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Clinique institutionnelle des troubles psychiques. Des enfants autistes à ceux des ITEP
Wacjman Claude
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749237947
Extrait Extrait de l'introduction Ce livre témoigne d'un parcours de réflexion. Il veut actualiser et ponctuer un long travail de recherche et de divulgation méthodologique. J'ai introduit l'histoire de la profession dans le cursus des études d'éducateur spécialisé au centre de formation d'éducateurs spécialisés que je dirigeais dans les années 1980, à Vaugrigneuse, puis à Charenton. Cette innovation, somme toute modeste, avait pour ambition d'organiser autour d'elle la masse des savoirs théoriques définie par le programme alors en vigueur. Organiser les notions de psychologie, de psychopathologie, de pédagogie, de législation, les aspects sociologiques et anthropologiques par l'histoire de la profession et de ses méthodes, à partir de la philosophie du XVIIIe siècle, formait un pari pour une tentative épistémologique, adoptée par la suite par d'autres centres de formation. Mes expériences du terrain clinique institutionnel ont accompagné des articles et des livres expliquant et promouvant le cadre institutionnel des soins dans lequel les éducateurs, les rééducateurs, les instituteurs, les psychologues, les psychiatres, les psychanalystes intervenaient de façon pluridisciplinaire auprès d'enfants et d'adolescents autistes, psychotiques, déficients mentaux, ayant des troubles du comportement ou délinquants. Ce livre interroge l'état actuel des difficultés et du mal-être à travailler avec ces enfants et ces adolescents, autistes aussi bien que manifestant des troubles du comportement, dix ans après la promulgation de la loi 2002-2 qui rénove l'action sociale et médico-sociale. Les premiers attirent la compassion du grand public et leur cause est portée par la haine actuelle de la psychanalyse qui combat maladroitement l'existence de l'inconscient. Les seconds dressent contre eux les tenants de leur dangerosité qui annonce leur délinquance. Ces motions sont portées par une dimension législative exponentielle qui privilégie des démarches et des mesures quantitatives au détriment des démarches et des mesures qualitatives. En cela, les démarches cliniques issues de la psychanalyse, des pédagogies et des thérapeutiques institutionnelles sont reléguées, voire disputées par des méthodes de conditionnement, de dressage, de gardiennage et de mise à l'écart, renforcées par la démarche préconisée : ramener aux résultats des seuls apprentissages scolaires l'évolution sociale et la classification de ces enfants et adolescents en souffrance psychique. Les personnels attachés à la dimension des soins, témoins des bénéfices que ceux-ci apportent aux personnes qu'ils accompagnent sur les plans pédagogique, éducatif, rééducatif, psychologique, psychothérapeutique et psychiatrique, se démotivent, souffrent au travail et se plaignent des injonctions législatives et réglementaires qu'ils subissent dans des professions qui sont dévalorisées. Pour comprendre ce phénomène massif dans les secteurs social, médico-social et sanitaire, je propose de considérer les représentations en lien avec les éléments de clinique individuelle que l'on retrouve dans une clinique institutionnelle. Les modalités d'expression des représentations sociales à propos de la folie, de la délinquance et de la dangerosité sont lisibles dans différents médias : presse généraliste, moyens de communication institutionnelle, textes législatifs, prises de position théoriques des politiciens, des philosophes, des historiens, des psychanalystes... Dans ces textes, on voit comment les représentations expriment des jugements péremptoires, des injonctions de redressement, justifiés par des événements sociaux qu'il s'agit de maîtriser politiquement. Je prends en compte les contradictions d'une législation pléthorique et les conséquences de son application autant que les simples effets d'annonce sur le travail clinique. Que cette accumulation législative réponde aussi à un réel souci d'amélioration de la situation de personnes handicapées ou défavorisées, ainsi qu'à un souci de sécurité, cela ne fait pas de doute ; pourtant une part importante de ces textes, leur application ou leur oubli révèlent les effets néfastes de la précipitation du législateur, lui-même soumis à d'autres injonctions, catégorielles et lobbyistes, électoralistes, dans une actualité qui ne persiste pas et qui ne pense pas. Souvent, il n'est pas possible, économiquement, de mettre en oeuvre toutes les mesures préconisées. Ceci fait que les secteurs d'aide et de soins concernés sont de facto dévalorisés socialement et sont soumis à des effets de pauvreté semblables à ceux ressentis par des personnes poussées à la pauvreté. On le constate alors cliniquement. D'autres textes, tel que le Verbatim du Sénat lors du débat consacré à l'application de la loi de 2005 sur le handicap, cinq ans après sa promulgation, aident à comprendre les effets produits par la législation sur un travail clinique, qui reste toujours possible.
