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Foucault post mortem en Europe
Hintermeyer Pascal
PU STRASBOURG
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868209276
Michel Foucault continue à marquer des pans entiers de la pensée contemporaine en apparaissant comme un penseur à multiples facettes, qui se joue des frontières, bouscule les clivages établis, évolue sans cesse, surgit là où on ne l'attendait pas, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives. Depuis sa mort, en 1984, son influence épistémologique, géographique et culturelle n'a cessé de croître. Pour expliquer son rayonnement international, on insiste souvent sur son succès aux Etats-Unis. Nous nous intéressons ici à sa réception dans plusieurs aires culturelles européennes et au positionnement de son oeuvre par rapport à divers auteurs (Lacan, Habermas, Weber, etc.). L'influence exercée par Foucault post mortem à travers la diffusion de toute une terminologie issue de ses travaux est un signe de cette empreinte durable : assujettissement, panoptisme, dispositifs, biopolitique. Ainsi se dessine un portrait de Foucault à la fois cohérent et divers. Cohérent dans son refus des essentialismes et des téléologies, dans sa volonté de transcender les divisions instituées. Divers dans ses talents, ses combats, ses initiatives.
Diasio Nicoletta ; Hamman Philippe ; Hintermeyer P
De la même manière qu'il existe une sociologie politique et une sociologie économique [... ], il y a une sociologie de la santé dans la mesure où le système sanitaire, la médecine et les questions de santé exercent une influence très forte sur un secteur entier de l'activité humaine et sur les comportements sociaux. L'émergence de la sociologie de la santé est ainsi fortement liée à l'apparition de questions concrètes que la société pose aujourd'hui à divers spécialistes, et notamment au sociologue, en matière de santé. L'extension des techniques et des sciences médicales, la spécialisation incessante de la médecine, l'essor des organisations de soins, le développement des besoins de santé, toutes ces transformations qui ont entraîné une croissance très forte des coûts et induisent des choix souvent difficiles à tous les niveaux du système social ont brisé l'espoir que les professionnels de santé résoudraient d'euxmêmes les problèmes sanitaires. Il en résulte qu'on fait de plus en plus appel, à côté d'économistes et de gestionnaires, de juristes, de psychologues, etc. , à des sociologues" . François Steudler, "Genèse et développement de la sociologie de la santé" , Schweizerische Zeitschrift für Soziologie / Revue suisse de sociologie, 18 (2), 1992, p. 280-281.
Pascal Hintermeyer, 47 ans, dirige depuis 1996 l'Institut de sociologie de l'université Marc-Bloch de Strasbourg. Il a publié en 1981 Politiques de la mort (Payot), participé en 1994 à Un voile sur l'amour - Enquête sur les jeunes face au sida (Presses universitaires de Strasbourg). Il est l'un des meilleurs spécialistes français de l'approche sociologique des questions touchant au rapport à la mort.
Etincelle de la philosophie du langage moderne, Lichtenberg fait, le premier, apparaître que nous sommes toujours en train de parler déjà quand nous nous mettons à raisonner sur le langage. Wittgenstein cherche à appréhender ce qui, dans le langage, est seul susceptible de fonctionner et ce qui ne l'est pas. Le dialogue entre ces deux auteurs si éloignés dans le temps est susceptible d'éclairer d'une lumière nouvelle l'oeuvre de Wittgenstein. Etincelle de la philosophie du langage moderne, Lichtenberg fait, le premier, apparaître que nous sommes toujours en train de parler déjà quand nous nous mettons à raisonner sur le langage. Nous ne pouvons sortir du langage avec le langage. La théorie ascétique et entièrement descriptive de Wittgenstein constitue une mise en application systématique de la maxime de Lichtenberg : "Toute notre philosophie est rectification de l'usage linguistique". Wittgenstein cherche à appréhender ce qui, dans le langage, est seul susceptible de fonctionner (d'avoir du sens ou une utilisation concrète) et ce qui ne l'est pas. Le sujet n'est pas à proprement parler éliminé. Or si l'on se limite à ce qui est seul possible et sensé dans l'utilisation du langage, les problèmes posés par les prérogatives du sujet s'éteindraient d'eux-mêmes. Lichtenberg, en revanche, parvient à relier la mise au centre du sujet de l'expérience, caractéristique de son époque, à une approche non pas affirmative, mais performative, expérimentale et mouvante du sujet. Le dialogue entre ces deux auteurs si éloignés dans le temps est susceptible d'éclairer d'une lumière nouvelle l'oeuvre de Wittgenstein, voire d'aider à mettre à distance les impasses et dualismes coutumiers : holisme et individualisme, langage privé et public, subjectif et intersubjectif, structure et rythme, identité et éclatement, profondeur et surface, explication causale et explication par l'usage ou par le jeu qui est déjà en cours...
Ce n'est que dans les années 1970 que les portes de l'île de Sumba, en Indonésie, se sont entrouvertes aux anthropologues occidentaux, captivés par la survivance de ses traditions mégalithiques. Toute la culture de l'île est enracinée dans un système de croyances, l'Agama Marapu, consistant à maintenir des relations harmonieuses entre les êtres humains, les esprits de leurs ancêtres et l'univers. Traditions, coutumes et croyances sont ainsi évoquées dans cet ouvrage à travers des centaines d'objets sacrés et utilitaires, collectés par Véronique P. ?Martellière et Thomas Hunterseer.