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Rite et création
Watthée-Delmotte Myriam
HERMANN
37,60 €
Épuisé
EAN :9791037003447
Cet ouvrage réunit d'éminents spécialistes de sciences humaines pour interroger en interdisciplinarité la potentialité créatrice des rites et la dynamique rituelle de la création artistique. Il montre sur le plan historique et théorique en quoi les contraintes formelles et symboliques des rites publics (telles les commémorations, les investitures) et privés (comme l'écriture) peuvent être des creusets de l'inventivité dans leur usage. Il envisage en particulier les rites qui régulent la création esthétique dans les arts contemporains (arts plastiques, littérature, musique, danse, arts numériques...). Ce faisant, il éclaire comment la création est génératrice de ritualités, qu'il décode pour évaluer en quoi cette composante sous-tend des modes d'efficacité.
Ce livre est un hommage au Professeur Georges Jacques : témoignage de respect, d'admiration et de reconnaissance à un enseignant-chercheur qui fut, pour les uns, un compagnon de route incomparable, et pour les autres, un maître sans équivalent. A l'intérieur du domaine littéraire français, on ne peut qu'être frappé par la diversité des champs couverts par le Professeur Georges Jacques, de l'histoire littéraire à l'explication d'auteurs, des figures majeures du XIXe s. français aux auteurs les plus récents de la francophonie, de la génétique littéraire aux relations texte-image-musique. Une constante apparaît toutefois clairement dans l'empire qu'il a exercé sur les études littéraires à l'Université catholique de Louvain : son art de lire est un art de vivre. On observe, en effet, qu'il s'agisse de lecture ou de vie, la même curiosité insatiable, la même exigence de sens, la même délectation des saveurs. Rarement on rencontre un tel équilibre de l'intelligence littéraire et de la sensibilité au vécu. Cet ouvrage, par la diversité de ses contributeurs, offre un écho à cette singulière disposition.
La violence est un thème littéraire et artistique particulièrement problématique : peut-on en effet la montrer ? Elle confronte à l'innommable, se présente comme la tache aveugle de l'expérience, là où il n'y a plus rien à dire. Pourquoi l'art et la littérature s'obstinent-ils dès lors, tant dans le domaine sacré que profane, à sa représentation ? Et comment ? Ce livre éclaire ces questions en montrant que la création littéraire ou artistique s'inscrit par nature au cœur d'une violence, celle de l'incapacité à dire ou à montrer, tandis qu'une autre puissance fait que l'on dépasse ce mutisme. La représentation de la violence est bien une douleur ajoutée ; elle donne accès à un " autre lieu ", qui n'est pas la vie mais l'imaginaire. Posée dans le cadre d'un travail de création, la violence appelle nécessairement une interprétation qui va au-delà de ce qui est montré d'un point de vue littéral ; plus que tout autre objet, elle souligne dès lors le geste artistique. Or celui-ci s'avère susceptible de partager l'émotion, de signifier la révolte et d'esquisser un sens possible à l'horreur. Cet ouvrage propose un jeu de regards croisés sur ce phénomène des spécialistes de diverses disciplines des sciences humaines (histoire, théologie, étude des arts, des lettres et des médias, psychanalyse, politologie...) explorent les manifestations, monstrations, définitions, conjurations de la violence. L'effort transdisciplinaire s'est effectué ici grâce à deux notions : la représentation et la ritualisation, qui s'avèrent, en définitive, solidaires.
Résumé : Cet ouvrage fait le point sur ce que la littérature peut opposer à la mort. Il montre comment les "belles lettres" interviennent à tous les instants et dans toutes les circonstances qui placent l'homme face à la mort, en mettant en oeuvre une efficacité de type rituel, depuis la possibilité de résister à la sidération, au choc, jusqu'à la commémoration sereine avec le recul des années, en passant par l'accomplissement des différentes étapes du deuil.
La société contemporaine, tout orientée qu'elle soit vers le futur, n'en est pas moins sous-tendue par une incessante invitation à pratiquer collectivement des commémorations du passé : par les événements publics, le jeu des médias, et jusqu'à la page d'accueil du site Google. Quel est le sens de ce phénomène, comment l'esthétique y joue-t-elle un rôle et en quoi rencontre-t-il la spiritualité ? Telles sont les questions que cet ouvrage propose d'éclairer.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.