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La guerre technologique en débat(s)
Pascallon Pierre
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782296126329
On a assisté - sous l'impulsion quasi exclusive des Etats-Unis dans les années 1980 - à une " accélération " technologique spectaculaire, avec alors la tentation de la guerre " tout technologique ". Le modèle d'une armée de haute technologie robotisée et formatée pour des victoires rapides et standardisées s'est en effet imposé aux Armées des années 1980 aux années 2000. Mais, depuis nos années 2000, " l'optimisme technologique béat des décennies précédentes s'est dissipé. Le modèle de guerre " tout technologique " va susciter en effet interrogations et remises en cause. Ce qui amène pour aujourd'hui et pour demain (années 2009-2010 et suivantes) à repenser profondément la guerre technologique en se souvenant que la guerre est d'abord et surtout dominée par des facteurs humains. Oui, " la guerre technologique en débat(s) ". Cet ouvrage reprend pour l'essentiel les communications sur ce thème au colloque des 4-5 mai 2009 à l'Ecole Militaire à Paris, avec les meilleurs experts français et européens.
Cet ouvrage rassemble l'essentiel des communications du colloque qui s'est tenu à l'Assemblée nationale à Paris, le 8 décembre 2014, autour de cette interrogation : notre monde est-il au bord du gouffre ? Pour cette publication, le regard initial du colloque qui était avant tout "géo-stratégique" a été élargi, en le complétant par une vision plus "géo-économique" pour tenter de donner ainsi une réponse plus complète et plus assurée encore. Le propos de cet ouvrage cherche à convaincre que le monde des années 2010-2015 n'est plus — à supposer qu'il le fût dans les années 1990-2000 — le monde de la " mondialisation heureuse " (Alain Minc), marquée par la " fin de l'histoire " (Francis Fukuyama), mais le monde de la mondialisation " dure " scandée par le retour de l'histoire pleine de bruit et de fureur qui frappe à nouveau à nos portes. La réalité de la décennie 2010 est en effet — et les qualificatifs très concordants se pressent pour la définir — celle d'un monde de krachs et de crises, de dangers et de conflits, de désorganisation et de chaos, d'incertitude et d'instabilité... Sans doute — pour dire les choses au plus près et au plus juste à l'heure où les nuages noirs s'amoncellent — un monde de désordres. Avec la dualité et la dialectique : décomposition / recomposition, désordre / recherche de l'ordre, demain par le Progrès et la Paix, mais aussi par la Puissance et la Guerre, qui ne cesse de rôder autour de nos sociétés humaines.
Le 25 novembre 1999, à l'Assemblée Nationale à Paris, le Club "Participation et Progrès", animé par Pierre Pascallon, a organisé un colloque sur "Les Transmissions Militaires", dont cet ouvrage rassemble les actes. Il n'y a pas lieu de s'étonner du choix de ce dernier thème compte tenu des deux colloques "techniques" précédents : "La Guerre Electronique" et "Les Armes Intelligentes" (1998) qui avaient déjà amené à aborder ce sujet. Impossible désormais d'ignorer que les guerres d'aujourd'hui, et plus encore celles de demain, sont et seront toujours plus des "guerres de l'information" avec, au coeur de tous ces engagements, les Transmissions. C'est dire — la maîtrise de l'information étant devenue un enjeu majeur — l'intérêt et l'actualité qu'il y a à s'arrêter sur les "Trans- missions Militaires", arme en constante évolution et modernisation, arme centrale, majeure, "arme qui unit les armes". C'est dire aussi, de façon plus générale, l'intérêt et l'actualité qu'il y a à réfléchir au plus près sur ce que l'on appelle désormais la fonction "Système d'Information et de Communication" (SIC), avec ses exigences de rapidité et d'interopérabilité optimale, de fiabilité et de sécurité pour apporter sa part — prépondérante — aux succès militaires de nos armes.
Notre monde est-il au bord du gouffre ? " interrogeait notre réflexion collective de 2016. On a pu montrer dans la réponse à cette question (L'Harmattan 2016) que le monde des années 2010-2015 n'était plus déjà en effet — à supposer qu'il le fut dans les années 1990-2000 — le monde de " la mondialisation heureuse " (A. Mine) marqué par " la fin de l'Histoire " (F. Fukuyama), mais le monde d'une " mondialisation dure u, scandé par le retour des bourrasques de l'Histoire, un monde plein de bruit et de désordres profonds et multiformes. Force est de reconnaître que ces dernières années 2016-2018 ont confirmé voire accusé ce désordre grandissant du monde : on en vient à parler on le sait de " l'affolement du monde " (Th. Gomart). On ne s'étonnera donc pas que dans ce contexte, à l'heure du basculement et du redéploiement des cartes de la puissance mondiale, l'Union européenne nous montre aujourd'hui le visage d'un vieux continent en plein doute, en pleine incertitude... qui doit donc remettre au centre du débat sur la construction européenne le problème du contenu et des finalités, demain, à l'horizon 2030-35, du projet européen. Tel est l'objectif poursuivi par cet ouvrage indispensable à quelques encablures des élections européennes, le 26 mai 2019.
Le club Participation et Progrès s'est intéressé à plein, dans les années 1990, aux modifications introduites dans la conscription par Jacques Chirac, avec la suspension de l'appel sous les drapeaux des jeunes Français en 1997. Nous avons, dans la décennie 2000 et plus spécialement à l'heure de l'élection présidentielle de 2007, participé très activement à tous les débats sur les dispositifs "service civil volontaire"... s'attachant à combler le grand vide occasionné par la suspension du service national. Nulle surprise donc de retrouver ce problème central, complexe du service national dans les années 2010, en lien notamment avec la protection de la nation contre le terrorisme international, devenu de plus en plus endogène et insaisissable. Nous ne pouvions, en effet, rester à l'écart du débat qui s'est imposé à nouveau sur ces questions de service national et de terrorisme à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017. Tel fut l'objet de la table ronde organisée à l'Ecole militaire, à Paris, le 12 février 2018, autour de l'interrogation : "Faut-il recréer un service national ? ". Cet ouvrage, qui reprend les communications de cette table ronde, est indispensable pour toutes celles et tous ceux voulant suivre en pleine conscience la mise en place effective du service national universel (SNU) lancé par le Conseil des ministres du 27 juin 2018.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.