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LICHTENBERG WITTGENSTEIN ET LA QUESTION DU SUJET
WINTERMEYER ROLF
SUP
26,00 €
Épuisé
EAN :9782840509011
Etincelle de la philosophie du langage moderne, Lichtenberg fait, le premier, apparaître que nous sommes toujours en train de parler déjà quand nous nous mettons à raisonner sur le langage. Wittgenstein cherche à appréhender ce qui, dans le langage, est seul susceptible de fonctionner et ce qui ne l'est pas. Le dialogue entre ces deux auteurs si éloignés dans le temps est susceptible d'éclairer d'une lumière nouvelle l'oeuvre de Wittgenstein. Etincelle de la philosophie du langage moderne, Lichtenberg fait, le premier, apparaître que nous sommes toujours en train de parler déjà quand nous nous mettons à raisonner sur le langage. Nous ne pouvons sortir du langage avec le langage. La théorie ascétique et entièrement descriptive de Wittgenstein constitue une mise en application systématique de la maxime de Lichtenberg : "Toute notre philosophie est rectification de l'usage linguistique". Wittgenstein cherche à appréhender ce qui, dans le langage, est seul susceptible de fonctionner (d'avoir du sens ou une utilisation concrète) et ce qui ne l'est pas. Le sujet n'est pas à proprement parler éliminé. Or si l'on se limite à ce qui est seul possible et sensé dans l'utilisation du langage, les problèmes posés par les prérogatives du sujet s'éteindraient d'eux-mêmes. Lichtenberg, en revanche, parvient à relier la mise au centre du sujet de l'expérience, caractéristique de son époque, à une approche non pas affirmative, mais performative, expérimentale et mouvante du sujet. Le dialogue entre ces deux auteurs si éloignés dans le temps est susceptible d'éclairer d'une lumière nouvelle l'oeuvre de Wittgenstein, voire d'aider à mettre à distance les impasses et dualismes coutumiers : holisme et individualisme, langage privé et public, subjectif et intersubjectif, structure et rythme, identité et éclatement, profondeur et surface, explication causale et explication par l'usage ou par le jeu qui est déjà en cours...
Pascal Hintermeyer, 47 ans, dirige depuis 1996 l'Institut de sociologie de l'université Marc-Bloch de Strasbourg. Il a publié en 1981 Politiques de la mort (Payot), participé en 1994 à Un voile sur l'amour - Enquête sur les jeunes face au sida (Presses universitaires de Strasbourg). Il est l'un des meilleurs spécialistes français de l'approche sociologique des questions touchant au rapport à la mort.
Michel Foucault continue à marquer des pans entiers de la pensée contemporaine en apparaissant comme un penseur à multiples facettes, qui se joue des frontières, bouscule les clivages établis, évolue sans cesse, surgit là où on ne l'attendait pas, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives. Depuis sa mort, en 1984, son influence épistémologique, géographique et culturelle n'a cessé de croître. Pour expliquer son rayonnement international, on insiste souvent sur son succès aux Etats-Unis. Nous nous intéressons ici à sa réception dans plusieurs aires culturelles européennes et au positionnement de son oeuvre par rapport à divers auteurs (Lacan, Habermas, Weber, etc.). L'influence exercée par Foucault post mortem à travers la diffusion de toute une terminologie issue de ses travaux est un signe de cette empreinte durable : assujettissement, panoptisme, dispositifs, biopolitique. Ainsi se dessine un portrait de Foucault à la fois cohérent et divers. Cohérent dans son refus des essentialismes et des téléologies, dans sa volonté de transcender les divisions instituées. Divers dans ses talents, ses combats, ses initiatives.
Ce livre est une analyse polémologique fondée sur une approche multidisciplinaire et une culture de la sociologie politique dont les suggestions, comme la ritualisation de la guerre, la martyrologie, les mythes, la question de l'honneur et du prestige, et la dimension sacrificielle des stratégies, conduisent, à la fois, à l'examen exploratoire de la dynamique guerrière et à une réflexion approfondie des conflits armés dans le système international contemporain. L'auteur parle également du statut onirique du lien social, une hypothèse inspirée par Gaston Bouthoul. Il souligne la pertinence de "l'imaginaire collectif" dans l'analyse de la bellicité, telle que développée par Castoriadis dans L'Institution imaginaire de la société, et présente les dimensions sur lesquelles se construisent la mobilisation guerrière, le courage et l'ardeur du combattant, à savoir : la dimension sacrificielle qui symbolise la force et la mise à mort et traduit le degré de dévouement des hommes, et la dimension dualiste, qui traduit l'affrontement et à laquelle répond le phénomène de ritualisation des combattants. Bref, une perspective polémologique qui s'articule avec la dimension anthropologique et avec l'analyse actuelle des relations internationales, notamment dans les situations de troubles chroniques.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.