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Parler comme un livre. L'oralité et le savoir (XVIème-XXème siècle)
Waquet Françoise
ALBIN MICHEL
28,50 €
Épuisé
EAN :9782226137616
Comment penser l?oralité dans la civilisation de l?imprimé, c?est-à-dire celle de l?Europe savante du XVIe au XXe siècle (universités, académies, laboratoires de recherche)? À lire les travaux sur les milieux intellectuels, tout se passe comme si, depuis l?invention de l?imprimerie, l?oralité avait, non seulement perdu sa valeur mais, qui plus est, complètement disparu. Pourtant, savants et lettrés ont enseigné, siégé dans les académies, participé à des colloques, conversé entre eux; aujourd?hui encore comment imaginer le monde intellectuel ? « notre » monde ? sans l?oralité, celle des cours et des conférences, des séminaires et des congrès, des interminables discussions dans les couloirs et au téléphone? Or, ces activités de parole qui constituent une part notable de l?emploi du temps scientifique ont été historiographiquement cantonnées dans le contexte muet de la vie intellectuelle; on ne les a jamais étudiées en tant que telles. À l?inverse, le contraste est saisissant pour les études portant sur les formes de culture qualifiées de « populaires », c?est-à-dire la culture orale. On a donc assimilé, d?une part, écrit à cultivé et savant, de l?autre, oral à populaire, illettré, inculte. En plaçant le monde intellectuel sous le signe majeur de l?écrit et de l?imprimé, en réduisant les ?uvres de l?esprit à des textes à lire, on a oublié ce par quoi le savoir a aussi circulé et circule encore à son plus haut niveau: la parole. Ce que Françoise Waquet entreprend donc dans ce nouveau livre, c?est d?écrire une histoire culturelle de l?oralité dans la civilisation de l?imprimé, et, par là même, de restituer à l?oralité sa place dans l?histoire intellectuelle.Au bout de ce parcours passionnant (de la leçon magistrale à la leçon d?agrégation, du séminaire à la session poster), Françoise Waquet montre bien que, même dans ses plus hautes sphères, la civilisation de l?imprimé est également une civilisation orale, que le dialogue, l?échange de mots dans la communication des connaissances assurent non seulement la transmission du savoir, mais aussi son invention, et que l?oralité, en fin de compte, est une « technologie de l?intelligence ».
Comment les savants travaillent, XVIe-XXIe siècle L'article, le graphique, la fiche, le poster, le cahier de laboratoire sont quelques-uns des nombreux outils du travail scientifique étudiés dans cet ouvrage qui offre une histoire matérielle de la culture savante entre le XVIe et le XXIe ? siècle. Il rend manifeste, de la médecine à l'archéologie, de la géographie à la chirurgie, ce que l'on ne voit pas ou plus dans les résultats : la masse imposante de l'outillage à disposition, sa grande diversité, son accroissement constant. S'y ajoutent les ressources des savants eux-mêmes, celles de leurs sens éduqués ou amplifiés par de multiples instruments. Les configurations fascinantes que ces outils et leur emploi créent entre écrit, image, parole, regard et geste révèlent le caractère composite, multimédia et multisensoriel, de l'ordre raisonné du savoir. Explorer la science dans sa matérialité éclaire d'un jour nouveau des pans entiers de l'histoire intellectuelle. Les outils de travail ne sont pas de simples à-côtés des idées. Ils participent étroitement à la connaissance, entre objectivité scientifique et éléments empruntés à l'expérience des sens.
Plaisir et ennui, peur et espérance, enthousiasme et désespoir, bonheur et souffrance, toute la gamme des émotions dans leurs nuances et leurs combinaisons fait l'ordinaire du quotidien des chercheurs. Hier, dans les lointains XVIIe-XVIIIe siècles, comme aujourd'hui, et quelles que soient les disciplines. Les chercheurs apparaissent alors non plus comme des machines à penser ou des personnes-idées, mais comme des êtres de chair et de sang opérant dans un univers saturé d'affects. Ils ne sont plus ces "neutres" (Nietzsche) qu'a instaurés cette règle de métier qu'est l'objectivité, et leur voix n'est plus celle impersonnelle, inhumaine qui ressort de leurs publications. Prendre en compte les émotions, c'est restaurer une dimension de la science telle qu'elle se fait, en rappelant l'incidence qu'elles ont dans les rythmes de travail, dans l'engagement à la tâche, dans la convivance au sein de communautés, dans le devenir de collaborations et, bien sûr, dans la genèse, la production et la publication des oeuvres. C'est aussi, dans un monde professionnel qui s'est placé sous la bannière de la raison, donner à voir l'auteur, plus que dans sa subjectivité, dans sa profonde humanité.
