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L'âme et la résurrection
NYSSE GREGOIRE DE
MIGNE
16,50 €
Épuisé
EAN :9782908587364
Quand un homme meurt, que se passe-t-il ? Subsiste-t-il de lui quelque chose, qu'on peut appeler " âme " ou disparaît-il totalement ? Ces questions, l'homme se les pose depuis qu'il est affronté à l'angoisse de voir mourir ceux qu'il aime. Les philosophes grecs ont répondu en distinguant le corps, qui se décompose une fois enfui ce qui le faisait vivre, et l'âme, entité mystérieuse qui fait qu'un homme vit et pense. L'âme, dit Platon, est immortelle. La mort n'est que la libération de cette âme emprisonnée un temps dans l'enveloppe misérable du corps. La révélation biblique a pressenti dans le Premier, et affirmé dans le Second Testament, que le corps fait partie intégrante de l'homme, qu'il fut créé par Dieu en un dessein bienveillant, et qu'ainsi il est appelé à revivre, en un mot à ressusciter. Affronté à son tour à ce mystère, à cause de la mort récente de son frère Basile et de celle, prochaine, de sa sœur Macrine, Grégoire de Nysse entame avec la mourante un dialogue, dans lequel les théories philosophiques sur l'âme sont confrontées aux données de la révélation sur la résurrection des corps. En même temps qu'une réfutation des objectifs à la résurrection, nous avons ici un exemple de dialogue entre la philosophie et la révélation. Immortalité de l'âme ou résurrection des morts ? Les deux affirmations sont-elles compatibles ? Grégoire tente de les concilier. Au passage, il aborde aussi d'autres thèmes très actuels, comme l'animation de l'embryon et le salut universel.
Résumé : Les Homélies sur le Notre Père de Grégoire de Nysse constituent une oeuvre majeure sur la " prière du Seigneur ". Cette série de cinq homélies, qu'il faut situer non au début de la carrière de Grégoire mais dans ses dernières années, a connu une grande postérité, notamment la magnifique " hymne à la prière " de l'Homélie I. A la fois prédication pastorale et exégèse de chacune des phrases du Notre Père - avec des variantes -, elles mettent en lumière l'adoption fi liale des chrétiens et présentent la prière comme une conversation avec Dieu. Elles dénoncent aussi le " blabla " des prières creuses, en prônant un ascétisme allié au souci des plus pauvres. Leur nouveauté est plus marquante encore sur la nature du pain " quotidien ", sur la venue de l'Esprit Saint comme règne de Dieu, sur le " Mauvais " comme Tentation personnifiée. Avec une ample introduction sur les circonstances des Homélies, leur structure, leurs sources, leur exégèse du Notre Père et leur réception, ainsi que sur l'histoire des manuscrits, l'ouvrage off re un nouveau texte critique accompagné d'une traduction richement annotée. Christian Boudignon est maître de conférences en langue et littérature grecques à l'Université d'Aix-Marseille (AMU) et chercheur au Centre Paul-Albert Février (CNRS, TDMAM, UMR 7297). Il a publié l'édition critique de la Mystagogie de Maxime le Confesseur en 2011. Matthieu Cassin est chargé de recherche à l'Institut de recherche et d'histoire des textes (CNRS, Paris). Spécialiste de Grégoire de Nysse, il a notamment publié en 2012 L'écriture de la controverse chez Grégoire de Nysse. Polémique littéraire et exégèse dans le Contre Eunome. Josette Seguin (1938-2006), chargée de cours à l'Université Catholique de l'Ouest (Angers), a soutenu sa thèse en 2001 sur les présentes Homélies.
Grégoire le Grand prononça ses Homélies sur Ezéchiel au cours de semaines très sombres : les Lombards ravageaient l'Italie et menaçaient Rome. Il eut cependant le courage d'en prononcer vingt-deux, réparties en deux Livres. Le premier commente la vision initiale du prophète, où tout est élan, mouvement : l'Aquilon impétueux, le feu tournoyant, les roues rapides du char du Seigneur, les quatre Vivants au quadruple visage et aux ailes frémissantes, toutes ces figures, tous ces symboles mystérieux et bien d'autres font entendre " le chant dans la nuit ", qui " console d'un présent angoissant par la pensée des bonheurs à venir ", suscite le vol de la contemplation, stimule aussi le courage d'œuvrer. " L'admirable vertu du texte sacré se fait connaître quand le cœur de qui le lit se pénètre de l'amour venu d'en haut. " Le Livre II commentera la grandiose vision du Temple futur (Ez. 40). Sa traduction est en cours.
A la différence des conférences monastiques que sont, à l'origine, les Morales sur Job, les Homélies sur l'Evangile du pape Grégoire le Grand sont des prédications liturgiques adressées aux fidèles de Rome. Le ton y est plus simple, la parole plus directe: le pasteur se fait proche de son peuple, attentif à ses besoins, à ses attentes, à ses angoisses, on cette époque troublée. La capacité de Grégoire à s'adapter à son auditoire, à maintenir son attention en éveil par des anecdotes et des exemples pour mieux lui faire comprendre les enseignements de l'Evangile, l'instruire des vérités de la foi et l'exhorter à la conversion, témoigne de son talent de prédicateur. Cette collection de quarante homélies, réparties en nombre égal en deux livres, est l'oeuvre de Grégoire le Grand lui-même. Le classement retenu est, dit-il, chronologique, ce qui n'est que partiellement exact. Grégoire semble avoir procédé à une sélection des homélies prononcées durant la première année de son pontificat, entre novembre 590 et janvier/février 592. Les vingt premières, présentées ici, auraient été dictées à des secrétaires et lues ensuite devant le peuple au cours de l'assemblée liturgique; les vingt suivantes, généralement plus longues, furent prononcées par Grégoire lui-même. Ces homélies ne sont pas l'ébauche d'un commentaire continu des Evangiles. Aussi Grégoire insiste-t-il sur la nécessité de ne pas remettre "dans l'ordre" les textes évangéliques commentés, afin d'en préserver le caractère liturgique. Avec le peuple de Rome, de basilique en basilique et de "station" en "station", le lecteur est donc invité à suivre le parcours d'une année liturgique presque complète.
Résumé : Voulant compléter les Homélies sur l'Hexaéméron de son frère Basile qui n'a pas eu le temps de traiter de la création de l'homme, Grégoire de Nysse consacre à ce sujet le présent traité : il y présente l'homme comme le sommet et le couronnement de la création ; appelé à dominer le monde, il se révèle par de nombreux traits supérieur à l'animal, particulièrement par son aptitude au langage. Cette disposition témoigne du mystère de sa nature où l'esprit et le corps sont tellement unis qu'il est impossible de localiser précisément la faculté directrice de l'âme dans le corps comme le montrent les analyses des processus physiologiques à l'?uvre dans le sommeil et les rêves. Ultimement, ce qui définit la grandeur de l'homme, c'est qu'il a été créé à l'image de Dieu. Grégoire décrit alors en quoi consiste cette ressemblance et propose une explication théologique du mal, de la chute et de la rédemption universelle en combattant la thèse de la préexistence des âmes et celle de la métempsycose et en affirmant la contemporanéité de l'âme et du corps. Il peut alors prouver le caractère vraisemblable et raisonnable de résurrection. Le traité se clôt par l'exposé d'une théorie médicale qui décrit les différents organes du corps et leur rôle dans l'organisme, d'où il ressort que l'âme est bien créée en même temps que le corps, l'un et l'autre promis à la résurrection.