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Existe-t-il une Europe philosophique ? 16e Forum Le Monde Le Mans 22 au 24 octobre 2004
Weill Nicolas
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753501768
Et s'il appartenait à la philosophie d'être le véritable ferment de l'unité de L'Europe ? Une Europe qui avant d'être un continent formé par l'histoire et la géographie pourrait être d'abord considérée comme une idée (au sens platonicien du terme) ? Si l'idée d'une " humanité européenne " - chère à Husserl - ne peut plus avoir dans une ère postcoloniale que le sens d'une injonction, ce ne peut être que dans te sens où l'Europe n'accède à l'humanité - ou y retourne après la barbarie de cette ère de fer que fut Le XXe siècle - qu'en se donnant ou se redonnant une finalité spirituelle. Ce 16e forum Le Monde/Le Mans qui s'est tenu du vendredi 22 au dimanche 24 octobre 2004 s'était donné pour tâche de préciser laquelle. Ou lesquelles. Ainsi, si la phénoménologie s'est voulue " philosophie d'Europe ", le projet n'est-t-il pas devenu depuis bien Longtemps L'affaire des politiques voire des " eurocrates " ? Pourtant, le désaveu apporté au projet de constitution européenne par les électeurs français, dimanche 29 mai 2005, jette son ombre sur les perspectives qui ont été développées par les intervenants tout en redonnant paradoxalement ses chances à la philosophie. Quand l'Europe retourne à l'établi, cette dernière ne se révèle-t-elle pas plus que jamais nécessaire ? Pour servir cette réflexion, les croisements de perspectives ont été multipliés. Ainsi les relations de l'Europe aux deux " Orients " qui taraudent et structurent son imaginaire, L'Est et l'islam, sont-ils interrogés en profondeur. De même plusieurs textes abordent les bouleversements que la figure des Etats-Unis a subis sur le Vieux continent, en particulier depuis ta fin de La Guerre froide. D'une manière ou d'une autre, l'Europe continue.
Et si l'actuelle vague d'antisémitisme n'était pas aussi nouvelle qu'elle en a l'air? Et si, aujourd'hui, derrière la nouveauté des acteurs de la haine des juifs, se jouait une histoire plus ancienne continuant depuis le Moyen Age et même l'Antiquité, à produire indirectement ses effets? Si tel était le cas, le conflit du Moyen-Orient, cause spontanément invoquée pour expliquer le caractère inédit de la crise actuelle, pourrait bien se révéler, sinon un prétexte, du moins un simple déclencheur. Loin d'être devenu, comme on le croit, un pur produit d'exportation, le ver antisémite ne se dissimule-t-il pas toujours au c?ur de la société française et des malentendus engendrés par l'universalisme républicain?
Depuis quelques années les agences de notation sont devenues un acteur décisif de la vie économique et financière. Acteurs décisifs du fait du développement des marchés obligataires, elles apparaissent également comme le rouage essentiel de l’actualité politique. Les redoutables « notes » qu’elles délivrent ou retirent, en particulier le fameux triple A, semblent être en mesure de décider du sort d’une campagne électorale, voire d’avoir des conséquences géopolitique à part entière. Pourtant, leur fonctionnement demeure opaque. Leur communication est strictement encadrée comme c’est le cas dans les entreprises sensibles et leur parole rare ou rarement entendue « de l’intérieur ». Rédigé pour le grand public sur la base d’entretiens par un haut cadre d’une des plus grandes agences de notation, ce livre propose un décryptage de cet univers fermé mais dont les décisions ont un impact immense sur nos existences. Quelle est l’histoire des agences de notation ? Leurs fonctions dans le système financier ? Comment travaillent les analystes ? Qui sont-ils ? Comment réglementer les agences ? Qui les finance et que coûtent leurs services ? Pourquoi leurs erreurs de jugement (crise des subprimes en 2008, insolvabilité de la Grèce, etc.) paraît ne pas entamer leur pouvoir ? Comment repenser les problèmes du crédit et de la dette ? Autant de questions abordées sans détour avec une volonté délibérément démystificatrice.
Un livre sur l?histoire des mentalités et des représentations collectives, qui renouvelle en profondeur la perception des relations entre Juifs et Chrétiens au Moyen Âge. Contre la conception dominante d?une différence radicale entre les idées, les symboles et les rituels propres aux Chrétiens et aux Juifs à cette époque, l?auteur postule l?existence d?une relation constante, d?un dialogue étroit entre le langage des symboles juifs et chrétiens. L?histoire juive médiévale est donc envisagée comme un échange constant, un jeu de miroir. Les créations parallèles, les tensions mutuelles, les rivalités et les similarités troublantes caractérisent les relations entre les deux religions qui n?ont cessé de s?observer, de se contredire et de dialoguer. Les Juifs répondent aux attaques des Chrétiens en adoptant les symboles de « l?autre » pour mieux les renverser, les inverser et les détruire. Loin de former deux univers étanches, Juifs et Chrétiens possédaient une subtile connaissance les uns des autres, fondée sur la proximité dialectique, la familiarité avec les catégories théologiques de l?adversaire et sur de constants renversements mutuels d?images, de symboles, de rituels et de pratiques qui structurent leurs univers religieux. Au-delà des représentations et des clichés dominants, Israel Jacob Yuval nous invite à repenser la définition de l?autre dans le monde médiéval. Il démontre la force structurante, fondatrice des conflits dans la constitution d?une identité, d?une tradition et d?un éthos social spécifique.
Certaines expéditions sont restées mythiques dans la mémoire des Français. Celle d'Égypte tout particulièrement& Quel siècle, depuis le Moyen Âge, n'a pas vu naître un projet de conquête de l'Orient en France ? Il revint à Louis XVI de donner forme au projet d'expédition, à la Révolution de la décider et à Napoléon de la mener. Intérêts culturels, politiques, commerciaux se conjuguaient alors pour faire de l'Orient un enjeu de première importance. Le 19 mai 1798, l'armée d'Orient, forte de 194 voiles, quitte Toulon emmenant soldats, artistes, savants. Mais en deux ans et demi, le rêve s'effondre, les troupes françaises évacuent devant les attaques anglaises et ottomanes. Du carnage de Jaffa aux batailles d'Aboukir et d'Héliopolis, l'expédition semble n'être qu'une succession d'échecs et d'horreurs. Pourtant, elle reste une fascinante aventure par laquelle l'Occident commença à découvrir l'Égypte sous un autre jour. Échec militaire, l'expédition fut en revanche un immense succès scientifique et culturel. Tous les trésors rapportés depuis lors, de la pierre de Rosette à l'obélisque de Louksor, continuent de fasciner le monde entier. --Gaëtane Guillo
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.