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Pratiques sportives adolescentes. Des clubs aux quartiers
Bourgain-Wattiau Anne
LICORNE AMIENS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782296120853
Cet ouvrage est né de la rencontre des auteurs avec la pratique sportive, mais aussi d'une attention portée à la question du devenir chez les adolescents. Chacun, à partir de son expérience singulière et avec les outils de sa discipline, a tenté de rendre compte de cet espace d'affrontements si particulier qu'offre le sport dans nos cités modernes. Sa pratique ne cesse de confronter ses adeptes à l'idéal et aux limites. Souvent synonyme d'excès, elle peut aussi ouvrir sur la créativité. Au-delà, les auteurs décryptent la façon dont s'articulent le corps, la langue, l'inconscient. Pour les uns, l'acte sportif reste le lieu de tous les dangers, pour d'autres il constitue une voie de résolution de l'angoisse, une sortie de crise, un renoncement même aux fantasmes de toute-puissance. Mais, pour nombre d'adolescents, ne représenterait-il pas d'abord une nouvelle place à conquérir, un peu à distance de l'enfance, un autre mode de vie, une façon d'être à l'heure de son désir?
Bourgain-Wattiau Anne ; Chaperot Christophe ; Pisa
Les trois regards qui constituent cet ouvrage abordent l'expérience fondamentale commune qu'est le rire. Chaque auteur montre comment ce phénomène se partage d'une façon universelle et singulière à la fois : il s'agit de voir comment le rire émerge à partir des failles du système défensif propre à chaque structure. Le rire, manifestation vivante et concrète, est ici exploré dans tous ses éclats. Les auteurs évoquent ses modes d'explosion, qui convoquent l'inconscient, ouvrant des brèches, formant des fragments. Le fil interrogateur est celui du rapport entre l'inconscient et le rire, l'un et l'autre étant avant tout l'expression d'une coupure. L'inconscient nous divise, le rire aussi. Etre " sujet du rire " ne va pas de soi. Prendre le rire comme sujet ne peut se résumer à se fixer le thème du rire pour objet. Ainsi, l'enjeu principal de cet ouvrage est bien ce qui du rapport à l'objet peut être dévoilé dans et par le rire. Cela passe en premier lieu par l'examen de l'articulation du rire à la langue, du rire à l'Autre, du langage. Les auteurs envisagent ensuite l'articulation du rire avec les concepts fondamentaux censés rendre compte de l'inconscient. Bien entendu, ce questionnement est aussi celui-là même que la cure analytique soulève. Enfin, à partir notamment du rire " hors-limite ", ils traitent d'une modalité clinique dans laquelle le rire est rarement envisagé : la psychose.
Etape cruciale dans la genèse de l'oeuvre de Giono, les trois romans de la trilogie de Pan : Colline, Un de Baumugnes et Regain, séduisent le lecteur par leur lyrisme sensuel, la sobriété savoureuse et la maîtrise du récit. C'est d'abord l'emprise des forces cosmiques, le déploiement souverain des puissances élémentaires qui fascinent à l'évidence Giono qui proclamera plus tard son projet de chanter " le rythme mouvant et le désordre ". Au risque de la dispersion et de l'éclatement, les personnages opposent une tentative toujours précaire de structuration de l'espace : cheminements, concentrations autour de foyers qui représentent la bonne insularité. Dans ces trois romans fondateurs, Giono construit ainsi un imaginaire où l'homme est étroitement dépendant d'une nature à la fois magnifiée, dramatisée, et animée par un afflux panique de vie. Comment ne pas voir dans cette oeuvre, bien plus que la nostalgie d'un monde rural menacé de disparition, une mise en scène très actuelle du lien étroit, consubstantiel et nourricier qui associe l'homme et le monde ? Cet ouvrage analyse la singularité de l'imaginaire de cette trilogie du point de vue des éléments et de l'espace.
