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Loin d'Hagondange
Wenzel Jean-Paul ; Ertel Evelyne
SOLITAIRES INT
5,90 €
Épuisé
EAN :9782846813631
Extrait de la préfaceL'AUMCOURAGE. - Ils ont blessé ma fille au visage, c'est ça, pour moi, le moment historique.Bertolt Brecht, Mère Courage et ses enfants.Loin d'Hagondange est la première pièce écrite en 1974 par Jean-Paul Wenzel, alors à peu près inconnu. On peut s'étonner que ce jeune auteur, âgé de 27 ans, ait ainsi du premier coup frappé si juste et si fort. En tout cas, ses premiers lecteurs-spectateurs ne s'y trompèrent point. Lucien Attoun, qui avait fondé Théâtre Ouvert au Festival d'Avignon quelques années auparavant (en 1971), dans le but précisément de faire entendre des textes dramatiques inédits, retint la pièce pour une mise en espace au Festival suivant. En général, Attoun cherchait à associer un metteur en scène connu à un auteur inconnu ou peu connu. Mais Wenzel proposa de faire lui-même la mise en scène. Elle fut donc présentée quatre fois devant le public - relativement restreint - de la Chapelle des Pénitents Blancs en juillet 1975. Lucien Attoun, qui publia la pièce immédiatement dans la collection «Théâtre Ouvert» qu'il dirigeait aux éditions Stock - elle y est suivie de Marianne attend le mariage, écrite en collaboration avec Claudine Fiévet -, se souvient encore de l'émotion «extraordinaire» qu'elle suscita chez les spectateurs. Michel Dubois proposa aussitôt à Wenzel d'en produire une véritable mise en scène à la Comédie de Caen (promue centre dramatique national en 1972), dont il était le directeur. Elle y fut créée, avec les mêmes acteurs qu'en Avignon (Andrée Tainsy/Marie, Maurice Juniot/Georges, Claudine Fiévet/Françoise) en septembre 1976, tourna ensuite dans de très nombreuses petites villes autour de Caen, et en milieu rural - Wenzel voulant «décentrer la décentralisation»; elle fut également jouée en région parisienne et dans l'Est de la France, la région même qui faisait le sujet de la pièce. Le spectacle connut un très grand succès, auprès tant des divers publics que de la critique spécialisée; il reçut le Prix du syndicat de la critique dramatique de la meilleure création française pour la saison 1976. La pièce fut très rapidement traduite en de nombreuses langues et montée dans beaucoup de pays étrangers (États-Unis, Italie, Allemagne, Finlande, Suède, Portugal, etc.). Mais sa véritable consécration et, peut-être, sa notoriété jamais démentie sont dues au fait que Patrice Chéreau choisit d'en faire une nouvelle mise en scène dès 1977 au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, produite par le Théâtre national populaire de Villeurbanne, dont il était le codirecteur avec Roger Planchon depuis 1972. On sait la carrière fulgurante de ce prodige du théâtre, qui fut reconnu comme un grand artiste dès ses premières mises en scène. À cette époque, il était déjà devenu une véritable «star» nationale et internationale: en août 1976, pour le Festival du centenaire à Bayreuth, il avait mis en scène la Tétralogie de Wagner, avec Pierre Boulez à la direction musicale, dans une interprétation qui avait fait grand bruit et divisé violemment le public, indignant les tenants de la tradition, enthousiasmant les autres; à Paris, au printemps 1976, il avait présenté une seconde version de La Dispute de Marivaux, qui avait ébloui. On ne l'attendait pas sur ce répertoire de l'intime, du quotidien. Wenzel était, du reste, le premier auteur français contemporain qu'il montait, et, en dehors de Bernard-Marie Koltès et Marguerite Duras, le seul de toute sa carrière encore aujourd'hui. Le spectacle eut un grand retentissement et toute la presse, de L'Aurore à L'Humanité, en rendit compte. Si tous les critiques s'accordent à reconnaître la beauté (décor de Richard Peduzzi, lumières d'André Diot), l'intelligence et le raffinement du spectacle, ils sont quelques-uns à lui reprocher sa froideur, un étirement des silences qui frôle l'ennui, mais surtout un contresens dans la distribution et la direction des acteurs.
La pièce raconte en quatorze tableaux des éclats de vie d'un couple d'ouvriers d'Hagondange, Georges et Marie, dont la vie ne fut rythmée que par le travail aux aciéries, et qui, rendus à la «vacance» à l'aube de leur vieillesse, ne savent pas comment entreprendre cette soudaine «liberté», se laissent insidieusement envahir par le sentiment de leur inutilité et de ce temps vertigineux à combler.
Genel Katia ; Vuillerod Jean-Baptiste ; Wezel Luci
Comment penser le lien entre féminisme, nature et domination, d'un point de vue pratique et théorique, aujourd'hui ? Si le féminisme a souvent pensé ce lien dans la perspective d'une critique de la naturalisation de la domination, les mouvements écoféministes, qui revalorisent l'idée et la valeur de la nature, liant ainsi les luttes féministes et les luttes écologiques ou animales, ainsi que les féminismes matérialistes, qui insistent sur la domination des corps constitutive du capitalisme, permettent de repenser ce lien à nouveaux frais. Les auteurs se proposent de donner un aperçu des diverses manières de penser cette jonction rendant possible une réflexion collective sur ces débats politiques actuels. Avec un texte inédit de Roswitha Scholz (traduit par Clothilde Nouët et Salima Naït Ahmed), une intellectuelle d'envergure internationale encore peu connue en France.
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.