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Autoportrait
Wou-ki Zao ; Marquet Françoise ; Villepin Dominiqu
PLURIEL
11,05 €
Épuisé
EAN :9782818506899
Né à Pékin dans une famille de grands lettrés chinois, Zao Wou-Ki quitte la Chine d'avant Mao Zedong, après une formation dans la plus grande école des Beaux-Arts du pays où il a aussi été professeur. En 1948, il s'installe pour deux ans à Paris afin d'étudier la peinture française. Il noue à Montparnasse et à Saint-Germain-des-Prés des amitiés indéfectibles et participe ainsi à l'effervescence artistique de l'après-guerre. La découverte de l'abstract painting à New York en 1957 le conforte dans le choix d'une abstraction où se mêlent sa connaissance de la grande peinture chinoise et la liberté du geste désormais acquise. En raison de la prise de pouvoir de Mao, il ne peut revenir en Chine qu'en 1972 et y retourne fréquemment jusqu'en 2008. Cette autobiographie, écrite avec son épouse Françoise Marquet, témoigne de l'inébranlable volonté et plaisir de peindre de Zao Wou-Ki, de ses rencontres artistiques et amitiés exceptionnelles. Elle retrace un chemin créateur hors du commun où se mêlent les influences des abstractions européenne et américaine. Reconnu par la Chine comme leur grand peintre du xxe siècle, Zao Wou-Ki apporte aux jeunes générations d'artistes l'espoir de faire dialoguer les cultures chinoise et occidentale. Complément biographique de Yann Hendgen Postface inédite de Françoise Marquet
Résumé : Ce roman dont la traduction exigea quinze années de travail d'un des plus savants lettrés, M. Tchang Fou-jouei, est considéré par Lou Siun comme le plus réussi des romans satiriques de son pays. On dirait aussi bien : l'un des plus réussis de la littérature universelle. Qui veut connaître la société chinoise d'avant la Révolution, c'est l'auteur de cette Chronique en vérité fort indiscrète des mandarins, Wou King-tseu (1701-1741), qu'il devra lire de toute urgence. Fils de mandarin, lettré lui-même mais qui refuse de se présenter au concours, aux épreuves du " vaste savoir " et des phrases symétriques, cet écrivain verveux, à la langue aussi peu conformiste que drolatiquement efficace, met au pilori toute la société de son temps (que par prudence indispensable il transpose dans la dynastie précédente). Plus de deux cent cinquante personnages apparaissent, disparaissent, non point marionnettes, car ce vrai romancier présente des humains complexes, mais qui font font font trois petits tours et puis à l'occasion s'en vont (selon l'une des grandes techniques du roman, qui agglutine les nouvelles). Maquereaux et putains, prêtres de toute robe, juges plus pourris que les bandits et voleurs qu'ils condamnent, concours dérisoires, mandarins prévaricateurs, bureaucratie plus inefficace encore que tyrannique, toute une société vermoulue, condamnée, grouille ici, fricote et fornique, sous l'?il implacable mais souriant de celui qu'on appelle souvent le Gogol chinois. Pourquoi ne pas dire de Gogol qu'il est le Wou King-tseu russe ? Car enfin, Gogol est postérieur à ce romancier qui ne cache rien des tares de l'empire mandchou, dont nos Jésuites célébraient alors les vertus, et la vertu...
René Char, comme aucun autre poète au XXe siècle, a mené avec les peintres une explorationcommune. Avec Lettera amorosa, Poésie/Gallimard a déjà porté témoignage de ce mouvementunique, maîtrisé, de création à deux. Avec L?Effilement du sac de jute, c?est une semblablealchimie qui est à l?oeuvre. Ce que souligne très précisément Dominique de Villepin dans sapréface: « Le poème est l?amour réalisé du désir demeuré désir. Acte et surgissement donttémoigne cette oeuvre qui s?offre ici à nos mains. Prenons l?affirmation de René Char à la lettre. Ici, il n?y a pas d?un côté des poèmes, de l?autre des peintures. Il y a un poème. Un désir commun et partagé, une amitié d?esprit qui se serait, comme par accident, déposée sur ces pages. Il n?y a rien d?éparpillé, il n?y a pas d?encres coulées et bues par le papier épais. Il n?y a pas de créations en regard. Il n?y a qu?une seule chimère de formes et de sens agglomérés qu?il convient non de regarder, ni même de contempler, mais d?accueillir. Son être en effet l?attend. Dans la rencontre d?un autre désir demeuré désir, que le lecteur lui porte d?un oeil rond. Ici, le désir de peinture d?un poète a rencontré le désir de poème d?un peintre. Zao Wou-Ki et René Char s?y entretiennent. L?un et l?autre ont exprimé souvent ces quêtes complémentaires, René Char avec Georges Braque, avec Joan Miró, avec Giacometti, avec Vieira da Silva et Zao Wou-Ki avec Henri Michaux, avec Yves Bonnefoy, avec Roger Caillois, exemples parmi tant d?autres. Des étincelles splendides se sont constellées dès avant cette brassée de tisons éclatants ».
