Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sapho
Vivien Renée
EROSONYX
19,00 €
Épuisé
EAN :9782952949996
C'est avec Sapho, paru en 1903, que Pauline Mary Tarn, jusqu'alors auteur de trois recueils de poèmes signés du pseudonyme ambigu R Vivien, s'identifie comme femme sous le nom de Renée Vivien. Femme poète, elle entreprend de traduire l'ancêtre de Mytilène qu'elle appelle Psappha, et s'inspire des fragments conservés de son oeuvre pour écrire ses propres compositions. helléniste, elle est la seconde femme française, après Madame Dacier au début du XVIII° siècle, à en donner une traduction. Poétesse saphique, elle revendique au grand jour le droit pour une femme d'aimer une autre femme sur le modèle de la Dixième Muse. Elle fait sien ce vers qui exprime le mépris de la Mytilénienne pour le mariage: "Insensée, ne te glorifie pas d'un anneau", comme ceux-ci, qui glorifient l'amour "j'aime la délicatesse, et pour moi la splendeur et la beauté du soleil, c'est l'amour." Pour la première fois, une femme de lettres lesbienne ose se présenter non comme une "femme damnée", mais comme une artiste inspirée par un modèle antique libérateur. Au fragment de Sapho "Quelqu'un, je crois, se souviendra dans l'avenir de nous", font écho les vers de Renée Vivien: "Dans les lendemains que le sort file et tresse, Les êtres futurs ne nous oubliront pas... Nous ne craignont point, Atthis, ô ma Maîtresse! L'ombre du trépas. Un an plus tard, elle poursuit le même chemin en publiant fragments et traduction de poétesses antiques oubliées, dont elle nourrit à nouveau ses propres créations dans son recueil Les Kitharèdes (ErosOnyx Éditions, 2008)."
Pour la première fois en format poche, les 2 premiers recueils de poèmes de Renée Vivien(1877-1909) et sa traduction des fragments de Sapho, avec sa propre re-création poétique de ces fragments.
Brumes de fjords" de Renée Vivien est un recueil de poèmes en prose publié en 1902, qui plonge le lecteur dans un univers à la fois romantique et tragique, morbide et sensuel. L'auteure y déploie son talent pour créer des atmosphères envoûtantes, où la nature personnifiée devient un personnage à part entière. Au fil des pages, Vivien nous entraîne dans une série de rencontres mystérieuses et évocatrices. Des vents du Nord aux sirènes muettes, en passant par des bergères cueillant des fleurs sur la montagne ou des meuniers jaloux, chaque texte est une fenêtre ouverte sur un monde où le réel et l'imaginaire s'entremêlent avec grâce. La force de ce recueil réside dans sa capacité à sublimer le banal en lui insufflant une dimension poétique et mythique. Les descriptions ciselées de Vivien permettent au lecteur de "voir" chaque scène avec une acuité saisissante, transformant l'acte de lecture en une véritable expérience sensorielle. "Brumes de fjords" s'inscrit parfaitement dans la catégorie "Poésie française" sur Amazon, tout en flirtant avec les genres "Littérature fantastique" et "Mythes et légendes" . L'oeuvre révèle l'influence du courant parnassien de la Belle Epoque, tout en affirmant une voix unique, celle d'une femme de lettres audacieuse et visionnaire. Au-delà de sa beauté formelle, le recueil offre une réflexion profonde sur la condition humaine. Vivien y explore les travers de l'humanité, parsemant ses textes de morales subtiles qui invitent à la réflexion. Cette dimension philosophique ajoute une profondeur supplémentaire à l'oeuvre, la rendant aussi pertinente aujourd'hui qu'à l'époque de sa publication.
