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Lettres d'amour à une princesse chinoise. Et autres pièces courtes
Visniec Matéi
ACTES SUD
13,00 €
Épuisé
EAN :9782330009502
Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins ouvre la composition par les monologues de Gérard, écrivain. Il nous raconte les épisodes de son histoire d'amour avec Madame, de leur rencontre à la dégradation de leurs rapports emmêlés dans un érotisme fétichiste. C'est seul qu'il réalise enfin que son inspiration était en elle. A l'occasion d'un mariage impérial chinois, à travers cette fois-ci, un échange épistolaire à deux voix, Lettres d'amour à une princesse chinoise raconte deux sociétés qui se disputent l'habillage floral des festivités. Elles vont alors confronter violemment leurs positions, l'une se revendiquant de la tradition pure, l'autre proposant des innovations par la manipulation de la nature. Mais finalement elles fusionnent pour assurer ensemble la prestation. Viennent ensuite Le Voyageur dans la pluie et Les Yeux de la falaise, sortes de contes mélancoliques à plusieurs voix qui évoquent les confrontations d'une petite fille, d'abord avec la question de la mort à travers sa rencontre avec un vagabond, puis avec l'art et sa transmission au cours d'un rendez-vous avec un sculpteur solitaire. Cette forme d'émotion qui est l'acquisition temporaire d'une paire de chaussures fait revenir l'érotisme présent dans la première pièce avec le monologue d'un marchand de chaussures. Il propose à une acheteuse imaginaire de louer des modèles uniques portés par des célébrités. On ne vend pas, on échange le port provisoire d'une paire de chaussures contre un sacrifice sensuel, chaque paire ayant son prix. La cliente muette semble se plier à la règle et accepte d'entrer, nue, dans la première cabine, où le vendeur va la rejoindre. La mort fait son retour dans les deux dernières pièces. Une baignoire révolutionnaire s'ouvre sur un chant rebelle; deux hommes et une femme sont dans une baignoire et mettent en scène la vanité des révolutions. Repas avec la mort termine cet ensemble théâtral en compagnie de cinq enfants et d'un ch?ur d'ombres qui croisent leur perception de la mort, tout en caressant l'espoir qu'elle trépasse elle-même un jour. Matéi Visniec revient avec un ensemble de courtes pièces aux allures de recueil de nouvelles. Il nous livre un patchwork de tableaux aux procédés divers. Monologues, scènes, choralité et mêlées épistolaires entourent les êtres de cette partition tant engagée que poétique.
Voici enfin réunies en un seul volume les dernières pièces écrites par Matéi Visniec dans son pays d'origine, la Roumanie, avant qu'il ne la quitte en 1987, et les premières qu'il a écrites en France. Une anthologie qui tient lieu d'arc dans le temps, reliant une période très sombre et le début d'une reconstruction, pour un théâtre à la frontière entre deux langues et deux cultures, entre deux mondes et deux époques historiques. Si les relations entre l'individu et le pouvoir, ainsi que la dénonciation de toute forme de manipulation idéologique, y sont des thèmes récurrents, l'écriture de la période roumaine fait se côtoyer fable philosophique, métaphore et allégorie, quand, en France, l'auteur choisit une écriture fragmentaire et un travail sur la dimension abyssale du mot. Un théâtre qui agit comme un passeur, nous aide à décrypter le monde comme à plonger en nous-mêmes, tout en gardant intactes autant sa fraîcheur poétique que sa force de frappe sociale.Matéi Visniec est né en 1956 en Roumanie. Dramaturge face à la dictature, il dénonce dans ses pièces la machine totalitaire, puis choisit l'exil en France en 1987. Ses pièces sont aujourd'hui jouées sur quatre continents, du Piccolo Teatro de Milan au Théâtre Maxim-Gorki de Berlin, en passant par Avignon, Limoges, Paris, Téhéran et Hollywood. Une vingtaine de ses pièces ont été éditées en français.Avec des textes de Georges Banu, Jean-Claude Drouot, Gilles Losseroy et Benoit Vitse.
