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L'empire du désir. Entre confiance et emprise : Eros et le tournant platonicien
Wersinger Taylor Gabrièle
MILLON
34,00 €
Épuisé
EAN :9782841374366
Incarné dans la figure grecque du tout puissant Eros et trop souvent confondu avec l'amour, le plaisir ou la sexualité, le "désir" s'est aujourd'hui imposé comme moteur de toute chose : apprentissage ou justice, mais aussi ivresse ou sobriété, liberté ou autorité, tout est désirable, jusqu'à la pensée, et même la violence... Comment une telle hégémonie s'est-elle mise en place et que deviennent la confiance, la réciprocité, l'amour, le plaisir ou encore le don sous le régime d'Eros ? A ces questions essentielles l'autrice répond en convoquant non seulement la philosophie et la psychanalyse, mais aussi la littérature et la linguistique, l'histoire, l'anthropologie, la sociologie ou encore l'économie, afin de cerner des oppositions récurrentes, des attracteurs cognitifs qui apparaissent et disparaissent dès l'Antiquité autour de cette notion de "désir". Interrogeant en parallèle l'évolution des notions grecques de thumos, epithumia, philia, pistis, aidôs, anagkê, timè ou kharis, elle montre que c'est à partir de Platon et contre Homère que s'est constituée une pensée (qui n'est pas celle de "Platon", auteur polyphonique des Dialogues, mais celle en particulier de Diotime, la prêtresse du Banquet) imposant une définition érotique de l'âme, qui fonde une anthropologie de type économique où, caché sous le masque d'Eros, règne Cupidon, le cupide. Erotisé et soumis à l'exigence d'une réévaluation vers un au-delà, l'amour est pris dans une dynamique qui s'est révélée propice à de multiples appropriations et propagandes idéologiques, religieuses, politiques, économiques et sociétales. C'est cette conception dominante platonicienne du "désir" brandi comme la plus haute valeur qui oriente subrepticement la pensée contemporaine, de Michel Foucault à Georges Didi-Huberman, en passant par exemple par Jean-Luc Marion ou Emmanuel Levinas. A cette pensée dominante s'est opposée celle de l'orateur Lysias qui, dans le Phèdre de Platon, propose une alternative indispensable pour déconstruire l'empire d'Eros.
Peu de livres du domaine de l'esthétique ont eu le succès retentissant d'ABSTRACTION ET EINFÜHLUNG. Depuis sa parution en 1907, Il n'a cessé d'être réédité et s'il a, de longue date, été traduit en plusieurs langues, c'est bien la première traduction française que le lecteur trouvera Ici. A quoi tient ce succès si durable? A la clarté du style de Worringer, certes, mats aussi aux problèmes que le livre soulève. Prenant appui sur des concepts élaborés par l'esthétique allemande, tels que I'Einfühlung, Worringer interroge la souveraineté de la vision de la Renaissance qu'il circonscrit. Il délimite ainsi Faire de l'expressionnisme et finit par opposer au classicisme une vision où le réalisme s'estompe au profit de l'abstraction. Thèse, par certains côtés, prophétique, qui demandait à être confrontée à l'art abstrait. D'où l'importance de la présentation de cet ouvrage, confiée à Dora Vallier, spécialiste bien connue de l'art abstrait.
Résumé : Qui n?a pas, à la télé, dans les journaux, ou dans les discussions de bistrot, entendu parler de termes économiques qui lui échappaient ? Cet ouvrage vise à présenter les fondamentaux de la discipline de façon claire et c?est en tout cas son ambition ludique. Pas d?équations barbares, de graphiques incompréhensibles, le moins possible de jargon indigeste : qui a dit que l?économie était ennuyeuse ?
