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Corpus de communication médiée par les réseaux. Construction, structuration, analyse
Ledegen Gudrun ; Wigham Ciara
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343112121
Cet ouvrage, à travers onze articles, aborde les questions relatives au processus de construction de corpus d'interactions et de communications de type mono-ou multimodal, synchrone ou asynchrone, sur Internet ou via les télécommunications, en vue de la publication de tels corpus sous forme de données libres (OpenData), afin de développer des recherches communautaires : méthodologie, annotation, analyse, droits... Plusieurs genres de communication sont étudiés : la communication dans les forums de discussion, les messages SMS, les interactions ou discours produits sur les réseaux sociaux numériques, tels que Twitter, wikis (type Wikipédia) ou des réseaux sociaux d'entreprise. Enfin, la postface de Thierry Chanier, responsable du projet CoMeRe (Communication Médiée par les Réseaux), clôt l'ouvrage en éclairant la place de cette réflexion au sein des études sur la CMR (communication médiée par les réseaux). Ce volume réunit les recherches présentées lors des Journées internationales de recherche sur les médias sociaux et CMR qui se sont tenues à l'université de Rennes-2 en octobre 2015, dans le cadre du projet CoMeRe du Consortium national Corpus Ecrits.
L'actuel numéro Varia réunit des travaux d'étudiantes du master Francophonie, plurilinguisme, médiation interculturelle (FPMI) et des doctorantes de la promotion 2019. Leurs travaux attestent de la diversité des sujets traités au sein du master FPMI : discours insécuritaire au Rwanda, expatriés, formations linguistiques, migrations et représentations médiatiques, mobilités étudiantes, pratiques langagières plurilingues, situation de soin et interprétariat, rapports franco-allemands... analysés à l'aide de l'approche socio-didactique, sociolinguistique et de l'analyse du discours, sur des terrains et corpus fort variés (presse, observations ethnographiques, entretiens...). Leurs travaux attestent aussi et surtout de leur excellence : plusieurs des mastérantes réunies ici continuent actuellement leurs recherches en doctorat au sein de l'équipe Centre de recherches sociolinguistiques sur les Francophonies (CERESIF) du Pôle de recherche francophonie, interculturel, communication, sociolinguistique (PREFICS - EA 7469).
Les textes réunis ici s'inscrivent dans un cycle de conférences autour des mauvaises langues (Malelingue), dont la première s'est tenue en avril 2013 à l'Université de Macerata en Italie : le colloque international Malelingue 2 s'est tenu en juin 2015 à l'Université de Rennes 2, organisé par le laboratoire PREFics - EA 4246 (T. Bulot, G. Ledegen) et Aline Gohard (Domaine plurilinguisme et didactique des langues étrangères Université de Fribourg /Suisse). Il portait centralement sur les migrations et mobilités au coeur des politiques, des institutions et des discours. L'ouvrage qui en résulte est organisé autour de trois volets. Le premier volet, Glottopolitique, plurilinguisme et migrantes, nous mène centralement sur le thème de la migrance, sur différents terrains. Le second volet, Discours et émergence de langues dans les institutions, nous emmène à travers les discours sur le plurilinguisme et les représentations sociolinguistiques au sein des institutions (scolaire, universitaire, politique, médical, ...). Enfin, le troisième volet, Interaction et difficultés à dire /à se dire, zoome sur les interactions médiatiques, didactiques et ordinaires.
Ce numéro des cahiers de sociolinguistique Nouvelle Série est né du double projet de considérer - via des approches et des cadrages théoriques distincts - les corrélations probables entre la production des normes sociolinguistiques et l'urbanisation d'une part, et, d'autre part. de tenter de les penser sous un angle pluridisciplinaire en y associant des contributions conçues par des sociolinguistes et des spécialistes du champ Information-Communication. Sont ainsi réunies ici, sous la direction de Gudrun Ledegen et Thierry Bulot, les contributions de Nigel Armstrong, Jeanne-Marie Barbéris, Hélène Blondeau. Philippe Hamhye, Lorène Labridy, Mylène Lebon-Evquem, Brigitte Rasoloniaina et Jacky Simonin; cela autour de trois thématiques: d'abord le lien entre les mutations sociales et le changement linguistique et/ou l'émergence de nouvelles variétés dans les contextes urbanisés, ensuite les identités urbaines en situation de contact et, enfin, la catégorisation en situation urbaine. Les études proposées concernent des sites urbains fort diversifiés morphologiquement et structurellement: le Paris de la fin du XIXe siècle-début du XXe siècle et celui d'aujourd'hui; la banlieue b dans toute sa stéréotypie circulaire; île de la Réunion dans sa globalité ou vue à l'aune d'une ville de l'ouest: la ville de Fort-de-France, autre Département d'Outre-Mer, autre situation: les sites urbains de la France et de l'Angleterre, pris dans leur généralité: la ville de Montréal, vue par sa face bilingue anglophone. Combinant ancrage théorique et problématisation relevant des rapports entre les discours sur les langues et les discours sur les espaces de ville, elles s'appuient toutes sur un corpus explicitement identifié et nous parlent non ordinairement des langues et des villes, mais des catégories discursives sur les villes, des catégories issues et constitutives de l'urbanité langagière.
Qui s'intéresse aux questions de langues, d'identités, de communautés, s'interroge sur le rôle des langues et des représentations épilinguistiques dans la constitution des groupes, se demande comment ces groupes gèrent, expriment, donnent à voir ou au contraire dissimulent leurs (in)cohérences, leur homo/hétérogénéité, négocient, transmettent, transforment leurs identités et leurs frontières, est forcément amené à rencontrer ces notions ambivalentes, mouvantes, de sécurité et d'insécurité linguistiques. Largement liée aux notions, fondamentales en sociolinguistique, de norme et de communauté linguistique, l'insécurité linguistique est liée à un rapport ambivalent et conflictuel à la langue, à la représentation de décalages entre ce qui est et ce qui devrait être, à la peur que l'échange verbal ne trahisse le manque, la défaillance, la dilution, à la perception d'être pour ainsi dire condamné à agir dans un entre-deux linguistique, identitaire, forcément illégitime. Pour sa 5e édition, la Table Ronde du Moufia (LCF-UMR du CNRS-Université de la Réunion), rendez-vous désormais familier pour les spécialistes de la variation et des contacts linguistiques, a convié des chercheurs en sociolinguistique, psycholinguistique, sciences de l'éducation, et didactique, à faire conjointement le point sur la question de l'insécurité linguistique. Les travaux rassemblés dans cet ouvrage témoignent de la diversité des regards que l'on peut porter sur l'objet sécurité / insécurité linguistique, des traitements que l'on peut lui réserver, ainsi que des questionnements tant théoriques que méthodologiques que le couple notionnel, objet de discussions souvent passionnées et parfois de controverses, peut encore susciter.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !