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Jean Baudrillard, utopie, 68 et la fonction utopique
Violeau Jean-Louis
SENS ET TONKA
6,50 €
Épuisé
EAN :9782845342248
1. - Enfants des années 1980 et nostalgiques des années 1960, s'il fallait retenir trois événements qu'aurait permis Mai-68 et qui auraient réciproquement permis Mai-68, sans hésiter: la prise de parole, si bien restituée par Michel de Certeau pour tous ceux qui n'auront pas vécu Mai: les rencontres hors des temporalités atomisées de la vie quotidienne et le retour de l'Utopie.Les humains ont la capacité de faire: ils font l'histoire. «Du possible, sinon j'étouffe!», écrivaient Gilles Deleuze et Félix Guattari en reprenant Kierkegaard, dans un texte, «Mai-68 n'a pas eu lieu». Mai-68 comme un «phénomène de voyance», voir autant l'intolérable que la possibilité de son dépassement: «le possible ne préexiste pas, il est créé par l'événement. C'est une question de vie.L'événement crée une nouvelle existence. Il produit une nouvelle subjectivité.» Ce qui donne à l'Utopie sa force paradoxale, c'est le fait que les hommes s'attachent à leurs rêves et souhaitent en général leur réalisation. En ce sens, l'Utopie est essentiellement politique et le futur demeure traditionnellement l'horizon temporel de la critique. De fait, sans le contrepoint de l'Utopie, au nom de quoi, et pour quoi, critiquerions-nous?2. - Baudrillard penseur de 68? Sans hésiter, probablement le sociologue qui sera le plus longtemps et le plus fréquemment revenu encore et encore sur les «événements». Un lien avec le rapport particulier qu'il entretenait avec la notion d'événement. Évident, mais pas seulement. Probablement aura-t-il depuis 68 toujours cherché à comprendre comment et pourquoi l'aliénation avait-elle changé de lieu.Utopie ne s'écrit pas au futur, est le titre d'une affiche-article publiée par la revue éponyme. Pas au futur. Et pourquoi donc? Parce que l'on avait, d'une certaine manière, déjà fait son deuil du lendemain dans Utopie? Depuis longtemps désormais, Jean Baudrillard, le premier, pense volontiers au surlendemain plutôt qu'au lendemain. Obsolescence générale, au-delà de la fin, mots-clés d'Utopie. Franchir le pas du lendemain répondrait-il à un surcroît de lucidité?Un franchissement plutôt qu'une résolution dialectique des contradictions, vers un au-delà de la barrière du temps, voir les choses d'après la fin. Une radicalisation de l'Utopie plutôt qu'un renouvellement de l'Utopie. Si l'Histoire tout à coup prenait fin, ou en tout cas abordait une extrémité stagnante, le sursaut serait-il envisageable? Épuisement des fins, surabondance des moyens, absence de contradictions, social-mondialisation dépressive, «en-temps-réel», actualisation sans passé ni futur, performance permanente. Saturation? Liquidation.La réversion critique. Un seuil critique, un sursaut qui serait alors autre chose que de l'Histoire, une nouvelle filière d'événements, des événements hérétiques, subversions du jeu et de la règle du jeu plutôt que «révolutions», plus de discours de prévisibilité, de prospective, encore moins de vérité, pas d'échéance probable, un futur incertain, c'était ça la revue Utopie.3. - CQFD? Regardez autour de vous le sans-futur, le non-critique, la disparition des songes, des rêves, de l'utopie, donc du politique.Sociologue, professeur de l'ENSA Paris-Malaquais Champ disciplinaire: Sciences Humaines et Sociales, Directeur du laboratoire ACS, ENSA de Paris-Malaquais (depuis juin 2012)
Sous le format accessible au plus large public de la collection des "101 mots à l'usage de tous", nous proposons une réflexion autour de la notion très ambiguë du droit d'auteur en architecture. La parenthèse et le pluriel choisis pour le titre indiquent que ce droit n'est pas fixé historiquement et encore moins juridiquement, qu'il est toujours à (re)créer sur chaque bâtiment et/ou situation urbaine. Surtout à l'heure où l'hégémonie libérale amplifie et creuse profondément les inégalités, dans cet univers comme dans tous les autres : d'un côté, des stars sans doute jamais autant sollicitées et protégées, de l'autre, un exercice commun de la profession toujours plus remis en question dans ses prérogatives et ses droits, en premier lieu par les logiques financières. Bref, ce droit d'auteur n'existe pas en tant que tel et il faut sans répit le faire vivre et le construire (autant que le faire respecter).
Cet ouvrage - augmenté pour cette réédition d'un avant-propos de l'auteur -, porte sur l'Internationale situationniste mise en perspective avec l'Internationale lettriste et les mouvements artistiques et architecturaux anglais. Autant que le cinéma, l'architecture et la Ville furent longtemps au coeur de la pensée et des activités des situationnistes. Situations construites dessine à grands traits le panorama des idées architecturales et urbaines qui accompagnèrent l'idée de "situation construite", coeur actif de la pensée de l'Internationale situationniste.