Hécube, reine tragique dépeinte par Euripide, mère meurtrie, symbole de la douleur absolue, interpelle encore. Toujours en deuil, jamais résignée, elle apostrophe les dieux, questionnant l'Olympe d'un mot, simple et essentiel, pour connaître enfin les raisons de son malheur : "Pourquoi ? " Furieux, irrité par son insistance, Zeus s'indigne de cette mortelle qui a tant d'impudence. Un dieu lui explique alors : " Lors de la création du monde, cette règle fut inscrite dans ses fondations : lorsque le poids de la douleur d'une mère devient plus lourd que le poids du monde, elle a le droit de demander des comptes. "
Dupa in plein les Poches: Deux hommes se chamaillent au-dessus d'un puits où un chien est tombé. Ils veulent savoir qui a fait ça, pourquoi et comment le sauver... Paralysés par l'indécision, la nuit tombe, ils se couchent près du puits. Il se met à pleuvoir du pain blanc. Le Dernier Godot: Beckett et son dernier spectateur se retrouvent tous les deux à la rue le jour où les acteurs de la pièce refusent de jouer et ferment le théâtre. Le dernier spectateur s'avère être Godot lui-même, furieux contre cet auteur qui l'a privé à jamais de toute réplique. L'Araignée dans la plaie: Le Christ et deux voyous croupissent sur leurs croix respectives. Les deux voyous voudraient bien croire, pour ne pas mourir, mais le Christ ne fait rien, pas un seul miracle. Le Deuxième Tilleul à gauche: Un homme et une femme se livrent à un manège de gestes à distance tous les jours depuis des années, chacun croyant être le maître, le marionnettiste de l'autre.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Faciles à lire, on trouvera ici un ensemble de courtes scènes à deux, dont la seule prétention est de faire rire sans bêtise. Écrites pour le théâtre, le cabaret ou la radio, Roland Dubillard leur a accordé le même soin qu'à ses ?uvres de plus d'ampleur. Le même sourire intérieur nous y attend, qui ne demande qu'à être partagé.
Machiavel Nicolas ; Stoppelli Pasquale ; Larivaill
Oh, j'ai de belles choses à vous raconter! Ma femme était au lit, dans le noir... Je suis arrivé en haut avec ce garnement, et, pour être sûr de ne pas acheter chat en poche, je l'ai emmené dans un réduit que j'ai au-dessus de la salle, où brûlait un lumignon vacillant qui jetait une faible lueur, de sorte qu'il ne pouvait pas voir ma figure... Je l'ai fait déshabiller; il rechignait; alors, j'ai commencé à lui aboyer après comme un chien, après quoi le temps lui durait d'avoir ôté ses habits, et finalement il s'est retrouvé tout nu. De figure, il est laid. Il avait un nez horrible, une bouche tordue... mais tu n'as jamais vu des chairs plus belles: c'est blanc, doux, moelleux... Quant au reste, ne m'en parle pas... Puisque j'avais mis la main à la pâte, j'ai voulu tâter jusqu'au fond du pétrin; après ça, j'ai voulu voir s'il était sain: s'il avait eu des pustules de mal français, tu imagines dans quels draps je me serais trouvé? Ce que tu dis, c'est facile à dire!... Après avoir vu qu'il était sain, je l'ai traîné derrière mon dos et, dans le noir, emmené dans la chambre et mis au lit; et, avant de m'en aller, j'ai voulu tâter de la main comment se présentait la chose, car je n'ai pas l'habitude de prendre des vessies pour des lanternes. (La Mandragore, Acte V, scène II)
Résumé : Le livre de chevet de tous les acteurs encore aujourd'hui. Publié en 1936, écrit de manière très vivante et pédagogique sous la forme d'un journal intime tenu par un élève de Stanislavski, il montre comment être un bon acteur. Tous les aspects sont abordés: l'action, la créativité, la concentration, la relaxation des muscles, le travail en groupe, la mémoire, etc. " Il n'est pas de comédien authentique qui n'ait, un jour ou l'autre, emprunté sciemment ou non quelques-uns des sentiers de cette analyse ", écrit Jean Vilar dans sa préface.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.