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Vérité du scepticisme chez Montaigne
Vincent Hubert
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782738471499
Qu'est-ce qu'être sceptique ? Mais surtout, peut-on vraiment être sceptique ? Au scepticisme on veut bien en effet reconnaître une validité limitée. Il est bon de douter ou de remettre en cause ses certitudes ou ses préjugés, mais pour mieux asseoir ses croyances, plus légitimement. Il est vrai que nous sommes parfois pleins d'hésitations et de scrupules et que nous avons du mal à nous décider, mais il faut bien en venir à une décision. Aussi, si nous prêtons une certaine sagesse à ceux que nous nommons sceptiques, c'est en pensant néanmoins que cette sagesse est un peu courte, et peut-être même seulement artificielle, doctrinale ou verbale. Bref, on ne saurait vivre, sans forfanterie, comme un sceptique. Les Essais de Michel de Montaigne offre pourtant le portrait de quelqu'un qui vécut, pensa, jugea, sentit même en sceptique, ou tout du moins qui le voulut profondément. Pour quelles raisons ? C'est ce que cet ouvrage veut expliquer, en analysant également les principales figures de ce scepticisme.
Résumé : L'école dans notre pays occupe une place particulière, s'y concentrent comme en écho toutes les questions débattues dans la société. Egalité des chances, formation, neutralité religieuse. Elle est un enjeu permanent des politiques gouvernementales, un sujet de polémiques dans la société civile. La pédagogie y occupe une place centrale : ce sont ses principes et sa pratique que recherche et interroge cet ouvrage. Hubert Vincent replace sa problématique dans le temps long, de l'Antiquité à la post-modernité et aux sciences cognitives. Tout en tentant de dire ce qui fait notre éducation, notre réalité éducative, il s'agit aussi pour l'auteur d'assumer la perspective de certains héritages passés, et d'attester de leur force. Platon, Montaigne, Hegel, Alain, Dewey scandent le développement de la réflexion d'Hubert Vincent, également nourrie aux notions actuelles dominantes comme la compétence. Une tentative de penser notre expérience éducative selon une authentique réflexion pratique.
La confiance : soit on la considère comme une donnée naturelle, allant de soi ou devant aller de soi : "n'est-il pas normal que les enfants fassent confiance et aiment leurs parents ? " Soit on la considère comme le résultat de nos efforts ou intentions. Dans les deux cas, on oublie une chose essentielle, à savoir qu'elle est un résultat, résultat des modes d'être et d'apparaître que nous sommes. Ni naturelle ni fabriquée, elle naît à l'interaction des modes d'être ordinaires ou extraordinaires dont nous sommes ou non capables. C'est en ce sens que l'on dira qu'elle relève d'une genèse. Quant à la docilité susceptible de résulter de cette genèse, qui est aussi un objet central de cet ouvrage, elle est tout autre que ce à quoi on la réduit habituellement : crédulité, soumission, dépendance, absence de tout usage d'esprit critique. "Avoir bon esprit", ne fait pourtant pas de nous des gens aveugles et stupides. Nous disons et déplorons des temps incertains et violents. Et certainement le sont-ils par bien des aspects qu'il nous faut endurer et comprendre, et contre lesquels il est aussi nécessaire de nous dresser. De là à ne plus rien pouvoir entendre et recueillir de ce goût du monde qui nous a constitué, il y a une marge qui, si on l'ignore, nous porterait à méconnaître les sources mêmes de nos possibilités critiques : c'est bien parce que nous avons pu aimer ce monde et y prendre goût, c'est bien parce que nous pouvons régulièrement en refaire l'expérience, qu'il nous est possible de combattre tout ce qui l'empêche et nous en détourne.
Comment comprendre cette notion de citoyen du monde, et comment surtout nous situer par rapport à elle, nous qui sommes citoyens d'un État, habitants d'un pays, soucieux de droit et de nos droits, et soucieux de nos luttes ? Nous qui sommes aussi engagés dans nos activités professionnelles, définis par de multiples particularismes, et d'abord par nos langues ? Dans ces conditions, de qui le citoyen du monde peut-il être l'ami ? Sur quoi veille-t-il ? Que prend-il en garde ? Soit que cela soit au-delà de ses particularismes, de ses droits et de ses luttes, soit que cela soit entre eux, soit que cela soit enfin ce qui était avant eux. Dans quelle mesure également peut-il être l'homme ou la femme d'un collectif capable d'une action commune ? Ou bien son lot est-il celui d'une solitude silencieuse ou bavarde, toujours un peu mélancolique et rêveuse ? Ce livre veut apporter des éléments de réponse et d'éclaircissements à ces différentes questions, au moins dans le but de dessiner nettement les contours de cette notion de citoyenneté du monde ainsi que ses enjeux. Si la tradition culturelle y est requise, c'est dans le but d'éclairer véritablement notre présent. Ce livre est le résultat d'un colloque organisé en mars 2002 par l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres du Nord-Pas-de-Calais, avec le soutien de l'École Normale Supérieure-Lettres et Sciences Humaines de Lyon ainsi que du Centre d'Études en Rhétorique Philosophie et Histoire des Idées, de l'Institut d'Études Politiques de Lille et de la Mairie de Lille.
Nietzsche composa ses oeuvres et particulièrement le Gai savoir. Qui plus est, des indices très nets permettent d'avancer l'hypothèse que chacun des cinq livres de ce dernier ouvrage furent eux-mêmes composés avec soin et arrangés. Cet essai en est la démonstration pour le Livre II, dont le thème spécifique est le rapport connaissance, art et vérité, qu'il revisite du même coup. Au-delà de cette démonstration, l'enjeu de cette lecture est de ne pas manquer ce par quoi le travail de Nietzsche et les thèmes les plus essentiels de sa philosophie sont reliés à tout un ensemble de déterminations que nous dirions aujourd'hui psychologiques, sociologiques, stylistiques, politiques, esthétiques et éthiques. Nietzsche dessina ainsi (ou redessina, car il eut sur ce point des précurseurs, Montaigne en particulier) une modalité du travail philosophique que nous croyons pouvoir être reprise et qui en fait bien autre chose que le métaphysicien de la Volonté de Puissance. Qu'est-ce ainsi qu'une philosophie qui, dans sa pratique même, est effectivement un gai savoir ? C'est à cette question que nous avons voulu répondre.Hubert Vincent, agrégé de philosophie, est professeur des Universités à l'IUFM du Nord-Pas de Calais. Il a publié : Éducation et scepticisme chez Montaigne et Vérité du scepticisme chez Montaigne (L'Harmattan).
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.