Les enfants et les adultes manifestant des troubles de l'adaptation sociale ou des difficultés psychiques sont accueillis dans des établissements spécialisés, régis par des institutions soignantes ou politiques. Cette mise à l'écart de la société et ses modalités de rédemption se comprennent dans une thérapeutique discutée dès ses origines au XVIIIe siècle comme mettre à l'écart pour protéger la société, pour protéger le malade de lui-même ou de stimuli extérieurs néfastes. De nos jours, la mise à l'écart est moins radicale. On retrouve sa proposition pour en faire un sas, de l'isolement nécessaire vers la réhabilitation ou l'intégration sociale. Qu'apporte l'institution sur le plan psychique ? Comment utilise-t-on sa fonction contenante ? Comment érige-t-on son aspect thérapeutique ? Quelle est son utilité sur le plan individuel ? Comment est-ce que la question de son coût est abordée en regard des notions de soin et de protection ? La mise à l'écart des personnes sert-elle à ménager des interstices thérapeutiques, ou favorise-t-elle un temps mortifère qui s'assimile au gardiennage ? En quoi l'institution favorise-t-elle des rythmes de vie dans lesquels des implications sociales marquent le temps qui passe, la pensée qui se construit ou qui se délite, les expériences du corps et celles de l'esprit, les projets de la vie ou la prégnance de la mort ? En quoi le traitement en institution favorise une mobilisation et un parcours psycho-dynamique ? Après Enfants en institution (n° 2), ce numéro de Psychologie Clinique focalise l'actualité des méthodes cliniques institutionnelles en psychologie, appliquées par des équipes pluridisciplinaires pour établir l'effet de prescription individuelle. Il ouvre des pistes méthodologiques qui font comprendre l'intérêt de la notion d'institution soignante dans l'évaluation des thérapeutiques.
Il était une fois dans le Grand Nord, dans un campement quelque part sur la banquise, un petit orphelin Inuit dont tout le monde se moquait. Il était bègue, laid et maladroit de surcroît. Les chasseurs refusaient de l'emmener à la chasse au phoque. Mais un jour, sur la banquise, il ramassa un os magique...Il était une fois en Amérique, trois jeunes frères. Personne ne savait d'où ils venaient. Ils livraient bataille à toutes les tribus qu'ils rencontraient, car une vois mystérieuse leur avait dit qu'ils étaient nés de l'autre côté de la mer et que leurs descendants seraient les maîtres du pays qu'ils habitaient...II était une fois en Afrique, quelque part dans un petit village, une petite orpheline du nom de Tiyène. Et du soir au matin, une méchante femme l'obligeait à balayer, travailler, laver, cuisiner quand tous les autres s'amusaient. Mais une nuit alors qu'elle était perdue dans la brousse, elle entra dans la grotte du Monstre...Il était une fois en Asie, un orphelin qui devint roi, un petit garçon qui devint général, une femme qui devint moustique, un frère qui devint cupide, un ami qui resta fidèle et un rat qui devint roi. Six contes adaptés de la tradition orale, pour apprendre aux enfants qu'en toute chose, il faut considérer la fin...
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.