La Dame à la louve" de Renée Vivien est un recueil de nouvelles publié en 1904, qui s'inscrit dans la mouvance de la littérature symboliste et décadente de la Belle Epoque. Cette oeuvre audacieuse explore les thèmes de l'amour saphique, de l'émancipation féminine et de la sensualité avec une plume lyrique et évocatrice. Dans ce recueil, Vivien tisse une tapisserie littéraire riche en références mythologiques et en symboles, offrant une perspective unique sur la condition féminine de son époque. Chaque nouvelle est un tableau vivant, où les personnages féminins, souvent inspirés de figures légendaires ou historiques, se libèrent des conventions sociales pour vivre pleinement leurs passions. La nouvelle éponyme, "La Dame à la louve" , met en scène une femme fascinante qui s'identifie à une louve, symbole de liberté sauvage et d'indépendance. Cette métaphore animale, récurrente dans l'oeuvre de Vivien, illustre la quête d'autonomie et d'affirmation de soi des femmes face aux normes sociétales restrictives. Vivien excelle dans l'art de la description sensorielle, créant une atmosphère envoûtante où chaque mot est choisi avec soin pour évoquer couleurs, parfums et textures. Son style, empreint de poésie symboliste, transforme chaque récit en une expérience immersive, invitant le lecteur à explorer les recoins les plus intimes de l'âme féminine. Ce recueil, qui s'inscrit dans la catégorie des classiques de la littérature française, aborde des thèmes avant-gardistes pour son époque, tels que l'homosexualité féminine et le rejet des rôles de genre traditionnels. Vivien y dépeint des relations entre femmes avec une délicatesse et une profondeur rarement égalées dans la littérature de son temps. "La Dame à la louve" est une oeuvre phare du féminisme littéraire, qui continue de fasciner les lecteurs contemporains par sa modernité et sa beauté poétique. Elle s'adresse aux amateurs de littérature symboliste, aux passionnés d'histoire des femmes et à tous ceux qui apprécient une écriture raffinée et audacieuse.
Flambeaux éteints" , recueil de poésies de Renée Vivien publié en 1907, s'inscrit dans la lignée des oeuvres symbolistes de la Belle Epoque. Dans ce recueil empreint de sensualité et de mélancolie, Vivien, surnommée "Sapho 1900" , explore les thèmes de l'amour saphique et de la féminité complexe avec une plume d'une rare intensité. Les poèmes de "Flambeaux éteints" sont autant de tableaux où se mêlent la langueur des sentiments et la vivacité des sensations. Vivien y déploie tout son art pour évoquer des atmosphères envoûtantes, où le parfum des violettes se mêle à l'encre des vers. Sa poésie, à la fois délicate et audacieuse, célèbre l'amour entre femmes avec une franchise inédite pour l'époque. Au fil des pages, le lecteur est invité à plonger dans un univers où la beauté côtoie la douleur, où la passion se teinte de désespoir. Vivien excelle dans l'art de saisir les nuances les plus subtiles de l'âme humaine, offrant une exploration profonde des émotions féminines. Son écriture, influencée par le Parnasse et le symbolisme, atteint ici une maturité qui en fait l'une des voix les plus singulières de la poésie française du début du XXe siècle. "Flambeaux éteints" s'inscrit parfaitement dans la catégorie "Poésie symboliste" , tout en flirtant avec les genres "Littérature LGBT" et "Classiques de la Belle Epoque" . L'oeuvre révèle une évolution vers un certain mysticisme, annonçant les thèmes qui marqueront les derniers recueils de l'auteure. Ce recueil est un témoignage précieux de la sensibilité d'une poétesse qui a osé vivre et écrire ses passions sans compromis. Vivien y exprime toute la complexité de l'amour et du désir, oscillant entre exaltation et mélancolie, dans une langue d'une beauté saisissante qui continue de fasciner les lecteurs contemporains.
Ashville, Tennessee. Sa gare déserte, où l'on ne descend que par nécessité, ou par hasard. Le narrateur de cette histoire s'est arrêté au Strip Hotel, un vieil immeuble en briques, avec vue sur la gare de triage. Il interrompt là sa fuite vers la Louisiane voisine. Que cherche-t-il à oublier, solitaire, réfugié dans sa chambre ? La mort violente de ses parents ? Ou tout simplement sa nuit ? Il va croiser la route d'une autre fugitive, pensionnaire comme lui du Strip Hotel : Lolita M., dite Belle, femme de profession, vénale et vénéneuse, mystérieuse, splendide meneuse de mâles au septième ciel. En elle il reconnaîtra le visage et le corps espérés de son propre désir. Elle deviendra son obsession sur terre, sa passion exclusive. Jusqu'où ? Un conte noir d'amour et de mort, sous une enseigne de néon rose, où les corps cherchent éperdument le corps perdu, dans les échos lointains du blues.
