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La création de l'homme
NYSSE GREGOIRE DE
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204071321
Voulant compléter les Homélies sur l'Hexaéméron de son frère Basile qui n'a pas eu le temps de traiter de la création de l'homme, Grégoire de Nysse consacre à ce sujet le présent traité : il y présente l'homme comme le sommet et le couronnement de la création ; appelé à dominer le monde, il se révèle par de nombreux traits supérieur à l'animal, particulièrement par son aptitude au langage. Cette disposition témoigne du mystère de sa nature où l'esprit et le corps sont tellement unis qu'il est impossible de localiser précisément la faculté directrice de l'âme dans le corps comme le montrent les analyses des processus physiologiques à l'?uvre dans le sommeil et les rêves. Ultimement, ce qui définit la grandeur de l'homme, c'est qu'il a été créé à l'image de Dieu. Grégoire décrit alors en quoi consiste cette ressemblance et propose une explication théologique du mal, de la chute et de la rédemption universelle en combattant la thèse de la préexistence des âmes et celle de la métempsycose et en affirmant la contemporanéité de l'âme et du corps. Il peut alors prouver le caractère vraisemblable et raisonnable de résurrection. Le traité se clôt par l'exposé d'une théorie médicale qui décrit les différents organes du corps et leur rôle dans l'organisme, d'où il ressort que l'âme est bien créée en même temps que le corps, l'un et l'autre promis à la résurrection.
Collection : Les Pères dans la foi 49-50 Première traduction des 15 Homélies sur le Cantique des cantiques de Grégoire de Nysse, le prince des mystiques. Cet écrit trace tout l'itinéraire spirituel. Il date de la fin de l'épiscopat de Grégoire et fournit la pensée achevée de sa théologie mystique. "Cette oeuvre est probablement la plus belle, la plus totalement inconnue de ce moine, de cet évêque silencieux, réservé, que le 2e concile de Nicée appelle "le Père des Pères" (Urs von Balthasar). Introduction de Hans Urs von Balthasar Traduction de Christian Bouchet et de Monique Devailly Notes et guide thématique d'A. G. Hamman
A la différence des conférences monastiques que sont, à l'origine, les Morales sur Job, les Homélies sur l'Evangile du pape Grégoire le Grand sont des prédications liturgiques adressées aux fidèles de Rome. Le ton y est plus simple, la parole plus directe: le pasteur se fait proche de son peuple, attentif à ses besoins, à ses attentes, à ses angoisses, on cette époque troublée. La capacité de Grégoire à s'adapter à son auditoire, à maintenir son attention en éveil par des anecdotes et des exemples pour mieux lui faire comprendre les enseignements de l'Evangile, l'instruire des vérités de la foi et l'exhorter à la conversion, témoigne de son talent de prédicateur. Cette collection de quarante homélies, réparties en nombre égal en deux livres, est l'oeuvre de Grégoire le Grand lui-même. Le classement retenu est, dit-il, chronologique, ce qui n'est que partiellement exact. Grégoire semble avoir procédé à une sélection des homélies prononcées durant la première année de son pontificat, entre novembre 590 et janvier/février 592. Les vingt premières, présentées ici, auraient été dictées à des secrétaires et lues ensuite devant le peuple au cours de l'assemblée liturgique; les vingt suivantes, généralement plus longues, furent prononcées par Grégoire lui-même. Ces homélies ne sont pas l'ébauche d'un commentaire continu des Evangiles. Aussi Grégoire insiste-t-il sur la nécessité de ne pas remettre "dans l'ordre" les textes évangéliques commentés, afin d'en préserver le caractère liturgique. Avec le peuple de Rome, de basilique en basilique et de "station" en "station", le lecteur est donc invité à suivre le parcours d'une année liturgique presque complète.
Résumé : Les Homélies sur le Notre Père de Grégoire de Nysse constituent une oeuvre majeure sur la " prière du Seigneur ". Cette série de cinq homélies, qu'il faut situer non au début de la carrière de Grégoire mais dans ses dernières années, a connu une grande postérité, notamment la magnifique " hymne à la prière " de l'Homélie I. A la fois prédication pastorale et exégèse de chacune des phrases du Notre Père - avec des variantes -, elles mettent en lumière l'adoption fi liale des chrétiens et présentent la prière comme une conversation avec Dieu. Elles dénoncent aussi le " blabla " des prières creuses, en prônant un ascétisme allié au souci des plus pauvres. Leur nouveauté est plus marquante encore sur la nature du pain " quotidien ", sur la venue de l'Esprit Saint comme règne de Dieu, sur le " Mauvais " comme Tentation personnifiée. Avec une ample introduction sur les circonstances des Homélies, leur structure, leurs sources, leur exégèse du Notre Père et leur réception, ainsi que sur l'histoire des manuscrits, l'ouvrage off re un nouveau texte critique accompagné d'une traduction richement annotée. Christian Boudignon est maître de conférences en langue et littérature grecques à l'Université d'Aix-Marseille (AMU) et chercheur au Centre Paul-Albert Février (CNRS, TDMAM, UMR 7297). Il a publié l'édition critique de la Mystagogie de Maxime le Confesseur en 2011. Matthieu Cassin est chargé de recherche à l'Institut de recherche et d'histoire des textes (CNRS, Paris). Spécialiste de Grégoire de Nysse, il a notamment publié en 2012 L'écriture de la controverse chez Grégoire de Nysse. Polémique littéraire et exégèse dans le Contre Eunome. Josette Seguin (1938-2006), chargée de cours à l'Université Catholique de l'Ouest (Angers), a soutenu sa thèse en 2001 sur les présentes Homélies.
Résumé : Les textes présentés ici sont extraits des Homélies sur le Cantique des Cantiques, l'un des deux grands textes spirituels de Grégoire, évêque de Nysse en Cappadoce au IVe siècle. Ce Père de l'Eglise, grand admirateur d'Origène, est un fin lettré. Parlant latin, grec, hébreu, il possède aussi une véritable culture philosophique et manie avec bonheur la rhétorique. Ici, Grégoire invite le lecteur à s'élever de degré en degré - de verset en verset - vers le Christ toujours saisi et jamais atteint. La colombe représente l'Esprit saint qui nous habite, et la " ténèbre " l'inaccessibilité de Dieu, toujours au-delà de ce que nous en connaissons. On ne cesse de goûter, dans ces pages qui nous paraissent si proches, le parfait équilibre où se rejoignent une théologie sûre, une vie sacramentaire et ecclésiale, et une mystique personnelle profonde.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.