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Homélies sur l'évangile. Livre I ; Homélies I-XX ; texte latin
NYSSE GREGOIRE DE
CERF
47,00 €
Épuisé
EAN :9782204076913
A la différence des conférences monastiques que sont, à l'origine, les Morales sur Job, les Homélies sur l'Evangile du pape Grégoire le Grand sont des prédications liturgiques adressées aux fidèles de Rome. Le ton y est plus simple, la parole plus directe: le pasteur se fait proche de son peuple, attentif à ses besoins, à ses attentes, à ses angoisses, on cette époque troublée. La capacité de Grégoire à s'adapter à son auditoire, à maintenir son attention en éveil par des anecdotes et des exemples pour mieux lui faire comprendre les enseignements de l'Evangile, l'instruire des vérités de la foi et l'exhorter à la conversion, témoigne de son talent de prédicateur. Cette collection de quarante homélies, réparties en nombre égal en deux livres, est l'oeuvre de Grégoire le Grand lui-même. Le classement retenu est, dit-il, chronologique, ce qui n'est que partiellement exact. Grégoire semble avoir procédé à une sélection des homélies prononcées durant la première année de son pontificat, entre novembre 590 et janvier/février 592. Les vingt premières, présentées ici, auraient été dictées à des secrétaires et lues ensuite devant le peuple au cours de l'assemblée liturgique; les vingt suivantes, généralement plus longues, furent prononcées par Grégoire lui-même. Ces homélies ne sont pas l'ébauche d'un commentaire continu des Evangiles. Aussi Grégoire insiste-t-il sur la nécessité de ne pas remettre "dans l'ordre" les textes évangéliques commentés, afin d'en préserver le caractère liturgique. Avec le peuple de Rome, de basilique en basilique et de "station" en "station", le lecteur est donc invité à suivre le parcours d'une année liturgique presque complète.
Dans l'?uvre si vaste et si diverse de Grégoire de Nysse (330-394), la Vie de Moïse occupe une place qui en souligne l'importance. C'est un écrit des dernières années. Après avoir développé, contre l'arien Eunome en particulier, la réflexion dogmatique, Grégoire se tourne de plus en plus vers la théologie spirituelle. Sa doctrine, en ce domaine, toute centrée sur la perfection conçue comme progrès indéfini, bénéficie de sa vaste culture, profane et ecclésiastique, et de son expérience pastorale. Avec Grégoire de Nysse, Moïse devient le type du parfait ami de Dieu qui, par et avec le Christ, entre toujours davantage dans la ténèbre lumineuse de la divinité. La Vie de Moise a été le premier texte édité dans les Sources Chrétiennes. Nous devons ce volume au P. Jean Daniélou, qui en a aussi mis au point les deux rééditions. C'était un devoir de reconnaissance et de respect de ne rien changer en substance à ce qui nous a été ainsi laissé.
Biographie de l'auteur Raymond Winling, professeur émérite de la Faculté de théologie catholique de Strasbourg, a déjà publié dans la collection le Discours catéchétique de Grégoire de Nysse (SC453).
Grégoire le Grand prononça ses Homélies sur Ezéchiel au cours de semaines très sombres : les Lombards ravageaient l'Italie et menaçaient Rome. Il eut cependant le courage d'en prononcer vingt-deux, réparties en deux Livres. Le premier commente la vision initiale du prophète, où tout est élan, mouvement : l'Aquilon impétueux, le feu tournoyant, les roues rapides du char du Seigneur, les quatre Vivants au quadruple visage et aux ailes frémissantes, toutes ces figures, tous ces symboles mystérieux et bien d'autres font entendre " le chant dans la nuit ", qui " console d'un présent angoissant par la pensée des bonheurs à venir ", suscite le vol de la contemplation, stimule aussi le courage d'œuvrer. " L'admirable vertu du texte sacré se fait connaître quand le cœur de qui le lit se pénètre de l'amour venu d'en haut. " Le Livre II commentera la grandiose vision du Temple futur (Ez. 40). Sa traduction est en cours.
Résumé : Voulant compléter les Homélies sur l'Hexaéméron de son frère Basile qui n'a pas eu le temps de traiter de la création de l'homme, Grégoire de Nysse consacre à ce sujet le présent traité : il y présente l'homme comme le sommet et le couronnement de la création ; appelé à dominer le monde, il se révèle par de nombreux traits supérieur à l'animal, particulièrement par son aptitude au langage. Cette disposition témoigne du mystère de sa nature où l'esprit et le corps sont tellement unis qu'il est impossible de localiser précisément la faculté directrice de l'âme dans le corps comme le montrent les analyses des processus physiologiques à l'?uvre dans le sommeil et les rêves. Ultimement, ce qui définit la grandeur de l'homme, c'est qu'il a été créé à l'image de Dieu. Grégoire décrit alors en quoi consiste cette ressemblance et propose une explication théologique du mal, de la chute et de la rédemption universelle en combattant la thèse de la préexistence des âmes et celle de la métempsycose et en affirmant la contemporanéité de l'âme et du corps. Il peut alors prouver le caractère vraisemblable et raisonnable de résurrection. Le traité se clôt par l'exposé d'une théorie médicale qui décrit les différents organes du corps et leur rôle dans l'organisme, d'où il ressort que l'âme est bien créée en même temps que le corps, l'un et l'autre promis à la résurrection.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.