Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Consommations et Sociétés N° 2 : L'alimentation au travail
Monjaret Anne
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782747523707
La vie quotidienne d'un salarié ne se réduit pas aux seules tâches professionnelles. Sa journée est jalonnée de pause, officielles ou officieuses, légales ou tolérées, parfois interdites dont un certain nombre implique la consommation de nourriture. En effet, nous mangeons et buvons aussi au travail. D'ailleurs nous mangeons pour travailler et travaillons pour manger. Ces activités sont à la base de la production et la reproduction sociales. Déjeuners, pauses-café, grignotages, "pots" sont autant de moments, partagés ou solitaires, ordinaires ou extraordinaires qui se déroulent dans des lieux multiples : cantines, coins-distributeur, ateliers ou bureaux. Mal connues historiquement et sociologiquement, peu visibles dans leur variété, ces pratiques alimentaires remplissent pourtant des fonctions sociales et symboliques essentielles au sein des établissements des secteurs secondaire et tertiaire. Elles participent notamment à la construction des identités professionnelles. Plus que jamais, à l'heure de la Réduction du Temps de Travail et des nouveaux aménagements d'horaires, les entreprises doivent tenir compte, dans leur fonctionnement, de l'articulation des sphères privées, domestiques et professionnelles.
Résumé : Si, longtemps, l'anthropologie de l'Europe s'est penchée sur la question des identités nationales, de la mosaïque culturelle, des dynamiques religieuses et de la place dans le monde de ces différents phénomènes, la construction de l'Union Européenne a suscité de nouvelles recherches sur la circulation des hommes et des objets, sur les frontières, ainsi que sur les institutions européennes. Dans ce contexte, Mairead Nic Craith notait que la citoyenneté est un concept aveugle aux questions culturelles chères aux anthropologues. Et l'on peut remarquer en miroir que l'ancienne obsession des anthropologues pour les spécificités culturelles historiques (régionales et nationales) les a rendus également aveugles aux constantes politiques, sociales et économiques de la vie des citoyens de l'Union Européenne du XXIe siècle et aux écarts qui se sont creusés entre la vie de ses citoyens et celle des autres Européens et extra-Européens à ses portes. Comme les crises qu'a traversées l'Union Européenne récemment (la gestion des réfugiés, le terrorisme ou le Brexit) le montrent, l'UE est devenue une évidence sousquestionnée, une unité qui va de soi et n'est interrogée que lorsqu'elle est remise en cause, contestée et niée. Dans ce registre, les questions de migrations et de gestion du multiculturalisme au sein des pays de l'UE, ont occupé l'essentiel des recherches, quand les contestations les plus fortes au sein de l'UE (autour du vote de la constitution européenne, par exemple) sont dues à l'incertitude d'une Europe sociale, qui se voudrait héritière des Etatsprovidence d'après-guerre. Quelle est donc la physionomie de cette Europe 25 années après le traité de Maastricht ? Et quelles ethnographies peut-on en proposer ?
Résumé : Ethnologie française a 50 ans. A l'occasion de cet anniversaire, la revue est racontée en 53 mots ? sans doute pour des années qui comptent double. Les membres du comité de rédaction, éditrices et anciens collaborateurs de la revue ont choisi de le célébrer de façon toute personnelle. Pour certains, ce sera la déclinaison de quelques motifs d'attachement qui peuvent être des objets ou des démarches intellectuelles, mais aussi des lieux ou des situations. D'autres ont livré quelques " secrets " de fabrication : la manière dont un numéro se construit, se traduit, se corrige, etc. D'autres encore ont souligné la façon dont la revue s'emparait de vastes questions mais reposait pour cela sur beaucoup de " petits riens ". Loin du format et du ton académiques de la revue, dans un style très libre qui tient l'article à distance pour mieux permettre un retour affecté sur soi, cette livraison spéciale offrira de quoi sillonner entre " Anniversaire " et " Verbe " en passant, au gré de son humeur, par " Bureau ", " Grand Oral ", " Poème ", " Refus " ou " Classé X ". En somme un joli abécédaire qui est aussi un spicilège de ce qui fait l'identité de la revue.
Résumé : Alors que les exemples de reconstructions imaginaires de pays perdus sont nombreux en littérature et en peinture, le regard ethnologique permet lui aussi de révéler les multiples façons de se souvenir, de garder avec soi ce lieu "originel". Les "pays perdus" dont il est question ici sont des villages ou des villes du pourtour méditerranéen dont les images se diffusent bien au-delà, en suivant des mouvements migratoires plus globalisés : lieux de la Retirada de l'Espagne franquiste, de la Kabylie algérienne, de la frontière franco-italienne, de la Provence, de l'Italie napolitaine, de la Grèce insulaire (Rhodes) ou de l'Albanie. Les migrants qui cherchent à garder le contact avec leur "pays" habitent aujourd'hui aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en Israël, en Algérie urbaine, ou dans les pays de l'Europe occidentale. Les articles de ce numéro mettent en perspective les manières concrètes de reconstruire le pays quitté et montrent comment les migrants gardent le contact avec lui. Les supports de la mémoire mobilisent l'un des cinq sens, mais s'appuient aussi sur des réalisations concrètes et des récits qui rendent le souvenir présent et permettent des actions collectives. Les textes analysent aussi les différents usages sociaux et culturels de la nostalgie, tant la mobilisation du passé alimente les discours politiques, aide à la transmission de la mémoire, permet d'affirmer une identité de groupe et de construire celles des individus. L'expérience de la migration, de l'exode, de la déportation ou de la mobilité, malgré l'hétérogénéité des violences ressenties, implique toujours un sentiment de perte, comme l'a montré Abdelmalek Sayad, et un processus de reconstruction complexe du pays quitté, à la fois imaginaire et matérielle, sensible et poétique. S'il est possible de concevoir ces pratiques comme la quête nostalgique des racines, il est peut être plus fécond d'y voir une volonté positive qui donne du sens au présent et à l'histoire.
Ce manuel, premier du genre en France, a pour vocation de poser des jalons pour une anthropologie du travail, champ en constitution. Sans être exhaustif, il propose un large tour d'horizon des thématiques et des analyses anthropologiques françaises et internationales sur le travail. Il tend à montrer comment l'anthropologie peut se saisir de cet objet de recherche et donne par là même les moyens de s'interroger sur la place et le sens du travail sous ses diverses formes dans le quotidien de tout un chacun, ici et ailleurs. C'est pourquoi les six chapitres qui le composent permettent de suivre le cheminement d'individus, hommes et femmes, tout au long de leur vie, et de saisir leur manière d'apprendre, de dire et de faire leur travail ou de faire avec leur travail, d'occuper les espaces professionnels, de circuler sur des territoires, d'articuler travail et hors travail, de lutter pour leur emploi, de se réinsérer et de ne pas oublier ces mondes du travail. Au-delà de ces multiples thématiques, ce sont les cultures et les frontières du travail qui sont questionnées. L'anthropologie du travail apparaît alors comme un champ réflexif et engagé, impliqué dans une discipline et dans la cité.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.