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Echanges, marché et marchandisation
Guillemin Hervé ; Barrère Christian ; Berta Nathal
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296058071
Cet ouvrage est une contribution aux débats autour du concept de marché, cette institution qui conditionne de plus en plus la vie quotidienne de l'humanité. Trois grandes questions, largement imbriquées, se posent: La première est celle de la nature du marché. Comment peut-on aborder ou essayer de définir le marché? Nous verrons que la définition du marché peut difficilement rester dans une approche naturaliste et universaliste. La seconde question renvoie à la place que le marché et les échanges marchands occupent ou doivent occuper dans la société. Le problème sera abordé tout d'abord sous l'angle de la relation entre le marché et la morale, puis la question de la place du marché sera posée sous un angle politique. La troisième question est celle de l'espace du marché. L'une des grandes caractéristiques de notre époque est l'extension du territoire du marché. D'une manière générale mais avec des différences nationales assez marquées, il ressort que les échanges marchands s'installent dans des domaines de la vie des hommes où leur rôle était auparavant mineur voire inexistant. Biographie: Hervé Guillemin dirige le laboratoire HERMES, composante d'OMI (Organisations Marchandes et Institutions), le Centre de recherche en Economie de l'Université de Reims Champagne Ardenne.
Si le marché fonctionnait convenablement (transparence, liberté d'agir, choix multiples et conscients. etc.) pourrait-il améliorer (ou même dans certains pays, créer) les pratiques démocratiques ? Les auteurs de ce volume discutent les conditions et les expressions d'une " prise de parole publique " et d'un système politiquement diversifié. Ce livre rassemble les textes qui éclairent la relation entre économie et démocratie à partir d'illustrations contemporaines : le développement, l'environnement. la mondialisation, les relations dans l'entreprise, la science et les nouvelles technologies et aussi les alternatives possibles. Il s'agit du second volume de Économie et Démocratie. Le premier volume, Les théories économiques et la politique examine la relation sous ses aspects théoriques et historiques en interrogeant, notamment, les grands auteurs. Toutes ces questions intéresseront aussi bien les étudiants et chercheurs en économie, sociologie, histoire, droit et philosophie politique, que tous ceux qui s'interrogent sur le sens des mutations économiques et politiques.
La politique reflète l'économie, l'économie façonne la politique. pensée économique est formée dans un contexte historique et politique donné. Liberté économique et liberté politique ont-elles le même sens aujourd'hui qu'au cours des XVIIIe et XIXe siècles ? iront-elles la même signification dans les années, les siècles à venir ? Ce volume rassemble les textes qui abordent des questions fondamentales : comment l'articulation économie et démocratie a-t-elle évolué au cours de l'histoire ? Y a-t-il différentes sortes de libéralisme économique ? Quelles sont les réponses apportées par les grands auteurs : Smith, Condorcet, Walras, Hayek, Schumpeter, etc. ? Il s'agit du premier volume de Economie et Démocratie. Le second volume, La démocratie et le marché, est axé sur la relation entre économie et démocratie à partir de problèmes contemporains, particulier la mondialisation. Toutes ces questions intéresseront aussi bien les étudiants et chercheurs en économie, sociologie, histoire, droit et philosophie politique, que tous ceux qui s'interrogent sur le sens des mutations économiques et politiques.
Depuis que je suis parti de la maison de santé mon état ne s'est pas amélioré. J'ai essayé toutes choses : travail, exercices divers, repos, ce travail du cerveau est toujours là, élancement, persécutions, craquements, coups, ronflements, insomnies m'enlevant l'aptitude au travail... Or je n'ai pas de situation personnelle et il m'est impossible en cet état de gagner ma vie. Comme vous m'avez conseillé monsieur le docteur de m'adresser à mon député pour un secours, je viens d'être forcé de le faire. Il trouve ma demande parfaitement justifiée et me demande de produire un certificat médical attestant mon état nerveux d'origine de guerre." Le caporal Daniel D. écrit ces mots en août 1917 au médecin-chef de l'asile d'Alençon. De l'homme de troupe jusqu'à l'officier, ils sont des milliers à souffrir de troubles du comportement ou à revenir délirants du front. Comment interpréter et prendre en charge cette vague inédite de symptômes variés ? Ces hommes dont certains passent en conseil de guerre et d'autres échouent à l'asile sont-ils des déserteurs, des victimes de l'artillerie moderne ou bien des malades mentaux ? La guerre peut-elle vraiment rendre fou ? Se fondant sur des documents inédits, puisés dans les archives des établissements psychiatriques, Hervé Guillemain et Stéphane Tison font entendre la voix de ceux qui furent brisés par la guerre, les difficultés des familles et la difficile reconnaissance de ce que l'on nomme aujourd'hui le traumatisme de guerre. Des récits vrais, bouleversants dans leur simplicité et leur sobriété, rythment l'enquête. Ils montrent l'ampleur du défi auquel furent confrontés psychiatres et militaires.
L'avènement de la médecine dite personnalisée, de l'intelligence artificielle et de ses dispositifs algorithmiques ont reconfiguré la notion de données médicales, mais aussi les modalités concrètes de la relation thérapeutique que ce numéro repense dans un temps long (XVIIe-XXIe siècle). De nos jours, le paradigme du grand nombre (big data) entraîne un renouvellement des représentations médicales du corps et de la relation thérapeutique. L'avènement de la médecine dite personnalisée, de l'intelligence artificielle et de ses dispositifs algorithmiques s'accompagne de nouveaux imaginaires et rhétoriques soignants. Ces dernières déploient un discours prophétique sur les découvertes scientifiques à venir, sur la capacité des sciences à repousser les maladies et même la mort, à renforcer et normaliser les corps ; l'idée d'une médecine toute puissante, en somme. La "vérité" des corps et la résolution de leurs troubles ne se trouveraient que dans ce qui est pensé comme une double objectivation : traitement de données quantitativement nombreuses et réalisation de l'exercice par une machine non douée d'affects. Ce numéro revient sur ces rhétoriques médicales, saisissant ces promesses intellectuelles et techniques dans le temps long, en les articulant aux relations thérapeutiques qu'elles induisent. Il enquête sur les césures que génère l'émergence des données médicales en grand nombre, comme sur les très fortes permanences de l'idée d'un "progrès" nécessairement obtenu par une mise à distance de la médiation humaine, pour saisir les corps et leurs pathologies.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.