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Outre mesure
Walter Guy
VERDIER
11,00 €
Épuisé
EAN :9782864327622
Le jeune Bigot a pris la main de Quentin. C'est une main calme et chaude. Il y a cherché toutes les longueurs et toutes les largeurs, il ne veut plus faire des images. Il veut peindre. Il ne sait pas prier. Il sait regarder. Il croit que le monde est plus petit avec des centimètres et des mesures. Il croit que la peinture, elle, agrandit le monde. Il dit qu'elle est plus grande que le ciel. Et quand il peindra le jeune homme qui crie, un tableau dont il est fier, il voudra que l'on s'en rende compte, que l'on ne puisse plus rien compter en centimètres. Il mettra de la lumière à l'intérieur de ses mains, une main ouverte et l'autre fermée, le visage qui se tourne de l'autre côté. Il ne dégradera pas les tons sur sa joue pour trouver le naturel, une belle expression qui fait songer. Il la flanquera d'une lumière crue, un éclairage violent qui lui mange la barbe et lui descend jusqu'au cou. Il ne veut plus compter en centimètres et en mesures. Il veut ouvrir les yeux. Il croit que les images ne cachent rien, qu'elles se montrent. C'est tout ce qu'elles font. Il pense qu'à l'intérieur de la peinture, il y a le monde entier, le noir, les longueurs, les largeurs, la chaleur des mains, les yeux ouverts. Et le cri qui peut aller plus loin parce qu'il n'a pas de bords."
Résumé : " Pourquoi ? " Marcel serre son petit-fils dans ses bras, ramasse sa colère, en fait un joyau de tendresse et d'humour. Il faut vivre et s'apaiser. Il ne répondra pas à la question que la mort met dans la bouche d'un enfant. Il préfère transmettre la pulsation de la vie, la chaleur du corps, une place dans l'ordre du temps. Joséphine, elle, laisse sa colère se déverser. C'est alors un patatras, un pataquès, une débandade de tout. C'est ainsi que tout s'enchaîne dans le désordre et le chambardement. La question l'aspire dans son vertige, bourdonne dans le noir de sa bouche, la fait rejoindre le temps avant qu'il ne se mette en ordre. Cette colère, c'est le courage des femmes et le vide qu'elles affrontent.
Résumé : L'histoire d'un peintre qui n'est ni livre d'art, ni biographie, ni essai, mais un roman, le roman des émotions d'un homme, des tourments picturaux d'un créateur, un roman des sens, de la sensibilité et de la sensualité. Un texte libre comme l'a été la vie de Michelangelo Merisi, adulé des princes comme de la papauté, né en 1571 à Caravaggio en Lombardie et qui connaîtra le succès sous le nom de son village natal : Le Caravage. "On dit qu'occupé par ma peinture, je n'ai pas abandonné mes inclinations troubles, qu'après avoir peint plusieurs heures dans la journée, je rôde par la ville l'épée au flanc, prêt à montrer que je me soucie de tout autre chose que de mon art. J'ai peint que la peinture n'était pas le devant des choses, il fallait bien que je rôde. Il fallait bien que je prenne peur, que je m'approche et que j'aille de l'autre côté."
Schön Walter ; Larraufie Guy ; Moëns Gilbert ; Por
Résumé : Cet ouvrage explore la signalisation et les automatismes des chemins de fer grandes lignes et des transports urbains (métros et tramways). A travers trois tomes, onze professeurs du mastère "systèmes de transports ferroviaires et urbains", principalement issus du monde des experts, des exploitants et industriels ferroviaires, ainsi que des universitaires, ont réalisé un ouvrage de référence pour leurs étudiants, les professionnels et les passionnés des transports. Abordant le sujet avec la rigueur qui s'impose, les trois tomes traitent trois parties distinctes : la première, à visée plus généraliste, situe la signalisation et les automatismes dans l'environnement ferroviaire, la seconde décrit les grandes fonctions de la signalisation et des automatismes et la troisième aborde les applications pratiques à travers des exemples éclairant le fonctionnement des différents systèmes. Ce premier tome s'intéresse pour la première partie à l'exploitation ferroviaire, à la voie ferrée et aux appareils de voie, aux systèmes d'électrification, aux matériels roulants et aux différents types de détecteurs. II aborde également les aspects touchant à la philosophie de la réglementation et à la maintenance. Le début de la deuxième partie est également inclus dans ce premier tome à travers les raisons d'être de la signalisation ferroviaire (sécurité et exploitation), la détection et la localisation des trains et la signalisation vue du conducteur. Dans ce dernier cas, les signalisations latérale et de cabine en grandes lignes, ainsi que les signalisations des métros et des tramways sont traitées à l'aide d'exemples essentiellement pris sur les réseaux français et britannique.
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.