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Le Mystère du Christ . Contre Apollinaire (IVe siècle), le défi d'un Dieu fait homme
Winling Raymond
MIGNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782908587517
En réaction contre l'arianisme, le concile de Nicée (325) avait défini la pleine divinité du Fils " consubstantiel au Père ". Les turbulences provoquées par la question trinitaire ne s'étaient pas encore calmées qu'un nouveau défi fut lancé, cette fois-ci dans le domaine de la christologie. Apollinaire, évêque de Laodicée en Syrie, se demandait comment s'effectue en Jésus-Christ l'union entre le Logos, vrai Dieu, et l'humanité assumée au moment de l'Incarnation. À cette question fort pertinente, Apollinaire apportait une réponse nettement insuffisante. D'après lui, le Logos a assumé un corps et une âme non douée de nous (raison), le Logos lui-même tenant lieu de nous. Devant le succès de cette conception qui mutilait l'humanité du Christ, des théologiens aussi éminents qu'Athanase et Grégoire de Nysse s'efforcèrent d'éclaircir le débat dans un sens conforme à l'orthodoxie. La crise apollinariste fut à l'origine d'un approfondissement décisif du mystère du Christ et contribua à préparer la formule du concile de Chalcédoine (451), selon laquelle Jésus-Christ est homme parfait et Dieu parfait, l'humanité et la divinité se rencontrant en une seule personne. Les textes que nous présentons ici en traduction française fournissent au lecteur les principales pièces du dossier de cette crise : Athanase, Lettre à Epictète ; Pseudo-Athanase, De l'Incarnation contre Apollinaire ; Grégoire de Nysse, Réfutation de l'Apodeixis d'Apollinaire.
Dupleix André ; Maraval Pierre ; Winling Raymond ;
Le terme de catéchèse produit en moi une grande frayeur, et à très juste titre. En effet, je considère en moi-même, non pas tant ce qu'il faut dire, que ce qu'il faut taire; et je ne me fierai pas à tes oreilles nouvelles, qui ne sont pas exercées à l'audition des dogmes divins et qui " ont encore besoin de lait et non d'une nourriture solide ", ainsi que le dit le sage Paul. C'est pourquoi, en effet, cette sorte même d'enseignement est dite catéchèse, ou résonance; car elle habitue les oreilles mêmes des auditeurs par une sonnerie, c'est-à-dire par le son de la trompe qui introduit les paroles, de peur que, en s'approchant de la théologie sans avoir été exercées, et étant encore plus ébranlées par cette voix qui s'exprime ainsi, sans pouvoir encore en supporter l'intensité, elles ne soient troublées et bouleversées [...]. Il nous faut donc d'abord sonner de la trompe, ensuite forcer la puissance du souffle et ainsi interroger Dieu, lui parler et entendre ce qui vient de lui, transmettre et faire passer les paroles à autrui. Mais parce que je ne suffis plus à sonner de la trompe, à plus forte raison à parler de Dieu, à être le ministre de ses paroles, je me sers de la trompe pastorale des Pères et des docteurs de l'Eglise, à la façon du fils d'un berger expérimenté, qui est très loin au-dessus de l'habileté de son père et qui a hérité des instruments du métier : ceux-là vivaient pour Dieu quand ils sont partis d'ici-bas et maintenant se tiennent autour de nous et nous regardent. Et c'est à partir de ces doctrines auxquelles ils ont travaillé que je sonnerai de la trompe et que je dirai ce qui leur a été dit par Dieu.
François Winling traite dans ce roman de cette éternelle question : les moments forts d'une vie comme la guerre, l'amour, la maladie, la mort d'un proche... sont-ils les révélateurs de personnages inconnus mais préexistants en chacun de nous ou au contraire les créateurs de ces personnages que Pierre Forestier, la figue principale de ce roman, appelle ses "avatars" ?