Ce numéro est consacré à la précarité des liens. Les auteurs portent un regard sur les nouvelles formes sociales et subjectives du rapport à l'altérité. Y sont rassemblées des contributions qui offrent à la psychologie clinique, à la psychopathologie et à l'anthropologie du contemporain, une occasion de se côtoyer. Poser les conditions d'une clinique des ruptures des liens, implique de penser ce qui est neuf dans les configurations sociales et économiques contemporaines dans lesquelles le sujet est engagé. Comment le sujet se loge-t-il aujourd'hui dans le lien social lorsque les solutions symptomatiques et sublimatoires ne suffisent plus ? Dans ces conditions, comment peut-on considérer une clinique de l'altérité quand sont affectées les ressources psychodynamiques qui fondent le sujet ? Les conséquences de ces aspects du monde moderne sont, pour le clinicien et le psychanalyste intéressés par les nouvelles formes du lien social, au moins doubles : augmentation nette des rapports pathologiques aux objets et, corrélativement, augmentation des dépressivités et des vécus de préjudice ; augmentation des processus d'auto-exclusion qui permettent l'évolution de certaines destinées (exclusion " objective ") en raison de la cruauté du social et des tendances généralisées à la ségrégation.
Ce numéro veut montrer comment l'approche d'autrui permet la compréhension de la culture qui le fait s'exprimer de telle ou telle façon, qui nous est lointaine et dont les avatars heurtent tant le psychologue que le sujet. Ce travail se centre aussi bien sur la langue et le langage, oral, écrit, actuel, ancré temporellement dans les expressions les plus anciennes et les plus archaïques du récit ou du rêve. Ces occurrences sont portées tant par les cliniciens que par leurs patients, ainsi que par ceux qui éprouvent théoriquement à partir de textes une élaboration toujours en progrès.
Les enfants et les adultes manifestant des troubles de l'adaptation sociale ou des difficultés psychiques sont accueillis dans des établissements spécialisés, régis par des institutions soignantes ou politiques. Cette mise à l'écart de la société et ses modalités de rédemption se comprennent dans une thérapeutique discutée dès ses origines au XVIIIe siècle comme mettre à l'écart pour protéger la société, pour protéger le malade de lui-même ou de stimuli extérieurs néfastes. De nos jours, la mise à l'écart est moins radicale. On retrouve sa proposition pour en faire un sas, de l'isolement nécessaire vers la réhabilitation ou l'intégration sociale. Qu'apporte l'institution sur le plan psychique ? Comment utilise-t-on sa fonction contenante ? Comment érige-t-on son aspect thérapeutique ? Quelle est son utilité sur le plan individuel ? Comment est-ce que la question de son coût est abordée en regard des notions de soin et de protection ? La mise à l'écart des personnes sert-elle à ménager des interstices thérapeutiques, ou favorise-t-elle un temps mortifère qui s'assimile au gardiennage ? En quoi l'institution favorise-t-elle des rythmes de vie dans lesquels des implications sociales marquent le temps qui passe, la pensée qui se construit ou qui se délite, les expériences du corps et celles de l'esprit, les projets de la vie ou la prégnance de la mort ? En quoi le traitement en institution favorise une mobilisation et un parcours psycho-dynamique ? Après Enfants en institution (n° 2), ce numéro de Psychologie Clinique focalise l'actualité des méthodes cliniques institutionnelles en psychologie, appliquées par des équipes pluridisciplinaires pour établir l'effet de prescription individuelle. Il ouvre des pistes méthodologiques qui font comprendre l'intérêt de la notion d'institution soignante dans l'évaluation des thérapeutiques.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.