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Nantes, l'invention d'une île
Violeau Jean-Louis ; Etienne Martin
AUTREMENT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782746730151
Le Mook (magazine/book) raconte le changement, ses lieux, ses acteurs et leurs démarches, avec une vaste panoplie d'écritures et d'images. Il propose des focalisations originales, parfois inattendues, toujours révélatrices. Cette diversité, autant narrative que graphique, veut susciter chez le lecteur plaisir de lire, de découvrir, d'inventer. Le Mook présente l'histoire passionnante et exemplaire de l'aménagement de l'île de Nantes: de la friche au quartier attractif foisonnant de surprises. L'Ile de Nantes a pris corps, après la fermeture des chantiers navals en évitant soigneusement le modèle du waterfront commercial. Sept mille Nantais ont pu s'y installer depuis 2000, et la biennale "Estuaire 2012" promet d'attirer encore de nombreux touristes pour de nouveaux voyages entre l'île et l'océan. Aux origines et à travers le temps: comment un fait géographique, l'Ile, est-il devenu le coeur d'un projet urbain? Ce livre offre sur une vingtaine d'années, entre 1990 et 2010, une lecture de la transformation des lieux. S'y conjuguent le fleuve, le grand paysage, la métropole et la culture. Il s'agit de l'invention d'une île, respectueuse de son histoire et totalement contemporaine. Les témoignages de personnalités politiques, d'urbanistes, d'architectes et d'autres nombreux acteurs viennent enrichir ce récit, et l'ouverture des chapitres est confiée à des artistes nantais pour des regards décalés. Cette rénovation urbaine exceptionnelle est racontée par Jean-Louis Violeau, sociologue, chercheur, enseignant au sein de deux écoles d'architecture, habitant de la région nantaise, et collaborateur régulier des revues AMC-Le Moniteur architecture, d'Architectures, Esprit et Place publique.
1. - Enfants des années 1980 et nostalgiques des années 1960, s'il fallait retenir trois événements qu'aurait permis Mai-68 et qui auraient réciproquement permis Mai-68, sans hésiter: la prise de parole, si bien restituée par Michel de Certeau pour tous ceux qui n'auront pas vécu Mai: les rencontres hors des temporalités atomisées de la vie quotidienne et le retour de l'Utopie.Les humains ont la capacité de faire: ils font l'histoire. «Du possible, sinon j'étouffe!», écrivaient Gilles Deleuze et Félix Guattari en reprenant Kierkegaard, dans un texte, «Mai-68 n'a pas eu lieu». Mai-68 comme un «phénomène de voyance», voir autant l'intolérable que la possibilité de son dépassement: «le possible ne préexiste pas, il est créé par l'événement. C'est une question de vie.L'événement crée une nouvelle existence. Il produit une nouvelle subjectivité.» Ce qui donne à l'Utopie sa force paradoxale, c'est le fait que les hommes s'attachent à leurs rêves et souhaitent en général leur réalisation. En ce sens, l'Utopie est essentiellement politique et le futur demeure traditionnellement l'horizon temporel de la critique. De fait, sans le contrepoint de l'Utopie, au nom de quoi, et pour quoi, critiquerions-nous?2. - Baudrillard penseur de 68? Sans hésiter, probablement le sociologue qui sera le plus longtemps et le plus fréquemment revenu encore et encore sur les «événements». Un lien avec le rapport particulier qu'il entretenait avec la notion d'événement. Évident, mais pas seulement. Probablement aura-t-il depuis 68 toujours cherché à comprendre comment et pourquoi l'aliénation avait-elle changé de lieu.Utopie ne s'écrit pas au futur, est le titre d'une affiche-article publiée par la revue éponyme. Pas au futur. Et pourquoi donc? Parce que l'on avait, d'une certaine manière, déjà fait son deuil du lendemain dans Utopie? Depuis longtemps désormais, Jean Baudrillard, le premier, pense volontiers au surlendemain plutôt qu'au lendemain. Obsolescence générale, au-delà de la fin, mots-clés d'Utopie. Franchir le pas du lendemain répondrait-il à un surcroît de lucidité?Un franchissement plutôt qu'une résolution dialectique des contradictions, vers un au-delà de la barrière du temps, voir les choses d'après la fin. Une radicalisation de l'Utopie plutôt qu'un renouvellement de l'Utopie. Si l'Histoire tout à coup prenait fin, ou en tout cas abordait une extrémité stagnante, le sursaut serait-il envisageable? Épuisement des fins, surabondance des moyens, absence de contradictions, social-mondialisation dépressive, «en-temps-réel», actualisation sans passé ni futur, performance permanente. Saturation? Liquidation.La réversion critique. Un seuil critique, un sursaut qui serait alors autre chose que de l'Histoire, une nouvelle filière d'événements, des événements hérétiques, subversions du jeu et de la règle du jeu plutôt que «révolutions», plus de discours de prévisibilité, de prospective, encore moins de vérité, pas d'échéance probable, un futur incertain, c'était ça la revue Utopie.3. - CQFD? Regardez autour de vous le sans-futur, le non-critique, la disparition des songes, des rêves, de l'utopie, donc du politique.Sociologue, professeur de l'ENSA Paris-Malaquais Champ disciplinaire: Sciences Humaines et Sociales, Directeur du laboratoire ACS, ENSA de Paris-Malaquais (depuis juin 2012)
