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Les Savoirs de Base : pratiques de Formateurs. Lutte contre l'illettrisme, alphabétisation, apprenti
Fournet Serge ; Mechin Gilles
LICORNE AMIENS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782296016057
Quelle pédagogie est la mieux adaptée aux adultes en situation d'apprentissage des savoirs de base ? Les auteurs ont travaillé cette question dans le cadre de rencontres régulières organisées par Cardan, association de lutte contre l'illettrisme d'Amiens, et l'URLIP, Union régionale de lutte contre l'illettrisme en Picardie. De nombreux formateurs ont participé à ces échanges dont le résultat premier réside dans une capitalisation des pratiques. Ceux qui s'intéressent à cette problématique trouveront dans cet ouvrage des outils pour la réflexion et l'action : ils pourront librement y puiser des idées d'activités, des modalités d'animation, ou encore, au gré des pages, renouveler leurs perspectives d'intervention. Une première partie aborde successivement des thèmes en relation avec " former " ou " apprendre ". Une autre partie propose des fiches en rapport avec des situationy et pratiques spécifiques. Enfin, divers outils pédagogiques sont présentés.
Dire que les archives notariales sont mal connues des chercheurs serait exagéré mais affirmer qu'elles sont peu utilisées au regard de leur importance quantitative et qualitative est en revanche tout à fait exact. Faire connaître leur histoire et leur nature, préciser leur cheminement archivistique, donner les clefs qui y donnent accès, offrir des exemples précis issus du patrimoine écrit stéphanois, tel est l'objet de cette deuxième livraison de Patrisources qui réunit les contributions d'un archiviste et d'historiens puis propose, conformément à l'objectif de la collection, des pistes pour l'exploitation pédagogique des documents.
Un quartier, Victorine-Autier à Amiens, vit ses dernières heures. Ses trois tours sont détruites. Si certains habitants éprouvent un soulagement, d'autres demeurent indéfectiblement attachés à ces immeubles, à ce lieu. Philippe Lacoche et Catherine Petit leur ont fourni, à divers moments, des premiers signes de la démolition jusqu'à sa mise en oeuvre, l'occasion de s'exprimer sur les transformations: on peut ainsi lire dans Le dernier hiver de Victorine des témoignages empreints d'émotion et parfois de révolte. Parallèlement, des photographies de Mickaël Accart, Mourad Laffitte et Eléonore Lelong permettent de suivre par l'image, sur une période de dix ans, les changements et la disparition du quartier. On découvre aussi, dans l'ouvrage, une nouvelle de Philippe Lacoche qui redonne vie à cet endroit, planète désormais inaccessible; et un entretien avec deux élus de la ville d'Amiens, Valérie Wadlow et Jacques Lessard. Ils expliquent les raisons pour lesquelles la décision de raser les tours a été prise. Enfin, des reproductions procurent un aperçu d'un travail typographique accompli par Christine Brisset-Le Mauve avec les habitants.
L'immigration constitue un sujet qui se retrouve périodiquement sur le devant de la scène publique. Cependant, le manque de connaissances et les préjugés nuisent souvent aux débats. Une plongée dans un espace défini - la Picardie - et une appréhension des processus dans la durée - depuis le milieu du XIXe siècle - permettent de mieux comprendre, sous des angles variés, ce qui caractérise vraiment les phénomènes migratoires. Cet ouvrage collectif fait suite à une enquête régionale commanditée par l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances et à un colloque, tous deux organisés par une équipe de chercheurs de l'université de Picardie Jules-Verne (laboratoire Habiter-processus identitaires-processus sociaux).
Extrait de l'introduction de Marie-Hélène Eloy et Alain MerckaertQuelle est la perception de l'Autre aujourd'hui en France?L'étranger, cet être lointain, l'est-il toujours autant?Les politiques publiques, après s'être appuyées sur la notion d'insertion dans les années 80, puis sur celle d'intégration durant la décennie suivante, sont de plus en plus orientées vers la lutte contre les discriminations. Quel est le sens profond de cette évolution?Les démarches visant à «l'insertion des immigrés» étaient fondées sur une image prépondérante de travailleurs venus en France, dont la présence se poursuivait. L'idée d'une installation définitive sur le sol français d'une bonne part d'entre eux en compagnie de leurs familles s'imposait alors progressivement. Cependant, les politiques instaurées étaient basées sur des représentations de l'étranger dans lesquelles le maintien de liens avec le pays d'émigration - se traduisant notamment par des programmes de langues et cultures d'origine - était nécessaire à la réalisation d'un possible «retour au pays».La prééminence dans les discours publics de la notion «d'intégration des immigrés» prend forme dans le courant des années 80. La volonté d'agir en vue d'une «meilleure intégration» traduit simultanément la reconnaissance d'une stabilité marquée, en France, des populations issues de l'immigration et le développement de pratiques qui visent à les «rapprocher» des populations autochtones, à favoriser ce qui est «même» au-delà des différences.Les politiques de lutte contre les discriminations ne s'affirment comme telles que depuis quelques années. Auparavant, il aurait semblé plutôt incongru de poser en ces termes des éléments fondamentaux du débat public sur les populations issues de l'immigration. Ou plutôt, cela tenait essentiellement du discours militant alors qu'aujourd'hui cette approche s'est faite officielle.Que s'est-il donc passé?La lutte contre les discriminations entend le soutien de l'Autre en vue de la reconnaissance d'un droit qui lui est dénié. Ce qui devient insupportable est la négation de ce droit à un Autre: est-ce parce que celui-ci est devenu suffisamment familier de l'autochtone?Ne serait-ce pas ainsi la représentation de l'Autre, qui de lointain devient plus proche, qui se jouerait ici? La lutte contre les discriminations s'imposerait-elle parce que, au travers de ce rapprochement, l'identification à l'Autre serait de plus en plus opérante? Où plutôt, la tolérance à la diversité se répandrait-elle dans un monde plus ouvert?
Cet ouvrage est né de la rencontre des auteurs avec la pratique sportive, mais aussi d'une attention portée à la question du devenir chez les adolescents. Chacun, à partir de son expérience singulière et avec les outils de sa discipline, a tenté de rendre compte de cet espace d'affrontements si particulier qu'offre le sport dans nos cités modernes. Sa pratique ne cesse de confronter ses adeptes à l'idéal et aux limites. Souvent synonyme d'excès, elle peut aussi ouvrir sur la créativité. Au-delà, les auteurs décryptent la façon dont s'articulent le corps, la langue, l'inconscient. Pour les uns, l'acte sportif reste le lieu de tous les dangers, pour d'autres il constitue une voie de résolution de l'angoisse, une sortie de crise, un renoncement même aux fantasmes de toute-puissance. Mais, pour nombre d'adolescents, ne représenterait-il pas d'abord une nouvelle place à conquérir, un peu à distance de l'enfance, un autre mode de vie, une façon d'être à l'heure de son désir?