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Netsuké
Vivien Renée ; Hawthorne Melanie ; Lacroix Pierre
EROSONYX
22,00 €
Épuisé
EAN :9782918444213
Si Renée Vivien est surtout connue, sous ce nom français - elle qui est anglaise, mais écrit en français - pour l'inspiration qu'elle trouve dans les ?uvres poétiques de la Grèce antique (essentiellement Sapho), Netsuké, paru fin 1904, montre qu'elle a aussi puisé sa matière dans l'Orient si prisé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, pour écrire en prose des contes et nouvelles. Tout ce qui flatte son sens de la beauté, de l'idéal et du spleen, l'inspire : elle donne ici une correspondance littéraire des netsukés, miniatures japonaises ciselées que l'on suspendait à la ceinture des kimonos, en adaptant ou créant, à partir de sa propre bibliothèque ou d'ailleurs, des contes qui, parfois sous une apparence enfantine, s'adressent à des lecteurs adultes. Le public curieux découvrira la façon personnelle dont Vivien répond au goût de l'époque pour l'Extrême-Orient (cf Loti par exemple) et pour les contes fantastiques ou féeriques. Elle fait même totalement sien ce goût, en parvenant à insérer dans son recueil ses préférences saphiques, qui l'ont rendue célèbre jusqu'à nos jours. Les princes charmants, ou plutôt les samouraïs charmants, chez elle peuvent tout simplement être des princesses ! Un siècle plus tard, cette autre facette de Vivien, auteure nouvelliste, dans une prose d'une remarquable simplicité, méritait d'être à nouveau offerte au public, avec une préface de la spécialiste Melanie Hawthorne, professeure d'université américaine.
Pour la première fois en format poche, les 2 premiers recueils de poèmes de Renée Vivien(1877-1909) et sa traduction des fragments de Sapho, avec sa propre re-création poétique de ces fragments.
C'est avec Sapho, paru en 1903, que Pauline Mary Tarn, jusqu'alors auteur de trois recueils de poèmes signés du pseudonyme ambigu R Vivien, s'identifie comme femme sous le nom de Renée Vivien. Femme poète, elle entreprend de traduire l'ancêtre de Mytilène qu'elle appelle Psappha, et s'inspire des fragments conservés de son oeuvre pour écrire ses propres compositions. helléniste, elle est la seconde femme française, après Madame Dacier au début du XVIII° siècle, à en donner une traduction. Poétesse saphique, elle revendique au grand jour le droit pour une femme d'aimer une autre femme sur le modèle de la Dixième Muse. Elle fait sien ce vers qui exprime le mépris de la Mytilénienne pour le mariage: "Insensée, ne te glorifie pas d'un anneau", comme ceux-ci, qui glorifient l'amour "j'aime la délicatesse, et pour moi la splendeur et la beauté du soleil, c'est l'amour." Pour la première fois, une femme de lettres lesbienne ose se présenter non comme une "femme damnée", mais comme une artiste inspirée par un modèle antique libérateur. Au fragment de Sapho "Quelqu'un, je crois, se souviendra dans l'avenir de nous", font écho les vers de Renée Vivien: "Dans les lendemains que le sort file et tresse, Les êtres futurs ne nous oubliront pas... Nous ne craignont point, Atthis, ô ma Maîtresse! L'ombre du trépas. Un an plus tard, elle poursuit le même chemin en publiant fragments et traduction de poétesses antiques oubliées, dont elle nourrit à nouveau ses propres créations dans son recueil Les Kitharèdes (ErosOnyx Éditions, 2008)."
Brumes de fjords" de Renée Vivien est un recueil de poèmes en prose publié en 1902, qui plonge le lecteur dans un univers à la fois romantique et tragique, morbide et sensuel. L'auteure y déploie son talent pour créer des atmosphères envoûtantes, où la nature personnifiée devient un personnage à part entière. Au fil des pages, Vivien nous entraîne dans une série de rencontres mystérieuses et évocatrices. Des vents du Nord aux sirènes muettes, en passant par des bergères cueillant des fleurs sur la montagne ou des meuniers jaloux, chaque texte est une fenêtre ouverte sur un monde où le réel et l'imaginaire s'entremêlent avec grâce. La force de ce recueil réside dans sa capacité à sublimer le banal en lui insufflant une dimension poétique et mythique. Les descriptions ciselées de Vivien permettent au lecteur de "voir" chaque scène avec une acuité saisissante, transformant l'acte de lecture en une véritable expérience sensorielle. "Brumes de fjords" s'inscrit parfaitement dans la catégorie "Poésie française" sur Amazon, tout en flirtant avec les genres "Littérature fantastique" et "Mythes et légendes" . L'oeuvre révèle l'influence du courant parnassien de la Belle Epoque, tout en affirmant une voix unique, celle d'une femme de lettres audacieuse et visionnaire. Au-delà de sa beauté formelle, le recueil offre une réflexion profonde sur la condition humaine. Vivien y explore les travers de l'humanité, parsemant ses textes de morales subtiles qui invitent à la réflexion. Cette dimension philosophique ajoute une profondeur supplémentaire à l'oeuvre, la rendant aussi pertinente aujourd'hui qu'à l'époque de sa publication.
Résumé : Dans de nombreuses épigrammes, ces courts poèmes ingénieux, émouvants ou coquins, que nous a léguées l'Anthologie grecque et ici proposées dans une traduction nouvelle, le lecteur découvrira que l'amour des garçons, dans la Grèce antique, n'était pas que pédérastie initiatique et pédagogique. Il était aussi et surtout désir, goût de la beauté, jeu, séduction, tendresse, fervent hommage au bel Eros.
Nérinckx Frédéric ; Bounet Véro ; A Camille ; Ford
L'érotisme porte au rêve, au désir d'évasion. Les puritains d'Angleterre et d'Amérique prétendaient s'attaquer au "vice" mais le "désir" dans son essence était visé. C'était Eros en personne, le bel Eros que l'on prétendait humilier et détruire. Lui que les Grecs célébraient autrefois en dressant, à Délos, de formidables sexes de marbre braqués sur l'infini. Et si aujourd'hui cela nous gêne, ce n'est pas en raison de la verdeur du symbole mais de deux mille ans d'anti-érotisme chrétien. Il nous reste à libérer le désir, l'imaginaire et le sens du beau... Du pain sur la planche pour le XXIe siècle. Maurice Girodias, Une journée sur la terre, 1990.
Un collectionneur de spermes nous invite à visiter sa galerie à fantasmes. II a capturé les parfums les plus rares, les curiosités masculines les plus érectrices. Grand chasseur de garçons, il a connu la libération orgiaque de la fin du vingtième siècle, malgré l'ombre du sida. Né pour jouir, il atteint enfin la sagesse, la sérénité des vieux libertins, et nous raconte sa vie aventureuse, avec une franchise absolue. Rien ne peut plus lui faire peur désormais. Sa confession se déroule, poème en prose, manifeste d'une totale liberté des corps, impudique et libertaire. Éros y danse avec ardeur le tango frénétique du Désir et de l'Amour, du Masculin et du Féminin. Il témoigne d'une liberté menacée toujours : aimer son semblable comme soi-même. A vie jouissive et morale hédoniste, mots jouissifs et profonds à la fois, Jacques Astruc est savoureux et sérieux comme le plaisir.