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La Résurrection et l'Exaltation du Christ
Winling Raymond
CERF
39,60 €
Épuisé
EAN :9782204064095
Depuis le milieu du XXe siècle se sont déployés des efforts divers pour redonner à la Résurrection du Christ, quelque peu marginalisée depuis la fin du Moyen Age, la place centrale qui lui revient. Il manquait une étude d'ensemble sur la Résurrection dans la littérature patristique. Raymond Winling montre comment la Résurrection et l'Exaltation du Christ constituent un centre de perspective à partir duquel s'éclaire tout le mystère chrétien et vers lequel convergent les autres données de la foi. Pour les Pères, la Résurrection du Christ est principe d'organisation du temps liturgique, aussi bien pour l'année liturgique que pour la semaine chrétienne (chap. I). La contestation de la part des non-chrétiens a forcé les Pères à un effort d'apologétique de grande envergure pour établir le fait de la Résurrection (chap. II). Soucieux de rendre compte de leur foi, les Pères ont cherché à dire ce que signifie la Résurrection pour le Christ lui-même (chap. III), à mettre en relief la notion d'Exaltation liée à celles de l'intronisation et de l'envoi de l'Esprit et à souligner la Seigneurie universelle du Christ ressuscité et sa présence agissante parmi les siens (chap. IV). En plus de la dimension christologique, les Pères ont étudié la portée de la Résurrection-Exaltation pour le salut, les sacrements et l'ensemble de la vie chrétienne.
Résumé : "L'Eglise comme communauté de salut" : l'Eglise comme communauté de ceux qui ont foi en Jésus Christ Sauveur, l'Eglise comme communauté de ceux qui s'attachent à se conformer au Christ Sauveur, l'Eglise communauté de ceux qui célèbrent le mystère du salut. Un chapitre a été réservé au thème L'Eglise comme communauté d'entraide fraternelle. De cette manière, les différentes considérations sont reliées étroitement au thème du salut, l'Eglise étant en elle-même sacrement du salut. "L'accomplissement eschatologique" a comme objet ce qu'on nomme couramment Traité des fins dernières. D'une part, elle rend compte de ce qui est le sommet vers lequel tend le vaste mouvement de l'histoire du salut qui trouve son origine en ce Dieu d'Amour qui crée l'homme à son image et déploie son plan de salut pour le sauver. D'autre part, elle permet de comprendre que la vie chrétienne est placée sous le signe de l'espérance. Ce qui attend le chrétien n'est pas l'anéantissement par absorption dans une sorte de trou noir intersidéral, mais l'entrée dans la vie éternelle. Les pères insistent bien plus sur le bonheur des élus que sur le châtiment des pécheurs. Enfin, la vision globale du salut est beaucoup plus ouverte qu'on ne le pense en ce qui concerne le salut des non-chrétiens. En définitive, selon les Pères, la vie a un sens pour le chrétien, car celui-ci se sait appelé à participer à la vie même de Dieu en qui il trouve son bonheur.
Ce cinquième roman, sensible et émouvant, de François Winling est dédié au lieutenant Marcel Thomas tué dans la nuit du 27 au 28 août 1914. Son corps, comme des milliers d'autres, n'a jamais été retrouvé. Les deux héros de ce livre, André Dermon et Jacques Déchamp, auraient pu être ses camarades. Ce récit de la recherche par une jeune femme des circonstances de la mort de son grand-père tué au combat est intemporel : de tout temps les guerres détruisent les corps comme les âmes et bouleversent les familles.
Si l'on est habitué à distinguer la christologie, comprise comme doctrine concernant la personne du Christ, et la sotériologie, définie par la théologie d'école comme doctrine de la rédemption ou conçue, à l'heure actuelle, comme doctrine concernant le salut apporté par Jésus-Christ, il ne faut toutefois pas perdre de vue que, dans le Nouveau Testament, ces deux aspects sont très étroitement liés. Raymond Winling offre dans cet ouvrage un examen détaillé précisément de la conception du Salut telle qu'elle se dégage du Nouveau Testament. Son parcours s'ouvre par un rappel de la situation où se trouve l'annonce du salut depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à nos jours. C'est ainsi toute la question christologique qui est examinée attentivement, tant la personne du Christ, son mystère propre, que l'œuvre de salut qu'il est venu accomplir par sa mort et sa résurrection. Aussi bien l'auteur ne laisse dans l'ombre aucune zone du Nouveau Testament. Fort d'une documentation solide sur les études historiques de nature à éclairer les enjeux de ce débat, il met son lecteur en possession d'un dossier aussi exhaustif que passionnant pour méditer sur le mystère central de l'économie chrétienne.
Dupleix André ; Maraval Pierre ; Winling Raymond ;
Le terme de catéchèse produit en moi une grande frayeur, et à très juste titre. En effet, je considère en moi-même, non pas tant ce qu'il faut dire, que ce qu'il faut taire; et je ne me fierai pas à tes oreilles nouvelles, qui ne sont pas exercées à l'audition des dogmes divins et qui " ont encore besoin de lait et non d'une nourriture solide ", ainsi que le dit le sage Paul. C'est pourquoi, en effet, cette sorte même d'enseignement est dite catéchèse, ou résonance; car elle habitue les oreilles mêmes des auditeurs par une sonnerie, c'est-à-dire par le son de la trompe qui introduit les paroles, de peur que, en s'approchant de la théologie sans avoir été exercées, et étant encore plus ébranlées par cette voix qui s'exprime ainsi, sans pouvoir encore en supporter l'intensité, elles ne soient troublées et bouleversées [...]. Il nous faut donc d'abord sonner de la trompe, ensuite forcer la puissance du souffle et ainsi interroger Dieu, lui parler et entendre ce qui vient de lui, transmettre et faire passer les paroles à autrui. Mais parce que je ne suffis plus à sonner de la trompe, à plus forte raison à parler de Dieu, à être le ministre de ses paroles, je me sers de la trompe pastorale des Pères et des docteurs de l'Eglise, à la façon du fils d'un berger expérimenté, qui est très loin au-dessus de l'habileté de son père et qui a hérité des instruments du métier : ceux-là vivaient pour Dieu quand ils sont partis d'ici-bas et maintenant se tiennent autour de nous et nous regardent. Et c'est à partir de ces doctrines auxquelles ils ont travaillé que je sonnerai de la trompe et que je dirai ce qui leur a été dit par Dieu.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !