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L'esprit des Lumières est-il perdu ? 18e forum Le Monde Le Mans, 17 au 19 novembre 2006
Weill Nicolas
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753505179
Depuis les attentats du 11 septembre et la montée en puissance des forces du radicalisme religieux, le débat sur la contestation des Lumières a repris de la vigueur. Pour les uns, cet événement vécu comme une rupture a montré que la civilisation issue du rationalisme des XVIIe et XVIIIe siècles constituait un patrimoine à défendre, au besoin par les armes. Pour les autres, la décomposition d'un monde dominé par la technique sonne définitivement le glas d'une époque marquée par la confiance dans le progrès et l'irruption sur la scène internationale de peuples qui ne doivent que peu à l'esprit des Lumières européennes. La question se pose sur un mode de plus en plus pressant de savoir si l'on peut sacrifier au nom du pluralisme des valeurs les principaux acquis des Lumières : l'unité du genre humain et l'autonomie des individus qui le composent. Considérer l'esprit des Lumières comme une histoire des vainqueurs serait tel, donc gravement méconnaître qu'elles font l'objet d'une contestation permanente et de tous bords et qu'elles suscitèrent dès leur surgissement les mises en causes les plus radicales. Cet esprit est-il pour autant perdu ? A-t-il fini par succomber aux coups de ses détracteurs ? C'est à travailler sur cette interrogation, dans toute l'étendue de sa complexité, que furent conviés les participants au dix-huitième forum Le Monde / Le Mans.
Depuis quelques années les agences de notation sont devenues un acteur décisif de la vie économique et financière. Acteurs décisifs du fait du développement des marchés obligataires, elles apparaissent également comme le rouage essentiel de l’actualité politique. Les redoutables « notes » qu’elles délivrent ou retirent, en particulier le fameux triple A, semblent être en mesure de décider du sort d’une campagne électorale, voire d’avoir des conséquences géopolitique à part entière. Pourtant, leur fonctionnement demeure opaque. Leur communication est strictement encadrée comme c’est le cas dans les entreprises sensibles et leur parole rare ou rarement entendue « de l’intérieur ». Rédigé pour le grand public sur la base d’entretiens par un haut cadre d’une des plus grandes agences de notation, ce livre propose un décryptage de cet univers fermé mais dont les décisions ont un impact immense sur nos existences. Quelle est l’histoire des agences de notation ? Leurs fonctions dans le système financier ? Comment travaillent les analystes ? Qui sont-ils ? Comment réglementer les agences ? Qui les finance et que coûtent leurs services ? Pourquoi leurs erreurs de jugement (crise des subprimes en 2008, insolvabilité de la Grèce, etc.) paraît ne pas entamer leur pouvoir ? Comment repenser les problèmes du crédit et de la dette ? Autant de questions abordées sans détour avec une volonté délibérément démystificatrice.
La place particulière qu'occupe la musique dans les différents "arbres de la philosophie" depuis l'Antiquité donne à cet art une place à part, privilégiée qu'il est par bien des philosophes dont certains furent également des compositeurs, commeRousseau ou Nietzsche, et d'autres des interprètes, comme Jankélévitch. Pourquoi cette attention spéciale à la musique de la part de tant de penseursà travers le temps? Est-ce parce que la musique est le reflet le plus fidèle de la masse de notre pensée, consciente ou pas? Du bien parce que, plus que les autres beaux-arts, elle ressemble aux mathématiques - au point d'en avoir figuré comme l'une des parties? Est-ce enfin parce que la relation particulière de la musique au temps et la quasi immatérialité de l'écoute en fait comme une épure de la représentation et de l'expérience, objet philosophiques par excellence? Si certains philosophes ont été plus musiciens que d'autres, très peu ont hésité entre "Kant et Beethoven" à l'instar d'Adorno, dont il sera beaucoupquestion dans cet ouvrage. Pour discuter sur ce thème une vingtaine de philosophes, écrivains, musicologues, compositeurs et interprètes se sontrassemblés à l'occasion du 17e forum Le Monde/Le Mans, du vendredi 21 au dimanche 23 octobre 2005. Voici le résultat de leurs réflexions.
Un livre sur l?histoire des mentalités et des représentations collectives, qui renouvelle en profondeur la perception des relations entre Juifs et Chrétiens au Moyen Âge. Contre la conception dominante d?une différence radicale entre les idées, les symboles et les rituels propres aux Chrétiens et aux Juifs à cette époque, l?auteur postule l?existence d?une relation constante, d?un dialogue étroit entre le langage des symboles juifs et chrétiens. L?histoire juive médiévale est donc envisagée comme un échange constant, un jeu de miroir. Les créations parallèles, les tensions mutuelles, les rivalités et les similarités troublantes caractérisent les relations entre les deux religions qui n?ont cessé de s?observer, de se contredire et de dialoguer. Les Juifs répondent aux attaques des Chrétiens en adoptant les symboles de « l?autre » pour mieux les renverser, les inverser et les détruire. Loin de former deux univers étanches, Juifs et Chrétiens possédaient une subtile connaissance les uns des autres, fondée sur la proximité dialectique, la familiarité avec les catégories théologiques de l?adversaire et sur de constants renversements mutuels d?images, de symboles, de rituels et de pratiques qui structurent leurs univers religieux. Au-delà des représentations et des clichés dominants, Israel Jacob Yuval nous invite à repenser la définition de l?autre dans le monde médiéval. Il démontre la force structurante, fondatrice des conflits dans la constitution d?une identité, d?une tradition et d?un éthos social spécifique.
Résumé : Intellectuel à la renommée mondiale, francophone et francophile, Zeev Sternhell demeure pourtant à bien des égards un inconnu pour le public tant sa carrière a eu de nombreux cadres : la France, Israël, les Etats-Unis... Il appartient aussi à cette génération d'historiens du XXe siècle qui a éprouvé dans sa chair les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi rappelle-t-il volontiers que la ville de Przemysl, dans la Galicie polonaise où il est né en 1935, fut aux premières loges de l'"Opération Barbarossa". On a su tardivement qu'il fut lui-même un enfant rescapé de la Shoah où beaucoup des siens ont péri. Les entretiens qui composent cet ouvrage retracent dans le détail cet itinéraire biographique exceptionnellement mouvementé. Homme d'archives et de lectures, polyglotte, Zeev Sternhell se veut résolument un historien des idées et entend avec énergie réhabiliter cette discipline tombée en France dans un discrédit qui l'étonne. Croire à la force motrice des idées (bonnes ou mauvaises), n'est-ce pas redonner tout son sens à ce que l'on appelle non seulement l'engagement, mais également la responsabilité des intellectuels ? Que ce soit par ses prises de position sur le conflit israélo-arabe, sur l'Etat juif, sur le néo-conservatisme américain ou sur le marxisme, Zeev Sternhell ne se soucie jamais des modes et conserve une attention aiguisée à l'actualité la plus brûlante. Une autre face de son travail l'écriture d'éditoriaux et de tribunes dans la presse le montre abondamment. Il était temps de revenir sur sa vie et son oeuvre, si singulières.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.