Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ethnologie française N° 1, janvier 2021 : 50 ans en 50 mots (et un peu plus)
Monjaret Anne
PUF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782130823223
Ethnologie française a 50 ans. A l'occasion de cet anniversaire, la revue est racontée en 53 mots ? sans doute pour des années qui comptent double. Les membres du comité de rédaction, éditrices et anciens collaborateurs de la revue ont choisi de le célébrer de façon toute personnelle. Pour certains, ce sera la déclinaison de quelques motifs d'attachement qui peuvent être des objets ou des démarches intellectuelles, mais aussi des lieux ou des situations. D'autres ont livré quelques " secrets " de fabrication : la manière dont un numéro se construit, se traduit, se corrige, etc. D'autres encore ont souligné la façon dont la revue s'emparait de vastes questions mais reposait pour cela sur beaucoup de " petits riens ". Loin du format et du ton académiques de la revue, dans un style très libre qui tient l'article à distance pour mieux permettre un retour affecté sur soi, cette livraison spéciale offrira de quoi sillonner entre " Anniversaire " et " Verbe " en passant, au gré de son humeur, par " Bureau ", " Grand Oral ", " Poème ", " Refus " ou " Classé X ". En somme un joli abécédaire qui est aussi un spicilège de ce qui fait l'identité de la revue.
Etudier les "carrières" n'est, en somme, pas très nouveau, demander à des collègues de revenir sur leur propre carrière en ethnologie et sociologie l'est sans doute davantage. Cet ouvrage réunit les textes de quatorze enseignants-chercheurs et chercheurs, tous ethnographes, attachés à des "terrains" en France ou à l'étranger. Ils et elles ont eu toute latitude pour se raconter, présenter leur parcours professionnel, ce qui fait l'originalité de ce collectif. De cette liberté de narration émergent les modalités personnelles d'une présentation de soi. Ainsi, nous saisissons la variété des manières de "faire carrière", de s'engager, certes dans une profession mais surtout dans une discipline. L'engagement ethnographique en ethnologie comme en sociologie passe par un attachement à une méthode voire à une démarche. Cet ouvrage collectif qui s'adresse à la fois à un public d'enseignants et d'étudiants permet d'observer une discipline en train de se faire ; il donne accès aux coulisses du métier de chercheur, de la pratique savante, de la construction des savoirs associés à des courants de pensée, inscrits dans des institutions ou des réseaux, etc. , confortant l'intérêt de la notion de carrière, entendue comme processus. Il montre aussi comment la recherche en ethnologie et sociologie se transforme depuis les années 1970 au gré des affinités intellectuelles, des mutations institutionnelles...
Résumé : Hier, la fermeture des mines, des industries textiles du Nord et des sites des bassins houillers de Lorraine annonçait une crise, le déclin d'activités industrielles, et plus sûrement encore une mutation économique. Aujourd'hui encore, des établissements ferment ou sont délocalisés, dans le secteur privé comme dans le secteur publie : des usines comme Renault, Cellatex, Mossley, Levi's ; les Folies-Bergère ; la bourse au Palais Brongniart ; des hôpitaux comme Boucicaut, Laennec, Broussais, Hôpital européen Georges-Pompidou ; des musées comme le Musée national d'Art d'Afrique et d'Océanie. Mais que se passe-t-il vraiment quand se ferme un lieu de travail ? C'est ce à quoi cherche à répondre ce numéro, qui vise à mettre en lumière le processus à l'?uvre : accompagner de plans sociaux, occuper les usines, faire la grève, clore par des rituels, des fêtes et des contre-fêtes, écrire et mettre en scène, donner une valeur patrimoniale à ces lieux de vie. Ces actions semblent opérer comme un remède qui fait oublier, se souvenir, sortir du silence, reconstruire son identité. Paroles et images restent parfois les seules traces après la fermeture des sites qui sont tantôt rachetés, tantôt laissés à l'abandon ou détruits, devenant ainsi les supports du mythe d'un âge d'or. Les fermetures ne sont donc pas uniquement synonymes de disparitions ; elles renvoient aussi à des ouvertures, à des créations : le " nouveau " fait écho à l'" ancien ", le présent s'élabore sur le passé.
Ce manuel, premier du genre en France, a pour vocation de poser des jalons pour une anthropologie du travail, champ en constitution. Sans être exhaustif, il propose un large tour d'horizon des thématiques et des analyses anthropologiques françaises et internationales sur le travail. Il tend à montrer comment l'anthropologie peut se saisir de cet objet de recherche et donne par là même les moyens de s'interroger sur la place et le sens du travail sous ses diverses formes dans le quotidien de tout un chacun, ici et ailleurs. C'est pourquoi les six chapitres qui le composent permettent de suivre le cheminement d'individus, hommes et femmes, tout au long de leur vie, et de saisir leur manière d'apprendre, de dire et de faire leur travail ou de faire avec leur travail, d'occuper les espaces professionnels, de circuler sur des territoires, d'articuler travail et hors travail, de lutter pour leur emploi, de se réinsérer et de ne pas oublier ces mondes du travail. Au-delà de ces multiples thématiques, ce sont les cultures et les frontières du travail qui sont questionnées. L'anthropologie du travail apparaît alors comme un champ réflexif et engagé, impliqué dans une discipline et dans la cité.
La vie quotidienne d'un salarié ne se réduit pas aux seules tâches professionnelles. Sa journée est jalonnée de pause, officielles ou officieuses, légales ou tolérées, parfois interdites dont un certain nombre implique la consommation de nourriture. En effet, nous mangeons et buvons aussi au travail. D'ailleurs nous mangeons pour travailler et travaillons pour manger. Ces activités sont à la base de la production et la reproduction sociales. Déjeuners, pauses-café, grignotages, "pots" sont autant de moments, partagés ou solitaires, ordinaires ou extraordinaires qui se déroulent dans des lieux multiples : cantines, coins-distributeur, ateliers ou bureaux. Mal connues historiquement et sociologiquement, peu visibles dans leur variété, ces pratiques alimentaires remplissent pourtant des fonctions sociales et symboliques essentielles au sein des établissements des secteurs secondaire et tertiaire. Elles participent notamment à la construction des identités professionnelles. Plus que jamais, à l'heure de la Réduction du Temps de Travail et des nouveaux aménagements d'horaires, les entreprises doivent tenir compte, dans leur fonctionnement, de l'articulation des sphères privées, domestiques et professionnelles.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».