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Ecriture et représentation
Weyl Daniel
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343145136
L'écriture selon Derrida précède la parole. Les conséquences de ce renversement capital sont considérables, et tout porte à croire qu'on n'en mesure pas encore toute la portée. Ceci en raison de la persistance dans la linguistique dominante d'une base mot (lexicalisme), d'où découle le règne de la représentation. Penser une antécédence de l'écriture, c'est faire droit, avec l'aide de Deleuze et Guattari, à la possibilité d'un état moléculaire du langage : d'une logique étrangère à l'ordre discursif. Dénonçant les résidus de lexicalisme chez ces trois penseurs mêmes, le présent travail s'efforce de le dépasser en s'attaquant à toute survie de la grammaticalité là où l'écriture est censée la dissoudre. Cela passe par une véritable disruption du signe, dont on trouvera le principe chez Hjelmslev, dans la non-conformité réciproque des plans de l'expression et du contenu. Il s'agit, surtout, de sortir de la phase expérimentale à cet égard, qui voudrait produire une écriture par le refoulement de la représentation. Or, compatible avec l'écriture qui la subvertit, la représentation est nécessaire à sa médiation.
Le plus souvent galvaudée, la dénomination i art se trouve ici appropriée par exception, si l'on peut appeler art ce qui n'a guère pour fin d'imiter mais, de l'aveu même de Bresson, de se déployer en écriture, régime d'un langage émancipé du rôle utilitaire et représentatif. excédant discours et raison, propre à renverser toute valeur admise. De sorte que la figure historique de Jeanne d'Arc en son héroïsme inspiré n'est pas prise pour modèle mais source de questionnement en tant que principe d'incitation au dépassement. Ce qui suppose la problématisation du rapport entre le film et son référent historique. Il convient alors de considérer ce dernier comme matériau, lieu des profondes transformations. depuis la représentation jusqu'à l'écriture, de la mise en oeuvre filmique.
Vers la fin de sa carrière, l'auteur eut l'idée de publier un curieux "album d'images" (dessins géométriques, fleurs, monuments, coquillages, objets d'art...) qu'il présenta ainsi dans sa préface : "Mon but a été double : d'une part, montrer la très grande variété des applications du principe de symétrie dans les arts, la nature organique, la nature inorganique - ce que de nombreuses illustrations étayant le texte aident bien sûr à saisir - d'autre part, éclaircir pas à pas la signification philosophique et surtout mathématique de l'idée de symétrie. Ce dernier dessein m'a obligé à confronter les notions et théories de la Symétrie et celles de la Relativité. Dans ma pensée, ce livre s'adresse avant tout à un cercle plus large que celui des spécialistes qualifiés. Certes, il n'évite pas les mathématiques (ce qui irait à l'encontre de son but), mais l'étude détaillée de la plupart des problèmes abordés, en particulier leur étude mathématique complète, n'a pas été considérée comme de son ressort".
Comment le cinématographe Lumière, simple attraction foraine à l'origine, en vint-il si tôt à s'apparenter aux arts ? Il fallut que la modernité reconnaisse en ceux-ci la prépondérance du matériau pour que le film se révèle puissance d'extériorisation sensorielle d'aspirations inouïes. Il convient alors de repenser le statut du décor, de l'acteur, du costume, du cadre, du montage, de la lumière et du son, comme relevant d'une transformation du matériau émancipé de la contrainte discursive. De là le déplacement d'accent du rhétorique au poétique, et le dépassement du dualisme esthétique-éthique en faveur d'un jeu interne appelé écriture, où sont indissociables les composantes structurelles : matériau, technique, discours, éthique, rhétorique et poétique. L'action directe de l'esprit est donc requise, afin de plier le matériau à un dessein excédant les possibilités du logos : souffle sur matière, dont les effets surpassent toute prévisibilité de critère scénaristique. D'où pellicule ensorcelée, selon l'expression de Robert Bresson, qui a si bien su faire entrevoir l'enjeu de l'écriture cinématographique. Sont minutieusement interrogées à tous ces égards des oeuvres représentatives prélevées dans l'histoire mondiale du cinéma.
Vers la fin de sa carrière, l'auteur eut l'idée de publier un curieux "album d'images" (dessins géométriques, fleurs, monuments, coquillages, objets d'art,... ) qu'il présenta ainsi dans sa préface:"Mon but a été double: d'une part, montrer la très grande variété des applications du principe de symétrie dans les arts, la nature organique, la nature inorganique - ce que de nombreuses illustrations étayant le texte aident bien sûr à saisir - d'autre part, éclaircir pas à pas la signification philosophique et surtout mathématique de l'idée de symétrie. Ce dernier dessein m'a obligé à confronter les notions et théories de la Symétrie et celles de la Relativité.Dans ma pensée, ce livre s'adresse avant tout à un cercle plus large que celui des spécialistes qualifiés. Certes, il n'évite pas les mathématiques (ce qui irait àl'encontre de son but), mais l'étude détaillée de la plupart des problèmes abordés, en particulier leur étude mathématique complète, n'a pas été considérée comme de son ressort."
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.