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La mort en vie
Winling François
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782343005072
Le corps de mon fils repose maintenant dans le caveau familial mais je n'arrête pas de penser que ses organes vitaux animent maintenant les corps de cinq inconnus. Revit-il ainsi de manière partielle et dispersée ou bien sa personnalité était-elle concentrée dans son seul cerveau, le reste de son être n'étant qu'une simple machinerie destinée à alimenter son esprit? Vous comprenez, on aurait pu aussi lui prendre ses cornées. ses bras. ses jambes. son visage même. pour les greffer sur d'autres personnes. Une partie encore plus grande de lui-même aurait ainsi survécu mais mon fils serait néanmoins mort... " Dans Un pluriel singulier François Winling traitait des multiples ambivalences de l'être humain, dans Les gènes de l'âme du rôle majeur joué par la parole, au cours de sa longue évolution, pour l'extraire de son animalité. Il s'intéresse clans La mort en vie au rapport entre le corps et l'esprit ainsi qu'aux dérives actuelles, intégristes, sociétales, médicales et politiques qui remettent en cause les acquis de notre civilisation. Ce livre soulève de nouveau beaucoup de questions que 1'auteur traite avec le regard et la sensibilité dont il avait déjà fait preuve dans ses deux premiers romans.
Dans ce nouveau livre, le professeur Winling propose de fournir des éléments d'information historiques et théologiques en vue d'une meilleure compréhension du mystère célébré à Noël. Une première partie historique, exégétique et théologique, s'attache à présenter les sources scripturaires de la fête et à en retracer l'évolution à l'époque des Pères de l'Eglise. On traite aussi des controverses au sujet de la naissance de Jésus et de son identité humano-divine. La seconde partie de l'ouvrage se fait plus méditative et pose des questions de fond. Alors même qu'elle est célébrée par le grand nombre, au point d'être un des moments commerciaux les plus forts de l'année, le sens profond de la fête de Noël est singulièrement méconnu. Paradoxe, que l'auteur signale avec tristesse. En revanche, il s'émerveille des trésors de sens et de poésie que recèle ce moment festif: Noël, c'est la célébration du mystère du Fils de Dieu qui s'est fait homme pour nous faire participer aux biens du salut. A ce titre, la nativité de Jésus représente le seuil décisif que franchit l'humanité dans ses rapports avec Dieu et là est la source d'une vraie joie. Dans ce beau livre, on trouvera une présentation rigoureuse et aussi synthétique que possible de la recherche actuelle sur le Christ. Mais Raymond Winling fait davantage: il offre à son lecteur une belle et solide réflexion méditative où le théologien partage sa foi dans le mystère qu'il étudie.
Dans ce roman, l'auteur s'interroge à ce qui fait l'essence même de l'homme : le rôle majeur joué par la parole dans son évolution depuis des millénaires pour l'extraire de son animalité. "Vous voyez, Eric, je suis en train de réaliser que ce qui n'était initialement qu'un moyen de contourner les problèmes liés aux difficultés légales d'expérimentation sur embryons humains est devenu pour moi un sujet de recherche de première importance. Le moyen est devenu plus important que l'objectif qu'il devait permettre d'atteindre".
Depuis le milieu du XXe siècle se sont déployés des efforts divers pour redonner à la Résurrection du Christ, quelque peu marginalisée depuis la fin du Moyen Age, la place centrale qui lui revient. Il manquait une étude d'ensemble sur la Résurrection dans la littérature patristique. Raymond Winling montre comment la Résurrection et l'Exaltation du Christ constituent un centre de perspective à partir duquel s'éclaire tout le mystère chrétien et vers lequel convergent les autres données de la foi. Pour les Pères, la Résurrection du Christ est principe d'organisation du temps liturgique, aussi bien pour l'année liturgique que pour la semaine chrétienne (chap. I). La contestation de la part des non-chrétiens a forcé les Pères à un effort d'apologétique de grande envergure pour établir le fait de la Résurrection (chap. II). Soucieux de rendre compte de leur foi, les Pères ont cherché à dire ce que signifie la Résurrection pour le Christ lui-même (chap. III), à mettre en relief la notion d'Exaltation liée à celles de l'intronisation et de l'envoi de l'Esprit et à souligner la Seigneurie universelle du Christ ressuscité et sa présence agissante parmi les siens (chap. IV). En plus de la dimension christologique, les Pères ont étudié la portée de la Résurrection-Exaltation pour le salut, les sacrements et l'ensemble de la vie chrétienne.
Si l'on est habitué à distinguer la christologie, comprise comme doctrine concernant la personne du Christ, et la sotériologie, définie par la théologie d'école comme doctrine de la rédemption ou conçue, à l'heure actuelle, comme doctrine concernant le salut apporté par Jésus-Christ, il ne faut toutefois pas perdre de vue que, dans le Nouveau Testament, ces deux aspects sont très étroitement liés. Raymond Winling offre dans cet ouvrage un examen détaillé précisément de la conception du Salut telle qu'elle se dégage du Nouveau Testament. Son parcours s'ouvre par un rappel de la situation où se trouve l'annonce du salut depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à nos jours. C'est ainsi toute la question christologique qui est examinée attentivement, tant la personne du Christ, son mystère propre, que l'œuvre de salut qu'il est venu accomplir par sa mort et sa résurrection. Aussi bien l'auteur ne laisse dans l'ombre aucune zone du Nouveau Testament. Fort d'une documentation solide sur les études historiques de nature à éclairer les enjeux de ce débat, il met son lecteur en possession d'un dossier aussi exhaustif que passionnant pour méditer sur le mystère central de l'économie chrétienne.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.