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La violence : représentations et ritualisations
Watthée-Delmotte Myriam
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782747532327
La violence est un thème littéraire et artistique particulièrement problématique : peut-on en effet la montrer ? Elle confronte à l'innommable, se présente comme la tache aveugle de l'expérience, là où il n'y a plus rien à dire. Pourquoi l'art et la littérature s'obstinent-ils dès lors, tant dans le domaine sacré que profane, à sa représentation ? Et comment ? Ce livre éclaire ces questions en montrant que la création littéraire ou artistique s'inscrit par nature au cœur d'une violence, celle de l'incapacité à dire ou à montrer, tandis qu'une autre puissance fait que l'on dépasse ce mutisme. La représentation de la violence est bien une douleur ajoutée ; elle donne accès à un " autre lieu ", qui n'est pas la vie mais l'imaginaire. Posée dans le cadre d'un travail de création, la violence appelle nécessairement une interprétation qui va au-delà de ce qui est montré d'un point de vue littéral ; plus que tout autre objet, elle souligne dès lors le geste artistique. Or celui-ci s'avère susceptible de partager l'émotion, de signifier la révolte et d'esquisser un sens possible à l'horreur. Cet ouvrage propose un jeu de regards croisés sur ce phénomène des spécialistes de diverses disciplines des sciences humaines (histoire, théologie, étude des arts, des lettres et des médias, psychanalyse, politologie...) explorent les manifestations, monstrations, définitions, conjurations de la violence. L'effort transdisciplinaire s'est effectué ici grâce à deux notions : la représentation et la ritualisation, qui s'avèrent, en définitive, solidaires.
1921 : Pierre Jean Jouve rencontre la psychanalyste Blanche Reverchon, traduit avec elle les Trois essais sur la théorie de la sexualité de Freud, et signe alors les plus troublants de ses romans (Hécate, Vagadu...). 1947 : Henry Bauchau entre en analyse avec Blanche Reverchon Jouve, que l'on retrouve dans La Déchirure sous les traits de " La Sibylle ". Ce volume prolonge l'histoire d'une amitié entre deux écrivains unis par la figure de Blanche et qui auront partagé les mêmes interrogations : le christianisme, la psychanalyse, le sens de la faute, le goût pour le mythe, et une relation privilégiée avec les " confins " (la Suisse et la Belgique)...
Ce livre est un hommage au Professeur Georges Jacques : témoignage de respect, d'admiration et de reconnaissance à un enseignant-chercheur qui fut, pour les uns, un compagnon de route incomparable, et pour les autres, un maître sans équivalent. A l'intérieur du domaine littéraire français, on ne peut qu'être frappé par la diversité des champs couverts par le Professeur Georges Jacques, de l'histoire littéraire à l'explication d'auteurs, des figures majeures du XIXe s. français aux auteurs les plus récents de la francophonie, de la génétique littéraire aux relations texte-image-musique. Une constante apparaît toutefois clairement dans l'empire qu'il a exercé sur les études littéraires à l'Université catholique de Louvain : son art de lire est un art de vivre. On observe, en effet, qu'il s'agisse de lecture ou de vie, la même curiosité insatiable, la même exigence de sens, la même délectation des saveurs. Rarement on rencontre un tel équilibre de l'intelligence littéraire et de la sensibilité au vécu. Cet ouvrage, par la diversité de ses contributeurs, offre un écho à cette singulière disposition.
La société contemporaine, tout orientée qu'elle soit vers le futur, n'en est pas moins sous-tendue par une incessante invitation à pratiquer collectivement des commémorations du passé : par les événements publics, le jeu des médias, et jusqu'à la page d'accueil du site Google. Quel est le sens de ce phénomène, comment l'esthétique y joue-t-elle un rôle et en quoi rencontre-t-il la spiritualité ? Telles sont les questions que cet ouvrage propose d'éclairer.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.