Le corps de mon fils repose maintenant dans le caveau familial mais je n'arrête pas de penser que ses organes vitaux animent maintenant les corps de cinq inconnus. Revit-il ainsi de manière partielle et dispersée ou bien sa personnalité était-elle concentrée dans son seul cerveau, le reste de son être n'étant qu'une simple machinerie destinée à alimenter son esprit? Vous comprenez, on aurait pu aussi lui prendre ses cornées. ses bras. ses jambes. son visage même. pour les greffer sur d'autres personnes. Une partie encore plus grande de lui-même aurait ainsi survécu mais mon fils serait néanmoins mort... " Dans Un pluriel singulier François Winling traitait des multiples ambivalences de l'être humain, dans Les gènes de l'âme du rôle majeur joué par la parole, au cours de sa longue évolution, pour l'extraire de son animalité. Il s'intéresse clans La mort en vie au rapport entre le corps et l'esprit ainsi qu'aux dérives actuelles, intégristes, sociétales, médicales et politiques qui remettent en cause les acquis de notre civilisation. Ce livre soulève de nouveau beaucoup de questions que 1'auteur traite avec le regard et la sensibilité dont il avait déjà fait preuve dans ses deux premiers romans.
Résumé : "L'Eglise comme communauté de salut" : l'Eglise comme communauté de ceux qui ont foi en Jésus Christ Sauveur, l'Eglise comme communauté de ceux qui s'attachent à se conformer au Christ Sauveur, l'Eglise communauté de ceux qui célèbrent le mystère du salut. Un chapitre a été réservé au thème L'Eglise comme communauté d'entraide fraternelle. De cette manière, les différentes considérations sont reliées étroitement au thème du salut, l'Eglise étant en elle-même sacrement du salut. "L'accomplissement eschatologique" a comme objet ce qu'on nomme couramment Traité des fins dernières. D'une part, elle rend compte de ce qui est le sommet vers lequel tend le vaste mouvement de l'histoire du salut qui trouve son origine en ce Dieu d'Amour qui crée l'homme à son image et déploie son plan de salut pour le sauver. D'autre part, elle permet de comprendre que la vie chrétienne est placée sous le signe de l'espérance. Ce qui attend le chrétien n'est pas l'anéantissement par absorption dans une sorte de trou noir intersidéral, mais l'entrée dans la vie éternelle. Les pères insistent bien plus sur le bonheur des élus que sur le châtiment des pécheurs. Enfin, la vision globale du salut est beaucoup plus ouverte qu'on ne le pense en ce qui concerne le salut des non-chrétiens. En définitive, selon les Pères, la vie a un sens pour le chrétien, car celui-ci se sait appelé à participer à la vie même de Dieu en qui il trouve son bonheur.
Quand un homme meurt, que se passe-t-il ? Subsiste-t-il de lui quelque chose, qu'on peut appeler " âme " ou disparaît-il totalement ? Ces questions, l'homme se les pose depuis qu'il est affronté à l'angoisse de voir mourir ceux qu'il aime. Les philosophes grecs ont répondu en distinguant le corps, qui se décompose une fois enfui ce qui le faisait vivre, et l'âme, entité mystérieuse qui fait qu'un homme vit et pense. L'âme, dit Platon, est immortelle. La mort n'est que la libération de cette âme emprisonnée un temps dans l'enveloppe misérable du corps. La révélation biblique a pressenti dans le Premier, et affirmé dans le Second Testament, que le corps fait partie intégrante de l'homme, qu'il fut créé par Dieu en un dessein bienveillant, et qu'ainsi il est appelé à revivre, en un mot à ressusciter. Affronté à son tour à ce mystère, à cause de la mort récente de son frère Basile et de celle, prochaine, de sa sœur Macrine, Grégoire de Nysse entame avec la mourante un dialogue, dans lequel les théories philosophiques sur l'âme sont confrontées aux données de la révélation sur la résurrection des corps. En même temps qu'une réfutation des objectifs à la résurrection, nous avons ici un exemple de dialogue entre la philosophie et la révélation. Immortalité de l'âme ou résurrection des morts ? Les deux affirmations sont-elles compatibles ? Grégoire tente de les concilier. Au passage, il aborde aussi d'autres thèmes très actuels, comme l'animation de l'embryon et le salut universel.
Collection : Les Pères dans la foi 49-50 Première traduction des 15 Homélies sur le Cantique des cantiques de Grégoire de Nysse, le prince des mystiques. Cet écrit trace tout l'itinéraire spirituel. Il date de la fin de l'épiscopat de Grégoire et fournit la pensée achevée de sa théologie mystique. "Cette oeuvre est probablement la plus belle, la plus totalement inconnue de ce moine, de cet évêque silencieux, réservé, que le 2e concile de Nicée appelle "le Père des Pères" (Urs von Balthasar). Introduction de Hans Urs von Balthasar Traduction de Christian Bouchet et de Monique Devailly Notes et guide thématique d'A. G. Hamman