Résumé : "? L'architecture ne construit plus, dans sa forme ambitieuse, que des monstres - en ce qu'ils ne témoignent pas de l'intégrité d'une ville, mais de sa désintégration, non de son organicité, mais de sa désorganisation. ? " Philosophe, sociologue, Jean Baudrillard fut dès les années soixante-dix un penseur de la "? dissolution du réel ? ", que la société de consommation aurait substitué par une série de "simulacres" . Connu pour ses analyses de la postmodernité, il décrit la façon dont l'image (d'un objet, d'une oeuvre) apparaît comme plus réelle que l'original. Quel rapport le philosophe a-t-il entretenu avec [le monstre qu'est] l'architecture, lui qui était proche de Jean Nouvel ? Cet ouvrage au ton incisif entreprend d'y répondre au travers d'exemples qui s'affranchissent de la nécessité et de la fatalité du solide - de Disneyland aux tours jumelles du World Trade Center - et font le jeu des starchitectes.
Être pleinement de son époque empêche de fixer son regard sur elle pour mieux la saisir. Le présent est devenu si envahissant...La crise que nous traversons ne s'accompagne d'aucune alternative. Comment la raconter, cette crise!Elle ne porte pas de nom. Instrument de gouvernance et de normalisation en même temps que principe dialectique, la crise cherche toujours à instaurer sa raison supérieure. On fait semblant d'adhérer au présent, mais une naïveté sincère et grave, une candeur extrêmement sérieuse ont disparu. Et pourtant, au fond (a résiste encore un peu. Au vent de l'éventuel, l'utopie reste un sentiment plus partagé qu'on ne pourrait le croire. Il en va de même de tout ce lexique médiatique de l'altérité ou de l'alternative, d'un autre monde à la politique autrement, en passant par une autre Europe... Les hommes font l'Histoire parce qu'ils ne cessent de se raconter des histoires face aux injures que le monde comme il va ne cesse de lancer à ce qui y a été rêvé.Depuis la chute des utopies, l'architecture se développe, incertaine et contradictoire, dans toutes les directions. Elle est éblouie par la lumière des projets produits à la chaîne par des "starchitectes" dessinant une ville globalement faite d'exceptions au point d'en devenir homogène. Et cette grande bousculade d'idées approximatives de dessiner une métropole froide gouvernée souterrainement par le chiffre et les statistiques.Jean-Louis Violeau est sociologue, professeur à l'École d'architecture de Paris-Malaquais (ENSAPM). Directeur du laboratoire ACS, ENSA de Paris-Malaquais (depuis juin 2012).Avoir eu vingt ans en 1989 n'y inclinait pas vraiment, et pourtant l'Utopie et l'architecture auront depuis plus d'une vingtaine d'années rythmé son temps et ses lectures. Il a fait paraître sa thèse, Les architectes et mai 68 (2005), puis Les architectes et mai 81 (2011) aux éditions Recherches. Il s'est aussi intéressé aux logiques des avant-gardes à travers l'Internationale situationniste et la revue Utopie dont il a édité, avec Craig Buckley, une anthologie parue chez Semiotexte / MIT Press en 2011. Il collabore régulièrement avec les revues AMC-Le Moniteur architecture, D'architectures, Urbanisme, Place Publique et Esprit.
Faut pas prendre les enfants du cardinal pour des enfants du Bon Dieu ! Connectez-vous sur CM-Free, le premier syndicat virtuel ! Joyeux Noël ! Et ce mardi 15 décembre 1998 à 11 h 30, la bombe explose. CM-Free était sur tous les écrans. J'entendais des bribes de paroles, " d'où ça peut venir ? ", " Ça vient de l'extérieur ", " oh putain... ", " Georges c'est le pseudo du mec ", " Ils y vont pas de main morte ", " ils ont raison sur toute la ligne ", " ils sont sûrement plusieurs ", c'est super ! ". J'entrai dans la cafétéria raide comme un automate. Elle était vide. J'allumai une cigarette et m'efforçai de respirer calmement.
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
Abensour était un homme de l'égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d'égalité. Dans n'importe quel entretien qu'il vous accordait, il s'arrangeait toujours pour rétablir l'égalité, vous poser une question, vous dire qu'il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez lait allusion, tandis que c'est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l'ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C'était son tété Spinoziste : plutôt qu'un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu'il augmente la puissance d'agir." (P. V] "Qu'est ce qu'une bonne rencontre, à l'opposé du malencontre, sinon l'événement heureux ou se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d'agir, la puissance d'agir de concert ? " M. A.
Guy, Merci pour documents de l'I.S.et ouvrages de Henri Lefebvre, d'une importance vitale pour moi ici. Est également important pour moi de correspondre avec toi, parce que "les interlocuteurs valables sont tout de même encore rares". Mais j'énumère tout de suite les difficultés : Trop sommaire une correspondance facilite les malentendus les plus nuisibles ; [...] Une différence radicale entre circonstances, ambiances, situations et problèmes risque de nous faire, toi à Paris et moi à Montréal, écrire pour nous entendre des lettres "non-averties", un non-sens que seules une certaine bonne volonté et une objectivité en "en soi" peuvent éviter. Il vaut cependant la peine d'essayer de correspondre. Décidément. " [...] Début de la lettre (inédite) de Patrick Straram à Guy Debord (1960). Suivi d'une lettre (inédite) de Patrick Straram à Yvan Chtcheglov (1959).