Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Heidegger et les "Cahiers noirs". Mystique du ressentiment
Weill Nicolas
CNRS EDITIONS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782271121332
Nicolas Weill propose une lecture stimulante de ces textes qui constituent une des découvertes philosophiques les plus importantes de ces dernières années. La publication des "Cahiers" redonne une actualité brûlante à la question qui divise épigones et détracteurs du penseur allemand : comment continuer à philosopher avec Heidegger sans tenir compte d'une éventuelle contamination de cette philosophie par l'idéologie nazie ? Par une analyse sans concession des "Cahiers", en se concentrant sur les Réflexions (tenues par Heidegger de 1931 à 1941) mais tout en cherchant à en dégager les éléments proprement philosophiques, cet ouvrage invite à une approche équilibrée, quitte à "penser avec Heidegger, contre Heidegger", comme le suggérait Jürgen Habermas dès le début des années 1950. Il montre notamment comment l'auteur d'Etre et temps, en inventant une nouvelle forme de philosopher, a poursuivi et prolongé dans ces carnets la critique de la modernité telle qu'elle a été formulée par la "révolution conservatrice" allemande et par Oswald Spengler, le théoricien du déclin de l'Occident.
La place particulière qu'occupe la musique dans les différents "arbres de la philosophie" depuis l'Antiquité donne à cet art une place à part, privilégiée qu'il est par bien des philosophes dont certains furent également des compositeurs, commeRousseau ou Nietzsche, et d'autres des interprètes, comme Jankélévitch. Pourquoi cette attention spéciale à la musique de la part de tant de penseursà travers le temps? Est-ce parce que la musique est le reflet le plus fidèle de la masse de notre pensée, consciente ou pas? Du bien parce que, plus que les autres beaux-arts, elle ressemble aux mathématiques - au point d'en avoir figuré comme l'une des parties? Est-ce enfin parce que la relation particulière de la musique au temps et la quasi immatérialité de l'écoute en fait comme une épure de la représentation et de l'expérience, objet philosophiques par excellence? Si certains philosophes ont été plus musiciens que d'autres, très peu ont hésité entre "Kant et Beethoven" à l'instar d'Adorno, dont il sera beaucoupquestion dans cet ouvrage. Pour discuter sur ce thème une vingtaine de philosophes, écrivains, musicologues, compositeurs et interprètes se sontrassemblés à l'occasion du 17e forum Le Monde/Le Mans, du vendredi 21 au dimanche 23 octobre 2005. Voici le résultat de leurs réflexions.
Depuis les attentats du 11 septembre et la montée en puissance des forces du radicalisme religieux, le débat sur la contestation des Lumières a repris de la vigueur. Pour les uns, cet événement vécu comme une rupture a montré que la civilisation issue du rationalisme des XVIIe et XVIIIe siècles constituait un patrimoine à défendre, au besoin par les armes. Pour les autres, la décomposition d'un monde dominé par la technique sonne définitivement le glas d'une époque marquée par la confiance dans le progrès et l'irruption sur la scène internationale de peuples qui ne doivent que peu à l'esprit des Lumières européennes. La question se pose sur un mode de plus en plus pressant de savoir si l'on peut sacrifier au nom du pluralisme des valeurs les principaux acquis des Lumières : l'unité du genre humain et l'autonomie des individus qui le composent. Considérer l'esprit des Lumières comme une histoire des vainqueurs serait tel, donc gravement méconnaître qu'elles font l'objet d'une contestation permanente et de tous bords et qu'elles suscitèrent dès leur surgissement les mises en causes les plus radicales. Cet esprit est-il pour autant perdu ? A-t-il fini par succomber aux coups de ses détracteurs ? C'est à travailler sur cette interrogation, dans toute l'étendue de sa complexité, que furent conviés les participants au dix-huitième forum Le Monde / Le Mans.
Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'étaient évacués les camps de concentration, entre 250 000 et 300 000 détenus ont perdu la vie sur les 700 000 qui y étaient encore internés en janvier 1945. Ils ont été massivement massacrés par leurs gardiens à la veille du départ, par les escorteurs des colonnes d'évacués ainsi que par des meurtriers de provenance diverse dont un bon nombre de civils, et ce, souvent sur le territoire de l'Allemagne. Même dans l'histoire du IIIe Reich qui, malgré la brièveté de son existence, a atteint des niveaux de criminalité inédits, on trouve peu d'exemples d'un meurtre de masse aussi féroce, aussi cruel et aussi efficacement mené que celui qui fut perpétré à la veille de son effondrement final. En quoi cette ultime période du conflit durant laquelle se joua le dernier acte du génocide nazi est-elle singulière? S'agit-il d'une phase différente de celle qui avait précédé la fin d'octobre 1944, date à laquelle Himmler donna l'ordre de cesser les massacres à Auschwitz? Relève-t-elle de la politique génocidaire amorcée à l'été 1941? Tout s'explique-t-il par le chaos lié à l'effondrement du régime? La période des marches de la mort se distingue-t-elle des autres étapes du génocide nazi par des traits spécifiques? Ces questions n'avaient quasiment pas été débattues jusqu'à présent malgré l'abondance des travaux scientifiques sur les camps de concentration et le génocide nazi. Cette étude, qui s'appuie sur un abondant matériau d'archives en toutes langues dispersées un peu partout dans le monde, est la première à décrire et à analyser la fin du IIIe Reich sous son aspect le moins connu: sa tentative ultime pour achever sa "mission historique" en liquidant les ennemis de la "race aryenne" et ses adversaires politiques avant son propre anéantissement. Biographie de l'auteur Professeur au département d'Histoire juive et à l'Institut du judaïsme contemporain de l'Université hébraïque de Jérusalem, Daniel Blatman a publié de nombreux travaux sur l'histoire des Juifs de Pologne à l'époque moderne et contemporaine ainsi que sur la Shoah. Il est l'auteur notamment de Votre liberté et la nôtre. Le mouvement ouvrier juif Bund en Pologne, 1939-1949 (Cerf, 2002) et En direct du Ghetto. La presse clandestine juive dans le Ghetto de Varsovie (Cerf, 2005).
Les lecteurs du Monde ont fait leur délice, durant l?été 2010, de la série consacrée à l?histoire detrente grandes revues françaises et étrangères. Voici ces textes réunis en volume, présentés parNicolas Weill et en coédition avec le grand quotidien du soir. Un témoignage de la richesse de la vieintellectuelle telle qu?elle est répercutée, depuis deux siècles, au travers de ces publications à lafois savantes et généralistes. Une saga qui s?identifie l?histoire de la littérature, des scienceshumaines, des religions, à celle de l?édition et à celle des rapports souvent contrariés entreintellectuels et pouvoir politique. De La Revue des deux mondes, vieille dame née sous Charles X, à La Nouvelle Revue française, fondée par Gide et Schlumberger en 1909, de l?éclectique SummerFiction à l?érotisme d?épouvante porté par Midi-Minuit fantastique, ce tour d?horizon sans équivalent interroge tout le champ du savoir et les modalités de sa diffusion. Au-delà des aventures éditoriales que chacune représente, ces revues se confondent avec l?histoire des groupes et des personnalités qui les ont fondées et animées: Emmanuel Mounier et la revue Esprit, Sartre et les Temps modernes, Debord et L?Internationale situationniste, Marcel Gauchet et Le Débat? Un livre salutaire pour comprendre le débat intellectuel d?hier et d?aujourd?hui.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.