Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Symétrie et mathématique moderne
Weyl Hermann
FLAMMARION
8,20 €
Épuisé
EAN :9782080813664
Vers la fin de sa carrière, l'auteur eut l'idée de publier un curieux "album d'images" (dessins géométriques, fleurs, monuments, coquillages, objets d'art,... ) qu'il présenta ainsi dans sa préface:"Mon but a été double: d'une part, montrer la très grande variété des applications du principe de symétrie dans les arts, la nature organique, la nature inorganique - ce que de nombreuses illustrations étayant le texte aident bien sûr à saisir - d'autre part, éclaircir pas à pas la signification philosophique et surtout mathématique de l'idée de symétrie. Ce dernier dessein m'a obligé à confronter les notions et théories de la Symétrie et celles de la Relativité.Dans ma pensée, ce livre s'adresse avant tout à un cercle plus large que celui des spécialistes qualifiés. Certes, il n'évite pas les mathématiques (ce qui irait àl'encontre de son but), mais l'étude détaillée de la plupart des problèmes abordés, en particulier leur étude mathématique complète, n'a pas été considérée comme de son ressort."
Comment le cinématographe Lumière, simple attraction foraine à l'origine, en vint-il si tôt à s'apparenter aux arts ? Il fallut que la modernité reconnaisse en ceux-ci la prépondérance du matériau pour que le film se révèle puissance d'extériorisation sensorielle d'aspirations inouïes. Il convient alors de repenser le statut du décor, de l'acteur, du costume, du cadre, du montage, de la lumière et du son, comme relevant d'une transformation du matériau émancipé de la contrainte discursive. De là le déplacement d'accent du rhétorique au poétique, et le dépassement du dualisme esthétique-éthique en faveur d'un jeu interne appelé écriture, où sont indissociables les composantes structurelles : matériau, technique, discours, éthique, rhétorique et poétique. L'action directe de l'esprit est donc requise, afin de plier le matériau à un dessein excédant les possibilités du logos : souffle sur matière, dont les effets surpassent toute prévisibilité de critère scénaristique. D'où pellicule ensorcelée, selon l'expression de Robert Bresson, qui a si bien su faire entrevoir l'enjeu de l'écriture cinématographique. Sont minutieusement interrogées à tous ces égards des oeuvres représentatives prélevées dans l'histoire mondiale du cinéma.
L'écriture selon Derrida précède la parole. Les conséquences de ce renversement capital sont considérables, et tout porte à croire qu'on n'en mesure pas encore toute la portée. Ceci en raison de la persistance dans la linguistique dominante d'une base mot (lexicalisme), d'où découle le règne de la représentation. Penser une antécédence de l'écriture, c'est faire droit, avec l'aide de Deleuze et Guattari, à la possibilité d'un état moléculaire du langage : d'une logique étrangère à l'ordre discursif. Dénonçant les résidus de lexicalisme chez ces trois penseurs mêmes, le présent travail s'efforce de le dépasser en s'attaquant à toute survie de la grammaticalité là où l'écriture est censée la dissoudre. Cela passe par une véritable disruption du signe, dont on trouvera le principe chez Hjelmslev, dans la non-conformité réciproque des plans de l'expression et du contenu. Il s'agit, surtout, de sortir de la phase expérimentale à cet égard, qui voudrait produire une écriture par le refoulement de la représentation. Or, compatible avec l'écriture qui la subvertit, la représentation est nécessaire à sa médiation.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.