Peintre, sculpteur, dessinateur, graveur, créateur d'objets d'art décoratif, écrivain, Alberto Giacometti n'a cessé d'explorer de nouvelles voies. Depuis ses débuts dans l'atelier de son père jusqu'à sa consécration internationale dans les années 1960, son parcours démontre une détermination farouche à inventer de nouveaux modes de représentation avec les moyens les plus réduits et à partir des motifs les plus traditionnels : le portrait, la nature morte, la figure humaine, le paysage. Sa brève incursion dans le surréalisme conforte sa croyance en une réalité au-delà des apparences, et c'est cette réalité en perpétuelle mutation qu'il cherche sans relâche à restituer. Ses oeuvres en s'accumulant avec le temps façonnent un monde inquiétant et merveilleux, mettant en évidence la cohérence de sa démarche. Dépassant l'imagerie réductrice de l'artiste solitaire et angoissé de l'époque existentialiste, Véronique Wiesinger montre la complexité contradictoire et la qualité expérimentale de l'oeuvre de Giacometti, à jamais contemporaine.Véronique Wiesinger, conservatrice en chef du patrimoine, est directrice de la Fondation Alberto et Annette Giacometti depuis sa création en 2003. Elle est le commissaire de l'exposition L'atelier d'Alberto Giacometti, collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti , présentée à l'automne 2007 au Centre Pompidou.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Lorsqu?un homme bâtit une maison, il y fait une porte, des fenêtres et une cheminée, de façon à entrer et sortir par la porte pour aller chercher ce qui est nécessaire, de façon à recevoir de la lumière par les fenêtres et de façon que, lorsqu?il allume du feu, la fumée sorte par la cheminée, pour que la maison ne soit pas noircie par la fumée. De la même façon, l?âme qui est installée dans le corps comme dans une maison envoie et reçoit des pensées comme par une porte, les regarde comme par des fenêtres et fait passer leurs forces vers le cerveau ? de même que lorsqu?on allume du feu, la fumée s?en va vers la cheminée ? afin que celui-ci les trie en les examinant. Les pensées sont les causes premières de la science du bien et du mal et les organisatrices de toutes choses et sont appelées pensées. Car les pensées sont les causes premières de la bonté, de la sagesse, de la sottise et des autres faiblesses semblables, de la même façon que les mauvaises pensées sortent du c?ur : voilà ce qu?est la porte de la maison de l?âme. Et c?est pourquoi depuis le c?ur un chemin s?avance vers les éléments avec lesquels l?homme réalise ce qu?il pense. Et les forces des pensées montent vers le cerveau et le cerveau les rassemble, car le cerveau est le principe humide de tout le corps, de même que la rosée humidifie toutes choses. Et lorsque certaines humeurs mauvaises ou fétides se développent chez l?homme, elles envoient vers le cerveau une vapeur nocive.Il n?y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu?il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c?est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d?eux-mêmes, qu?ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.4e de couverture : Lorsqu?un homme bâtit une maison, il y fait une porte, des fenêtres et une cheminée, de façon à entrer et sortir par la porte pour aller chercher ce qui est nécessaire, de façon à recevoir de la lumière par les fenêtres et de façon que, lorsqu?il allume du feu, la fumée sorte par la cheminée, pour que la maison ne soit pas noircie par la fumée. De la même façon, l?âme qui est installée dans le corps comme dans une maison envoie et reçoit des pensées comme par une porte, les regarde comme par des fenêtres et fait passer leurs forces vers le cerveau ? de même que lorsqu?on allume du feu, la fumée s?en va vers la cheminée ? afin que celui-ci les trie en les examinant. Les pensées sont les causes premières de la science du bien et du mal et les organisatrices de toutes choses et sont appelées pensées. Car les pensées sont les causes premières de la bonté, de la sagesse, de la sottise et des autres faiblesses semblables, de la même façon que les mauvaises pensées sortent du c?ur : voilà ce qu?est la porte de la maison de l?âme. Et c?est pourquoi depuis le c?ur un chemin s?avance vers les éléments avec lesquels l?homme réalise ce qu?il pense. Et les forces des pensées montent vers le cerveau et le cerveau les rassemble, car le cerveau est le principe humide de tout le corps, de même que la rosée humidifie toutes choses. Et lorsque certaines humeurs mauvaises ou fétides se développent chez l?homme, elles envoient vers le cerveau une vapeur nocive.Il n?y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu?il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c?est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d?eux-mêmes, qu?ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.