant, de cette déception et cette frustration qui n'ont jamais tourné à l'aigreur, l'auteur tire un portrait tendre et touchant. " Sciences et Avenir
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.