Mon Rêve, m'ayant détruit, me reconstruira" écrit lui-même Mallarmé. Aux frontières de la littérature et de la psychanalyse, l'auteur explore l'écriture mallarméenne en son ambiguïté même. Cet essai clinique à partir de l'oeuvre retrace les différents destins d'un idéal, porté par un rêve littéraire, qui dans le même temps se heurte à l'impossible : le dire poétique bute ici contre le mur du langage, comme la règle fondamentale en analyse sert de butée à la parole : Mallarmé, confronté à la question du tout dire, s'engage dans la pratique désespérée qu'est pour lui l'écriture, et chaque signifiant qui surgit devient alors cet aboli bibelot d'inanité sonore. Dans ce parcours du rêve à la désillusion, la fidélité à l'art, la quête de l'absolu conduisent le poète à une véritable expérience des limites, au cours de laquelle il approche la mort et la folie. Néanmoins, s'il y a péril dans cette pratique de l'abîme, l'acceptation du risque poétique est aussi, en dernier ressort, ce qui permet la reconstruction de l'être. Ainsi, par une stratégie défensive très élaborée, qui défie le hasard et met en oeuvre un temps et un espace autres, Mallarmé, en véritable passe-muraille, parvient-il à maintenir cet écart entre le réel et l'idéal, en se jouant de son propre désir. Cet ouvrage pose donc la question de la jouissance du créateur, qui, d'abord occultée, refait surface par le détour de la sublimation. Il montre que l'écriture permet au poète une sortie du Gouffre. Quant au lecteur, il est libre de se promener dans le dédale de la création littéraire, dans l'oeuvre d'un grand auteur trop souvent taxé d'hermétisme volontaire et gratuit.
Bourgain-Wattiau Anne ; Abécassis Marie-Laure ; Mo
Paris, la Salpêtrière, année 2013 : la compagnie brésilienne "L'inconscient sur scène" joue la pièce d'Antonio Quinet, la Leçon de Charcot, qui se présente comme " une satire de l'actuelle polémique entre l'homme neuronal et le sujet de l'inconscient ". Le but de cet ouvrage n'est pas seulement de se faire l'écho de ces moments très intenses, mais de rendre compte de la force subversive de la psychanalyse. Les auteurs saluent chacun à leur manière le geste de Freud, qui sut entendre à quel point " la théorie, c'est bon, mais ça n'empêche pas d'exister " et alla au bout de la découverte en se gardant bien de faire de la théorie un écran, malgré sa fascination pour Charcot. Il s'agit désormais de s'entendre dire. Avec Freud, l'objet du regard devient interne. Quelle magie, quelle révolution ! L'hystérie, quel théâtre !
Ce livre apparaît comme un recueil de témoignages. Ceux de femmes qui vivent ou se vivent entre Algérie et France, même si, parfois, elles n'ont pas revu l'Algérie depuis longtemps. Le pari d'Odile Glinel a consisté à rencontrer, sans distinction, des personnes parties vers la France pour des raisons diverses : immigrées pour motifs économiques, réfugiées, femmes venues à la suite de la guerre d'indépendance... Ce qui les relie ? Toutes, elles ont aimé et quitté le pays auquel elles étaient tant attachées. Ce parti pris de l'auteur transforme les histoires de vie en un regard profond sur l'existence. Les parcours assemblés s'entrechoquent mais aussi se mêlent. Au-delà des bannières et des justifications, ces femmes tissent des lendemains riches d'un héritage culturel aux couleurs communes. En France, quels chemins ont-elles alors empruntés pour bâtir un avenir ? Si elles n'ont pas disposé des mêmes atouts à leur arrivée, elles ont dû, après la déchirure, apprendre à maîtriser un nouveau monde. C'est ainsi qu'elles interrogent cet espace et ses habitants, les Français, dans leur rapport à l'accueil des autres.
L'immigration constitue un sujet qui se retrouve périodiquement sur le devant de la scène publique. Cependant, le manque de connaissances et les préjugés nuisent souvent aux débats. Une plongée dans un espace défini - la Picardie - et une appréhension des processus dans la durée - depuis le milieu du XIXe siècle - permettent de mieux comprendre, sous des angles variés, ce qui caractérise vraiment les phénomènes migratoires. Cet ouvrage collectif fait suite à une enquête régionale commanditée par l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances et à un colloque, tous deux organisés par une équipe de chercheurs de l'université de Picardie Jules-Verne (laboratoire Habiter-processus identitaires-processus sociaux).
Douze femmes immigrées ou fille d'immigrés confient des tranches de leur existence. Elles sont responsables d'associations, d'organisations ou de commerces, journalistes, médecins, enseignantes... Elles rencontrent cinq auteurs expérimentées qui ont signé des romans, des nouvelles ou encore des livres scolaires, des biographies ou des recueils de poésie. C'est le fil qui donnera naissance à douze textes, fruits originaux d'histoires personnelles et d'écritures singulières.
Dans cet ouvrage, ceux qui parlent des associations sont ceux qui les créent, ceux qui tracent leurs perspectives, mais aussi ceux qui les font vivre chaque jour. A partir d'entretiens auprès des responsables associatifs, l'auteur choisit de jouer le rôle d'un metteur en scène : il distribue les espaces et la parole. Il nous donne à écouter le récit des passions, les expériences et idées partagées au sein du monde associatif. Il propose une vision forte et moderne des associations.