Plaisir et ennui, peur et espérance, enthousiasme et désespoir, bonheur et souffrance, toute la gamme des émotions dans leurs nuances et leurs combinaisons fait l'ordinaire du quotidien de la recherche savante - aujourd'hui comme hier, et quelles que soient les disciplines. Les chercheurs apparaissent alors non plus comme des machines à penser ou des personnes-idées dotées d'une voix impersonnelle, mais comme des êtres de chair et de sang opérant dans un univers saturé d'affects. Prendre en compte ces émotions, c'est restaurer une dimension de la science telle qu'elle se fait, en rappelant l'incidence qu'elles ont dans les rythmes de travail, dans l'engagement à la tâche, dans le devenir de collaborations et, bien sûr, dans la genèse, la production et la publication des oeuvres. C'est aussi, dans un monde professionnel qui s'est placé sous la bannière de la raison, donner à voir l'auteur, plus que dans sa subjectivité, dans sa profonde humanité.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Comprendre pourquoi il n'y a pas ou peu de femmes dans les livres d'histoire. Aider les femmes à ne pas tomber dans le mécanisme de l'invisibilisation. Pourquoi les noms comme les exploits des femmes n'apparaissent-ils ni sur les plaques des rues ni dans les manuels scolaires ? N'auraient-elles donc rien fait qui vaille la peine qu'elles soient reconnues ? Pourtant, de plus près, en balayant les légendes, en soulevant les tapis, en fouillant les placards, on découvre que l'Histoire qui est enseignée n'a pas retenu le nom de la femme qui affirme l'existence du système solaire avant Galilée, invente l'art abstrait avant Kandinsky, ou théorise les pulsions de mort avant Freud...Mais pourquoi, et surtout comment ? En décortiquant les mécanismes qui ont fait tomber les 75 femmes de ce livre aux oubliettes, le collectif Georgette Sand met en lumière sur un ton décalé ce qui a été occulté, spolié ou fantasmé. Il révèle également que ce qui rend invisible n'est pas une fatalité et peut même être désamorcé très simplement : pour être reconnues, il faut être connues, et pour être connues, il faut être vues.
Résumé : La dynastie des Romanov : vingt souverains, quatre siècles de règne, une destinée hors du commun. Ce livre dévoile le monde secret de la famille impériale, de Pierre le Grand, fêtard despotique, bâtisseur de l'autocratie russe, à Nicolas II, dernier empereur de Russie, dépeint comme un tsar réactionnaire et médiocre ayant précipité la chute de l'Empire, en passant par Catherine II, la plus grande des tsarines, qui multiplia les amants. L'historien Simon Sebag Montefiore nous fait revivre avec une intensité remarquable les moments clés qui ont ponctué la légende des Romanov, pour qui gouverner la Russie fut à la fois une mission sacrée et un cadeau empoisonné.
Résumé : 1895. Boni de Castellane, jeune et séduisant fleuron de la noblesse française, n'ayant pour seuls biens que son panache et ses rêves d'esthète, épouse Anna Gould, héritière convoitée de la plus grosse fortune d'Amérique. Mais le conte de fées tourne bientôt au cauchemar. A travers ce couple improbable, deux mondes s'affrontent, l'Ancien et le Nouveau : une France aristocratique, catholique et libertine, où flotte encore un parfum d'Ancien Régime ; l'Amérique du Gilded Age, puritaine, vouée au culte de l'argent et du self-made man. Ce roman vrai commence à New York sous une profusion de fleurs et de diamants et s'achève à Paris en 1969, dans les décombres d'une demeure légendaire, le Palais Rose. En toile de fond : les fastes de la Belle Epoque et l'effondrement de la vieille Europe, que le comte Boni avait prévu de longue date. Ses prophéties n'échappèrent pas à Marcel Proust, toujours en embuscade pour nourrir la Recherche, dont l'auteure nous livre ici de nouvelles clés. La chronique du couple est fertile en rebondissements, de fêtes somptueuses en procès sordides, de rêves accomplis en destins brisés. Au fil des épreuves, Boni découvre dans "l'art d'être pauvre" sa véritable richesse ; Anna, devenue duchesse de Talleyrand, s'enfermera à jamais dans ses tourments.
Résumé : Les canons de la beauté ont varié selon les époques : ce sont leurs transformations que restitue ce livre. Cette histoire décrit ce qui plaît ou ne plaît pas du corps dans une culture et dans un temps : allures et traits valorisés, contours soulignés ou dépréciés, moyens d'embellissement repensés. L'imaginaire y prend part au même titre que les valeurs d'une époque. La beauté n'a cessé de distinguer des individus ; en même temps, elle traduit les oppositions entre les groupes sociaux, les genres, les générations. Objet inquiet ou glorieux du miroir, elle est elle-même miroir des sociétés.