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Jean Genet
White Edmund ; Delamare Philippe
GALLIMARD
27,90 €
Épuisé
EAN :9782070730162
De la vie de Jean Genet, né le 19 décembre 1910 et abandonné par sa mère à l'Assistance publique, on ne connaissait que ce qu'il avait bien voulu en dire ou en écrire lui-même. Une vie Faite de vagabondage, de prostitution homosexuelle, de vols, de prison, avant que, de 1942 à 1948, il écrive et publie, d'abord grâce à Cadeau, des poèmes et cinq romans d'une originalité violente qui le rendirent aussitôt célèbre. Une période improductive suivit la grâce présidentielle de 1949 et la parution en 1952 de l'énorme étude de Sartre, Saint Genet, comédien et martyr, puis vint une série éblouissante de pièces de théâtre. A nouveau le silence, et enfin l'engagement de Genet auprès des Panthères Noires aux Etats-Unis — où la pièce Les Nègres avait en quelque sorte précédé la radicalisation de certains mouvements noirs — et auprès des combattants palestiniens. Il écrivit alors son dernier livre, Un captif amoureux, qui sera publié un mois après sa mort, en 1986. Edmund White a voulu aller plus loin dans l'étude de cet écrivain mondialement connu, toujours auréolé de scandale. Après sept ans de recherches, pendant lesquelles il a rencontré des dizaines de témoins des périodes les plus cruciales de la vie de Genet, comme des témoins de son enfance dans le Morvan ou de son séjour dans la colonie pénitentiaire de Mettray, l'auteur a pu mettre en lumière beaucoup d'autres vies de Genet, que celui-ci avait toujours cachées. Jamais personne n'avait jusqu'à présent établi une relation constante entre les oeuvres de Jean Genet et sa personnalité, intimement liée à sa faculté d'assimiler, d'imaginer, de travestir et en fin de compte d'exister à ses propres yeux dans l'acte d'écrire.
Résumé : PETITE BIBLIOTHEQUE AMERICAINE Les rôdeurs se glissent à pas de loup dans le noir, le long des quais endormis ? Un jeune homme fasciné observe leur manège, tandis que des morceaux épars de son passé lui reviennent en mémoire. Ce voyage dans un temps irrémédiablement perdu - les ruines d'une enfance saccagée, les rites nocturnes de l'homosexualité et l'apprentissage de la solitude - est aussi une suite de variations musicales autour d'un même thème : la fin d'une passion inspirée par un être exceptionnel. Mais l'amour existe-t-il ailleurs que dans notre mémoire ?
En 1900, dans le Sussex, le jeune écrivain Stephen Crane meurt à petit feu de la tuberculose. Cora, sa compagne, une ancienne prostituée qui tenait en Floride un bordel appelé l'Hotel de Dream, organise un voyage pour tenter de le guérir. Stephen rencontre ses amis, le pédant Henry James, et le très sec Jo-seph Conrad. Le romancier sent que ses heures sont comptées, et se met à dicter le début d'un récit à Cora, inspiré de sa rencontre, quelques mois plus tôt, dans les rues de New York, avec un garçon des rues nommé Elliott, qui vit de la prostitution. Ce Painted Boy, homosexuel vagabond aux mauvaises fréquentations, donne son nom à la nouvelle que Crane dicte avec peine à Cora. Elliott fait la connaissance d'un banquier de 42 ans, Theodore Koch, qui se prend d'une passion coupable pour lui. Mais le jeune éphèbe a un dangereux protecteur en la personne de Johnny Presto, qui, jaloux, sème la catastrophe dans la vie de Theodore - le chantage, la honte, la ruine. Après la mort de Crane, Cora confie le manuscrit à Henry James, qui choisit de brûler ce roman honteux.Edmund White s'est fait connaître du public français en 1984 avec Un jeune Américain, roman retraçant une difficile adolescence gay dans une province américaine. Enseignant à l'université de Princeton, il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels La tendresse sur la peau (Bourgois, 1988), La symphonie des adieux (Plon, 1998), L'homme marié (Plon, 2000), ainsi qu'une biographie de Jean Genet (Gallimard, 1993) et son autobiographie Mes vies (Plon, 2006).
« C'est un roman au coeur triste et à l'esprit gai, sans stupide jeu de mots. Le coeur est triste puisqu'un homme aime un homme qui va mourir. L'esprit est gai puisque, derrière les sanglots longs des violons, pointe l'entêtement au bonheur, la formidable envie de vivre jusqu'à l'arête fine qui sépare du gouffre. (...) Edmund White, dont on sait que le difficile Nabokov avait salué les débuts, signe son plus beau livre depuis Un jeune Américain. Une oeuvre où se regardent et, parfois, s'affrontent des univers parallèles, homos et hétéros, aristos chics et bohème toc, Français imbus et Américains imbuvables, jeunesse dorée et âge d'airain et, bien sûr, la vie mangée par la mort. Edmund White a su éviter le pathos qui plombe tant de récits des années sida. Sa fresque, économe des effets de larmes, réussit souvent à nous faire sourire. » Fabrice Gaignault, Elle
Résumé : A flâneur is a stroller, a loiterer, someone who ambles through a city without apparent purpose but is secretly attuned to the history of the place and in covert search of adventure, aesthetic or erotic. Edmund White, who lived in Paris for sixteen years, wanders through the streets and avenues and along the quays, into parts of Paris virtually unknown to visitors and indeed to many Parisians. Entering the Marais evokes the history of Jews in France, a visit to the Haynes Grill recalls the presence - festive, troubled - of black Americans in Paris for a century and a half. Gays, Decadents, even Royalists past and present are all subjected to the flâneurs scrutiny. In his opinionated fashion, the flâneur visits bookshops and boutiques, monuments and palaces, providing gossip and background to each site, looking through the blank walls past the proud edifices to glimpse the inner human drama. Along the way he recounts everything from the latest debates among French lawmakers to the juicy details of Colette's life. In this, the first book in The Writer and the City series, Edmund White lures the reader into the fascinating backstreets of his personal Paris. It is an exhilarating adventure with a most seductive companion.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.