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La musique, un art du penser ? 17e forum "Le Monde" Le Mans 21 au 23 octobre 2005
Weill Nicolas
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753503465
La place particulière qu'occupe la musique dans les différents "arbres de la philosophie" depuis l'Antiquité donne à cet art une place à part, privilégiée qu'il est par bien des philosophes dont certains furent également des compositeurs, commeRousseau ou Nietzsche, et d'autres des interprètes, comme Jankélévitch. Pourquoi cette attention spéciale à la musique de la part de tant de penseursà travers le temps? Est-ce parce que la musique est le reflet le plus fidèle de la masse de notre pensée, consciente ou pas? Du bien parce que, plus que les autres beaux-arts, elle ressemble aux mathématiques - au point d'en avoir figuré comme l'une des parties? Est-ce enfin parce que la relation particulière de la musique au temps et la quasi immatérialité de l'écoute en fait comme une épure de la représentation et de l'expérience, objet philosophiques par excellence? Si certains philosophes ont été plus musiciens que d'autres, très peu ont hésité entre "Kant et Beethoven" à l'instar d'Adorno, dont il sera beaucoupquestion dans cet ouvrage. Pour discuter sur ce thème une vingtaine de philosophes, écrivains, musicologues, compositeurs et interprètes se sontrassemblés à l'occasion du 17e forum Le Monde/Le Mans, du vendredi 21 au dimanche 23 octobre 2005. Voici le résultat de leurs réflexions.
Résumé : L'homme n'est nulle part aussi présent que dans son visage. C'est pourquoi l'humanité s'est toujours efforcée d'en décrypter le mystère et de le fixer en image. La grande histoire du visage qu'entreprend ici Hans Belting, la première du genre, est un voyage à travers l'histoire de la civilisation européenne. Cette histoire montre la course éperdue des images, leurs tentatives sans cesse renouvelées pour capturer le visage animé et leur échec permanent à le saisir comme Moi humain. Lorsque l'homme paraît sur un tableau, c'est toujours le visage qui en occupe le centre. En même temps, ce visage, dans son caractère vivant, se dérobe à toutes les tentatives de le fixer en image. La vie pousse sans cesse à forger des images nouvelles, mais elle se soustrait à toute norme de représentation. L'art européen du portrait des Temps modernes n'a, pour l'essentiel, réussi qu'à engendrer des masques. Et même quand le cinéma projette le visage à l'écran dans une intimité sans pareille, il ne peut remplir la tâche qu'il s'est assignée de porter enfin l'être humain à l'image dans sa réalité. Tout travail sur le visage est un travail sur l'image, et par conséquent sur le masque. Telle est la tension dont ce livre explore le secret. Dans les masques de théâtre, les mimiques des acteurs, dans la peinture de portrait, la photographie, dans les films, dans l'art contemporain, Hans Belting exhume les diverses recherches qui ont visé, en vain, à se rendre maître du visage.
Certaines expéditions sont restées mythiques dans la mémoire des Français. Celle d'Égypte tout particulièrement& Quel siècle, depuis le Moyen Âge, n'a pas vu naître un projet de conquête de l'Orient en France ? Il revint à Louis XVI de donner forme au projet d'expédition, à la Révolution de la décider et à Napoléon de la mener. Intérêts culturels, politiques, commerciaux se conjuguaient alors pour faire de l'Orient un enjeu de première importance. Le 19 mai 1798, l'armée d'Orient, forte de 194 voiles, quitte Toulon emmenant soldats, artistes, savants. Mais en deux ans et demi, le rêve s'effondre, les troupes françaises évacuent devant les attaques anglaises et ottomanes. Du carnage de Jaffa aux batailles d'Aboukir et d'Héliopolis, l'expédition semble n'être qu'une succession d'échecs et d'horreurs. Pourtant, elle reste une fascinante aventure par laquelle l'Occident commença à découvrir l'Égypte sous un autre jour. Échec militaire, l'expédition fut en revanche un immense succès scientifique et culturel. Tous les trésors rapportés depuis lors, de la pierre de Rosette à l'obélisque de Louksor, continuent de fasciner le monde entier. --Gaëtane Guillo
Et s'il appartenait à la philosophie d'être le véritable ferment de l'unité de L'Europe ? Une Europe qui avant d'être un continent formé par l'histoire et la géographie pourrait être d'abord considérée comme une idée (au sens platonicien du terme) ? Si l'idée d'une " humanité européenne " - chère à Husserl - ne peut plus avoir dans une ère postcoloniale que le sens d'une injonction, ce ne peut être que dans te sens où l'Europe n'accède à l'humanité - ou y retourne après la barbarie de cette ère de fer que fut Le XXe siècle - qu'en se donnant ou se redonnant une finalité spirituelle. Ce 16e forum Le Monde/Le Mans qui s'est tenu du vendredi 22 au dimanche 24 octobre 2004 s'était donné pour tâche de préciser laquelle. Ou lesquelles. Ainsi, si la phénoménologie s'est voulue " philosophie d'Europe ", le projet n'est-t-il pas devenu depuis bien Longtemps L'affaire des politiques voire des " eurocrates " ? Pourtant, le désaveu apporté au projet de constitution européenne par les électeurs français, dimanche 29 mai 2005, jette son ombre sur les perspectives qui ont été développées par les intervenants tout en redonnant paradoxalement ses chances à la philosophie. Quand l'Europe retourne à l'établi, cette dernière ne se révèle-t-elle pas plus que jamais nécessaire ? Pour servir cette réflexion, les croisements de perspectives ont été multipliés. Ainsi les relations de l'Europe aux deux " Orients " qui taraudent et structurent son imaginaire, L'Est et l'islam, sont-ils interrogés en profondeur. De même plusieurs textes abordent les bouleversements que la figure des Etats-Unis a subis sur le Vieux continent, en particulier depuis ta fin de La Guerre froide. D'une manière ou d'une autre, l'Europe continue.
Nicolas Weill propose une lecture stimulante de ces textes qui constituent une des découvertes philosophiques les plus importantes de ces dernières années. La publication des "Cahiers" redonne une actualité brûlante à la question qui divise épigones et détracteurs du penseur allemand : comment continuer à philosopher avec Heidegger sans tenir compte d'une éventuelle contamination de cette philosophie par l'idéologie nazie ? Par une analyse sans concession des "Cahiers", en se concentrant sur les Réflexions (tenues par Heidegger de 1931 à 1941) mais tout en cherchant à en dégager les éléments proprement philosophiques, cet ouvrage invite à une approche équilibrée, quitte à "penser avec Heidegger, contre Heidegger", comme le suggérait Jürgen Habermas dès le début des années 1950. Il montre notamment comment l'auteur d'Etre et temps, en inventant une nouvelle forme de philosopher, a poursuivi et prolongé dans ces carnets la critique de la modernité telle qu'elle a été formulée par la "révolution conservatrice" allemande et par Oswald Spengler, le théoricien du déclin de l'Occident.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.