Omelette ou un film sur un "coming out". Comment dire à sa famille que l'on préfère les garçons et que l'on vit en couple avec son petit ami, Antoine ? Rémi Lange, jeune encore, il avait 24 ans, a eu l'idée de faire cette "confession" à sa mère, sa soeur, sa grand-mère en filmant leurs réactions, donc caché derrière sa caméra. Mais aussi à son père, divorcé de sa mère. Là, ce fut la surprise. Le Journal d'Omelette est contemporain du journal filmé, journal vérité, journal cruauté contemporain. Il est aujourd'hui publié pour la première fois. Il prolonge et perpétue la surprise que fut le film lors de sa sortie en 1998. Il est précédé d'un avant-propos chaleureux et en même temps très lucide sur cette "confession". Les auteurs en sont Olivier Ducastel et Jacques Martineau, eux-mêmes cinéastes (Jeanne et le garçon formidable, leur premier film, sélectionné au Festival International de Berlin et deux nominé aux Césars, ou dernièrement L'arbre et la forêt, Prix Jean Vigo 2009). Leur avant-propos centre leur regard sur la figure du père. Puisque le DVD du film Omelette accompagne le livre, le lecteur pourra, à son gré, lire d'abord le Journal commencé en 1993 et visionner ensuite le film ou vice versa, revenir ensuite au livre pour lire tout un dossier comportant les réactions de la famille après le "coming out" de Rémi, l'accueil de journalistes entre 1994 et 1998 et divers jugements de critiques. Sa curiosité pourra enfin être satisfaite par l'entretien abondant entre l'éditeur et l'auteur qui, réalisé en 2011, clôt l'ouvrage en décrivant le parcours du cinéaste depuis 1993.
Dans le tome premier de Homo Pierrot, on voit grandir Pierrot dans une ferme des années 1960. Enfance déjà autre que les autres, rêveuse et protégée. Mais sa mère meurt quand il a quatorze ans et que monte en lui l'inavouable et indéracinable désir d'aimer un garçon. Ervian, un Arlequin de l'estrade, professeur et initiateur, rend vivable l'invivable. L'élève cherche le maître et trouve dans un corps coeur aussi partagé qu'inespéré. Erwan est muté à Paris : Pierrot le suit " sous les toits de Paris " dans le deuxième tome. Nouvelle lune de miel Mais la grande ville est rude pour les amants : enfer de l'argent, affres des tentations, funambulisme de la fidélité... Pourtant c'est du dedans que vient le coup fatal : Pierrot n'arrive pas à oublier les lieux et les saisons de sa province natale. Erwan ne peut pas l'aimer nostalgique : viennent les mots qui tuent et la lame qui tranche. Il faut se quitter pour survivre. Pierrot retrouve donc, dans ce tome III, son paysage familier pour tenter d'y refaire un nid. Pourra-t-il vivre seul à Selves, cisaillé de part en part ? Comment vivre, après la mort de l'amour fou, quand on a son vieux rêve de toujours qui se cogne dans le coeur en sang, comme un écureuil mis en cage
Nérinckx Frédéric ; Bounet Véro ; A Camille ; Ford
L'érotisme porte au rêve, au désir d'évasion. Les puritains d'Angleterre et d'Amérique prétendaient s'attaquer au "vice" mais le "désir" dans son essence était visé. C'était Eros en personne, le bel Eros que l'on prétendait humilier et détruire. Lui que les Grecs célébraient autrefois en dressant, à Délos, de formidables sexes de marbre braqués sur l'infini. Et si aujourd'hui cela nous gêne, ce n'est pas en raison de la verdeur du symbole mais de deux mille ans d'anti-érotisme chrétien. Il nous reste à libérer le désir, l'imaginaire et le sens du beau... Du pain sur la planche pour le XXIe siècle. Maurice Girodias, Une journée sur la terre, 1990.