Né à Pékin en 1921, dans une famille de grands lettrés chinois, Zao Wou-Ki passe son enfance à étudier la calligraphie, puis la peinture chinoise et occidentale à l'école des Beaux-Arts de Hang-Tcheou. Il vient à Paris en 1948 et s'installe à Montparnasse où il habite aujourd'hui, la France étant devenue son pays d'adoption. Cette autobiographie, écrite en collaboration avec son épouse Françoise Marquet, Conservateur au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, témoigne de son itinéraire de peintre, dès l'âge de quatorze ans, dans sa Chine natale, de ses rencontres exceptionnelles, notamment avec Henri Michaux, de ses amitiés parisiennes, et surtout de son inébranlable "plaisir de peindre" où se mêlent sa connaissance de la grande peinture chinoise et la découverte de l'abstraction que lui révéla le Paris des années cinquante.
Au début du VIIe siècle, un moine chinois, Hiuan Tsang, partit de Xi'an pour une invraisemblable randonnée en direction de l'Inde. Sa mission : trouver les écritures sacrées du bouddhisme. Le pèlerinage de Hiuan Tsang fut, pendant plusieurs siècles, à l'origine d'une multitude de légendes. Wou Tch'eng-en, qui vécut entre 1500 et 1582, les reprit à son compte dans ce célèbre roman où notre moine, rebaptisé Tripitaka, est flanqué de compagnons mythiques dont le malicieux Roi Singe. Le récit de sa quête est un mélange unique de beauté et d'absurde, de profondeur et de sottise ; le folklore, l'allégorie, la religion, l'histoire, la satire, la poésie, tout s'y rencontre. Un classique de la littérature chinoise.
Les douze récits qui constituent cet essai portent tous sur le secret de filiation. Ce sont des histoires vraies. On y voit le jeu des désirs qui se transmettent et s'affrontent, les forces inconscientes qui, à travers l'arbre généalogique, font et défont leurs faisceaux d'amour et de haine. Pourquoi tant de mensonges et tant de souffrances autour du secret ? On part ici à la recherche de dissimulations hideuses et de tromperies sordides, on découvre l'implacable répétition des incestes et des fautes, et on comprend les terreurs qui, dans l'obscurité féroce de la vie familiale, ont saisi les héros de ces histoires... Comme dans une enquête policière.
Professeur d?histoire contemporaine à l?Université de Paris-Sorbonne, spécialiste des relations internationales, membre de l?Institut, Georges-Henri Soutou est l?auteur de nombreux ouvrages.Le conflit Est-Ouest a dominé le monde depuis la Seconde guerre mondiale jusqu?à la chute du Mur de Berlin. Ce livre en retrace l?histoire et en corrige la vision parfois sommaire que nous en avons retenue. Ce fut un conflit global, tout à la fois idéologique, politique, militaire et même parfois territorial: car la « guerre froide » ouvrit aussi des fronts « chauds », même s?ils furent circonscrits. Elle ne dégénéra toutefois jamais en confrontation ouverte, et connut des moments d?accalmie prolongés, voire de détente. C?est que ce conflit n?a jamais visé à anéantir l?adversaire, mais à le contraindre à changer. En outre, le pacte conclut entre les grandes puissances au lendemain de la victoire sur l?Allemagne nazie fut un profond facteur de stabilité, en Europe notamment. L?effondrement interne de l?un des deux adversaires apporta une conclusion rapide et imprévue par chacun des acteurs à ce conflit.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de cinquante ans. Les relations Est-Ouest.1943-1990.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest, 1943-1990.
La reconstruction, le déplacement forcé de populations, la mémoire de l'Holocauste et du communisme, la guerre froide ont marqué l'Europe de l'après-guerre. L'historien décrit les évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles, à l'échelle du continent ou du pays, dans l'Europe de la seconde moitié du XXe siècle.
La Révolution française n'a pas duré dix ans, mais un siècle : c'est autour de cette idée novatrice qu'est bâtie cette magistrale synthèse en deux volets (1770-1814 et 1814-1880)et due à l'un des plus éminents spécialistes du sujet. Le premier tome s'attache à décrire et expliquer le séisme qui fit s'effondrer l'Ancien Régime. Le second tome fait de son onde de choc le moteur de toute la vie politique de la France du XIXe siècle qui n'en finit pas de "terminer la Révolution". Seule la victoire des républicains sur les monarchistes à la fin des années 1870 a donné à la France un régime conforme aux principes de 1789. Dans un style limpide, la complexité de l'événement et ses conséquences ultimes sont déroulées sur la longue durée, au fil d'un essai mêlant récit haletant des faits, portraits vivants des personnages-clés et analyse rigoureuse. D'accès aisé, cet ouvrage stimulant permet de mieux saisir la portée de cette rupture fondatrice, car comprendre la Révolution, c'est aussi comprendre les héritages de la France d'aujourd'hui. --Thomas Ferrier