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Continuité, classicisme, conservatisme dans les littératures postcoloniales
Whyte Philip ; Girardin Cécile
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753528376
Cet ouvrage propose d'explorer les relations entre littérature et tradition en contexte postcolonial, tout en interrogeant les grands principes qui ont guidé jusqu'ici les études postcoloniales, en particulier la prégnance de l'activisme politique au coeur du travail de représentation littéraire et le lien sous-jacent entre rupture politique et innovation poétique. Qu'en est-il des auteurs qui choisissent de ne pas revendiquer et des oeuvres qui ne relèvent pas de la littérature de combat ? Ce volume envisage dans un premier temps la continuité entre les oeuvres coloniales et postcoloniales en montrant la profonde modernité d'auteurs parfois considérés comme impérialistes et en leur rendant leur force subversive (Joseph Conrad, Rudyard Kipling, Somerset Maugham, Toru Dutt, etc), puis le classicisme comme un choix esthétique qui conduit à inscrire les productions littéraires postcoloniales dans des valeurs et des formes universelles, refusant le communautarisme et le localisme (Alice Munro, Derek Walcott, J M Coetzee, Vikram Seth, etc), enfin le conservatisme comme tournure d'esprit de certains auteurs considérés comme pessimistes ou mélancoliques mais dont les ?uvres visent à la connaissance et à la préservation du passé historique ou littéraire (V S Naipaul, Nirad Chaudhuri, Patrick White, Michael Noonan, etc ). L'ouvrage se clôt sur une tentative de lire certains textes post coloniaux (de Salman Rushdie, Mohsin Hamid, Mordecai Richter, etc) à contre-courant des interprétations qui valorisent la différence, l'hybridation, le multiculturalisme, pour envisager plutôt la littérature comme ce formidable espace de recomposition de temporalités et d'espaces entremêlés.
De la vie de Jean Genet, né le 19 décembre 1910 et abandonné par sa mère à l'Assistance publique, on ne connaissait que ce qu'il avait bien voulu en dire ou en écrire lui-même. Une vie Faite de vagabondage, de prostitution homosexuelle, de vols, de prison, avant que, de 1942 à 1948, il écrive et publie, d'abord grâce à Cadeau, des poèmes et cinq romans d'une originalité violente qui le rendirent aussitôt célèbre. Une période improductive suivit la grâce présidentielle de 1949 et la parution en 1952 de l'énorme étude de Sartre, Saint Genet, comédien et martyr, puis vint une série éblouissante de pièces de théâtre. A nouveau le silence, et enfin l'engagement de Genet auprès des Panthères Noires aux Etats-Unis — où la pièce Les Nègres avait en quelque sorte précédé la radicalisation de certains mouvements noirs — et auprès des combattants palestiniens. Il écrivit alors son dernier livre, Un captif amoureux, qui sera publié un mois après sa mort, en 1986. Edmund White a voulu aller plus loin dans l'étude de cet écrivain mondialement connu, toujours auréolé de scandale. Après sept ans de recherches, pendant lesquelles il a rencontré des dizaines de témoins des périodes les plus cruciales de la vie de Genet, comme des témoins de son enfance dans le Morvan ou de son séjour dans la colonie pénitentiaire de Mettray, l'auteur a pu mettre en lumière beaucoup d'autres vies de Genet, que celui-ci avait toujours cachées. Jamais personne n'avait jusqu'à présent établi une relation constante entre les oeuvres de Jean Genet et sa personnalité, intimement liée à sa faculté d'assimiler, d'imaginer, de travestir et en fin de compte d'exister à ses propres yeux dans l'acte d'écrire.
Véritable icône gay, Edmund White nous plonge au coeur des intrigues de son existence et réussit le pari de nous donner envie d'en savoir toujours plus. White partage avec nous son enthousiasme pour l'Angleterre, sa passion pour Paris, nous initie à ses amours et prédilections, passées et présentes. Nous en apprenons beaucoup sur ses percutantes et éloquentes opinions sur l'art et la vie. "Mes vies" est un festin spectaculaire, à la fois charmant et drôle, outrageux et lumineux. Tour à tour décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers. Un texte attachant et passionnant.
Résumé : Un beau livre documentaire pour sensibiliser les enfants à l'art par le biais d'une thématique universelle : les émotions. Toutes les oeuvres d'art racontent une histoire, qu'on la devine immédiatement ou qu'elle résiste à notre compréhension. Or, chaque histoire comporte son lot d'émotions ! Ainsi, au travers d'une technique et d'une scène, Roy Lichtenstein a peint la joie, Tamara de Lempicka, la fierté, Man Ray, la tristesse, Michel-Ange, la peur, Edvard Munch, l'angoisse... N'attendez plus : entrez au Musée des émotions et baladez-vous au fil des pages. Vous vous amuserez d'abord à deviner les sentiments des personnages peints ou sculptés puis vous lirez l'histoire du tableau pour en comprendre les raisons. Tout cela en (re)découvrant 40 chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art datant de toutes les époques. Chaque oeuvre est décrite de manière simple et poétique, de façon à ce que l'enfant en regarde tous les détails et ait le sentiment d'y être, puis un court texte vient interroger la technique de l'artiste et ce qu'elle permet de faire ressentir. Une introduction sensible et ludique à l'art qui ravira aussi bien les petits que les grands.
White nous dévoile ici, sans fard, tous les faits de sa vie, même les plus provocants, comme seul ungrand écrivain peut se le permettre. Mes vies est un festin spectaculaire, charmant et drôle, charnelet intelligent, outrageux et lumineux. Tour à tour, décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers et dans ses opinions sur l'art et la vie. « Mes psys », « Mes femmes », «Ma mère », « Mes tapins », « Mes amis », « Mon Europe », « Mon Genet »... sont autant de chapitres qui constituent ces mémoires à l'écriture ciselée et d'une mélancolie déchirante.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni