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L'ordre matériel du savoir. Comment les savants travaillent, XVIe-XXIe siècles
Waquet Françoise
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271081193
L'ordre matériel du savoir Comment les savants travaillent | XVIe-XXIe siècles L'article, le graphique, la fiche, le poster, le cahier de laboratoire sont quelques-uns des nombreux outils du travail scientifique étudiés dans cet ouvrage qui offre une histoire matérielle de la culture savante entre le XVIe et le XXIe siècle. Il rend manifeste, de la médecine à l'archéologie, de la géographie à la chirurgie, ce que l'on ne voit pas ou plus dans les résultats : la masse imposante de l'outillage à disposition, sa grande diversité, son accroissement constant. S'y ajoutent les ressources des savants eux-mêmes, celles de leurs sens éduqués ou amplifiés par de multiples instruments. Les configurations fascinantes que ces outils et leur emploi créent entre écrit, image, parole, regard et geste révèlent le caractère composite, multimédia et multisensoriel, de l'ordre raisonné du savoir. Explorer la science dans sa matérialité éclaire d'un jour nouveau des pans entiers de l'histoire intellectuelle. Les outils de travail ne sont pas de simples à-côtés des idées. Ils participent étroitement à la connaissance, entre objectivité scientifique et éléments empruntés à l'expérience des sens. Un essai d'anthropologie des savoirs qui porte un regard original sur l'ordinaire de la science.
De la Renaissance aux Lumières, les savants eurent le sentiment de former une communauté qui, dépassant les frontières politiques et religieuses, en vint à se présenter comme un Etat particulier : la République des Lettres. Ce livre, embrassant une perspective résolument européenne, propose de suivre trois siècles d'histoire quand, dans une tension constante entre l'utopie et la réalité des faits, le monde savant prit progressivement conscience de sa force et de son unité. Il y a là un des phénomènes majeurs de l'histoire de la culture occidentale : sans République des Lettres, il n'y aurait point eu d'intellectuels. Les auteurs sont, tous deux, spécialistes d'histoire intellectuelle de l'Europe moderne. Hans Bots est professeur à l'Université de Nimègue ; Françoise Waquet est directeur de recherche au CNRS.
Comment penser l?oralité dans la civilisation de l?imprimé, c?est-à-dire celle de l?Europe savante du XVIe au XXe siècle (universités, académies, laboratoires de recherche)? À lire les travaux sur les milieux intellectuels, tout se passe comme si, depuis l?invention de l?imprimerie, l?oralité avait, non seulement perdu sa valeur mais, qui plus est, complètement disparu. Pourtant, savants et lettrés ont enseigné, siégé dans les académies, participé à des colloques, conversé entre eux; aujourd?hui encore comment imaginer le monde intellectuel ? « notre » monde ? sans l?oralité, celle des cours et des conférences, des séminaires et des congrès, des interminables discussions dans les couloirs et au téléphone? Or, ces activités de parole qui constituent une part notable de l?emploi du temps scientifique ont été historiographiquement cantonnées dans le contexte muet de la vie intellectuelle; on ne les a jamais étudiées en tant que telles. À l?inverse, le contraste est saisissant pour les études portant sur les formes de culture qualifiées de « populaires », c?est-à-dire la culture orale. On a donc assimilé, d?une part, écrit à cultivé et savant, de l?autre, oral à populaire, illettré, inculte. En plaçant le monde intellectuel sous le signe majeur de l?écrit et de l?imprimé, en réduisant les ?uvres de l?esprit à des textes à lire, on a oublié ce par quoi le savoir a aussi circulé et circule encore à son plus haut niveau: la parole. Ce que Françoise Waquet entreprend donc dans ce nouveau livre, c?est d?écrire une histoire culturelle de l?oralité dans la civilisation de l?imprimé, et, par là même, de restituer à l?oralité sa place dans l?histoire intellectuelle.Au bout de ce parcours passionnant (de la leçon magistrale à la leçon d?agrégation, du séminaire à la session poster), Françoise Waquet montre bien que, même dans ses plus hautes sphères, la civilisation de l?imprimé est également une civilisation orale, que le dialogue, l?échange de mots dans la communication des connaissances assurent non seulement la transmission du savoir, mais aussi son invention, et que l?oralité, en fin de compte, est une « technologie de l?intelligence ».
Offrir des mélanges, faire une leçon inaugurale, écrire une lettre de recommandation, présenter un poster, ce sont là quelques exemples des nombreux rituels et genres du savoir qui font le sujet de ce livre. Relevant de l'ordre symbolique aussi bien que scientifique, ils sont le lieu d'une exploration originale du monde universitaire, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours. L'étude de ces pratiques exceptionnelles ou ordinaires révèle les règles, souvent implicites, qui organisent la communication du savoir. Elle montre les configurations fascinantes qui, hier comme aujourd'hui, se créent entre l'écriture, l'imprimé, la parole, le geste, l'image. Une authentique culture multimédia se déploie au-delà les bornes de la civilisation du livre : dans les opérations intellectuelles, écrire et imprimer vont de pair avec parler, voir et montrer. Au fil des formes et des civilités régissant la vie savante, ressortent les liens multiples qui unissent des personnes entre elles et dessinent des communautés vivantes avec leurs autorités, leurs légendes, leurs panthéons. Un univers fortement contrasté apparaît, où les émotions ont place à côté de la raison, où l'oeuvre la plus individuelle a une dimension collective, où la générosité entre dans l'économie du savoir. Sous le signe des passions académiques, se révèle l'ambivalence d'un monde fait de jeux de pouvoir violents et de sentiments tout aussi puissants.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.