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Littérature et ritualité. Enjeux du rite dans la littérature française contemporaine
Watthée-Delmotte Myriam
PETER LANG AG
60,65 €
Épuisé
EAN :9789052016450
Le prix Emmanuel Vossaert décerné par l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique à été attribué à cette étude. Les principes d'action et les conditions d'exécution de la littérature sont envisagés ici, pour la première fois de manière approfondie, sous l'angle du rite. Réfléchir aux enjeux et aux modes opératoires de la littérature en référence à la ritualité permet d'articuler de manière innovante les théories de la création et de la réception. Un texte se présente pour son auteur comme un pari sur le partage possible avec des lecteurs inconnus, appelés à constituer un " nous " dans le rituel renouvelable de la lecture. A cet effet, on observe que l'écrivain construit une représentation et en assure l'efficacité en s'appuyant sur des substrats mémoriels – marques identitaires à l'égard d'une culture –, mais aussi en convoquant du symbolique et de l'émotionnel. Sur cet horizon théorique, ce livre éclaire par une série d'analyses les enjeux de la mise en oeuvre de rites par les écrivains de la modernité littéraire française, du XIXe siècle à nos jours. Il examine comment la littérature peut convoquer les rites profanes qui gèrent les échanges interpersonnels, et spécifiquement ceux qui engagent la parole et l'écriture. Il observe comment, dans le processus qui vise à limiter l'arbitraire du signe, les rites institués peuvent servir de modèles, a fortiori les rites religieux, dont le sens et la force intégrative sont avérés, même s'ils se situent désormais en rémanence.
Ce livre est un hommage au Professeur Georges Jacques : témoignage de respect, d'admiration et de reconnaissance à un enseignant-chercheur qui fut, pour les uns, un compagnon de route incomparable, et pour les autres, un maître sans équivalent. A l'intérieur du domaine littéraire français, on ne peut qu'être frappé par la diversité des champs couverts par le Professeur Georges Jacques, de l'histoire littéraire à l'explication d'auteurs, des figures majeures du XIXe s. français aux auteurs les plus récents de la francophonie, de la génétique littéraire aux relations texte-image-musique. Une constante apparaît toutefois clairement dans l'empire qu'il a exercé sur les études littéraires à l'Université catholique de Louvain : son art de lire est un art de vivre. On observe, en effet, qu'il s'agisse de lecture ou de vie, la même curiosité insatiable, la même exigence de sens, la même délectation des saveurs. Rarement on rencontre un tel équilibre de l'intelligence littéraire et de la sensibilité au vécu. Cet ouvrage, par la diversité de ses contributeurs, offre un écho à cette singulière disposition.
Cet ouvrage réunit d'éminents spécialistes de sciences humaines pour interroger en interdisciplinarité la potentialité créatrice des rites et la dynamique rituelle de la création artistique. Il montre sur le plan historique et théorique en quoi les contraintes formelles et symboliques des rites publics (telles les commémorations, les investitures) et privés (comme l'écriture) peuvent être des creusets de l'inventivité dans leur usage. Il envisage en particulier les rites qui régulent la création esthétique dans les arts contemporains (arts plastiques, littérature, musique, danse, arts numériques...). Ce faisant, il éclaire comment la création est génératrice de ritualités, qu'il décode pour évaluer en quoi cette composante sous-tend des modes d'efficacité.
La violence est un thème littéraire et artistique particulièrement problématique : peut-on en effet la montrer ? Elle confronte à l'innommable, se présente comme la tache aveugle de l'expérience, là où il n'y a plus rien à dire. Pourquoi l'art et la littérature s'obstinent-ils dès lors, tant dans le domaine sacré que profane, à sa représentation ? Et comment ? Ce livre éclaire ces questions en montrant que la création littéraire ou artistique s'inscrit par nature au cœur d'une violence, celle de l'incapacité à dire ou à montrer, tandis qu'une autre puissance fait que l'on dépasse ce mutisme. La représentation de la violence est bien une douleur ajoutée ; elle donne accès à un " autre lieu ", qui n'est pas la vie mais l'imaginaire. Posée dans le cadre d'un travail de création, la violence appelle nécessairement une interprétation qui va au-delà de ce qui est montré d'un point de vue littéral ; plus que tout autre objet, elle souligne dès lors le geste artistique. Or celui-ci s'avère susceptible de partager l'émotion, de signifier la révolte et d'esquisser un sens possible à l'horreur. Cet ouvrage propose un jeu de regards croisés sur ce phénomène des spécialistes de diverses disciplines des sciences humaines (histoire, théologie, étude des arts, des lettres et des médias, psychanalyse, politologie...) explorent les manifestations, monstrations, définitions, conjurations de la violence. L'effort transdisciplinaire s'est effectué ici grâce à deux notions : la représentation et la ritualisation, qui s'avèrent, en définitive, solidaires.
Vai Lorenzo ; Tortola Pier domenico ; Pirozzi Nico
This book is a collection of the contributions to the Governing Europe project, which tackles the current situation and the future developments of the European mechanism of governance, putting forward a series of policy and institutional recommendations for the medium and long term, aimed at improving the democratic nature and the effectiveness of the European decision-making processes.
Une Microéconomie en accord avec les faits ! Cet ouvrage est d'abord un manuel "classique" de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu'un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés. C'est aussi un manuel très novateur car il permet - grâce à l'introduction de deux thèses originales - de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir : - pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l'édification dans tous les pays d'un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ; - pourquoi l'activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar). In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l'opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés : - Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l'indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ; Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l'ajustement de sa durée légale. Ce manuel s'adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.