C'est une époque, un style, une histoire. Les années 1980, le postmodernisme architectural, la Gauche au pouvoir. Les Grands Projets et Banlieues 89. Le Syndicat de l'architecture et un mouvement en faveur des Ateliers Publics d'Architecture et d'Urbanisme. Les uns en appelaient déjà à la raison, tandis que les autres exaltaient encore la révolution. Le Mai 81 des architectes aura balancé durant au moins deux années entre l'appel au projet et à la construction au sein d'un exercice libéral canonique, et l'attente inassouvie d'un grand chamboulement de la fabrique de la ville qu'auraient probablement suscité la généralisation d'ateliers publics municipaux rassemblant des architectes fonctionnaires. Faire grève contre les fonctions officielles aura été l'un des privilèges de ceux qui étaient jeunes en mai 68 ; 81 sonnera déjà la redistribution des cartes et des positions. Mais si 68 fut une période de remises en question, Mai 81 ne le fut pas moins. Et nous nous serions trompés à nous être laissés aller à penser que les débats et polémiques de l'époque se seraient éteints pour de bon. Comme un symptôme, tous les lauréats français d'un grand projet mitterrandien se sont trouvés engagés d'une manière ou d'une autre en 2008 dans le Grand Paris de Nicolas Sarkozy. Ce nouvel essai s'inscrit dans le prolongement des Architectes et Mai 68 paru il y a six ans. Il cherche à réactiver et revisiter Mai 81 pour clore peut-être cet entre-deux-Mai qui nous aura tous intensément marqués et aura si profondément redessiné les contours de notre quotidien.
Menés avec des enseignants de l'École d'architecture de Paris-Belleville, ces entretiens sont aussi tournés vers le monde de l'architecture dans son ensemble à travers le positionnement de plusieurs protagonistes du grand débat qui depuis 68 alimente le renouveau théorique et formel de l'architecture française : Bernard Huet, Henri Ciriani, Antoine Grumbach, Bruno Fortier, Pierre Clément, Daniel Bernstein, Claude Vié, Brian Taylor, Jacques Fredet. Neuf enseignants et un chercheur se sont ainsi confrontés aux grandes échéances à venir : application de la réforme, organisation des écoles d'architecture, rapport à l'Université, question de la licence d'exercice, renouvellement de l'effectif enseignant... Ces échanges s'inscrivent au c?ur de la réflexion menée actuellement autour de la notion de projet, pivot de la réforme en cours.
En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah. Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle. Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié. Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'Etat aux trajectoires individuelles. La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.
4e de couverture : C'est l'histoire d'une frontière toujours repoussée... Cet atlas inédit offre plus de 100 cartes et documents pour raconter les États-Unis du XVIe siècle à nos jours : ¿ Du XVIe au XVIIIe siècle, la naissance d'un pays : les vagues successives d'immigration et l'expansion territoriale qu'elles engendrent ¿ Au XIXe, les mutations d'une ampleur et d'une rapidité inédites : la jeune Amérique devient une puissance grâce à l'urbanisation, l'industrialisation et une nouvelle immigration ¿ Le XXe siècle est marqué par d'importantes crises auxquelles succèdent une immense prospérité et un rôle géopolitique toujours plus incontournable ¿ Enfin, un XXIe siècle qui débute en révélant des failles dans les institutions et des inégalités grandissantes. Les Américains réussiront-ils à réinventer, une fois de plus, le « rêve américain » ?
Wihtol de Wenden Catherine ; Nicolas Alexandre ; L
Soixante-dix ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948, cet atlas inédit établit un état des lieux : - Histoire des droits de l'homme : textes fondamentaux, liberté de conscience, citoyenneté... - Droits individuels et collectifs : droits des femmes, droit à la santé, droits de l'enfant... - A la conquête de nouveaux droits : droit de l'environnement, enjeux bioéthiques... - Droits en crise et mobilisations collectives : protection des libertés publiques, justice internationale, lois mémorielles... Plus de 80 cartes et documents complètent les textes rédigés par des spécialistes et apportent un éclairage original pour appréhender les enjeux et les défis de la sauvegarde des droits de l'homme dans le monde.