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La réconciliation
Vigier Anne-Constance
JOELLE LOSFELD
14,10 €
Épuisé
EAN :9782070782383
Comment allons-nous faire, comment allons-nous supporter une chose pareille, se demande la narratrice, une traductrice quadragénaire, contrainte d'héberger son père le temps qu'il subisse des examens médicaux dans l'hôpital d'en face. Sans la présence rassurante de ses jumeaux adolescents, partis en vacances. C'est le début d'un huis clos où se ravive le souvenir des blessures laissées par ce tyran inflexible et péremptoire qui n'aura jamais fait régner que la terreur et se trouve maintenant affaibli par la peur de la mort. Et pourtant, mon père qui a tout fait pour m'empêcher de vivre n'y est peut-être pas tout à fait parvenu, pourra se dire cette femme une fois revenue à sa vie d'avant. Avec causticité et une certaine distance ironique non dénuée d'espoir, Anne-Constance Vigier continue d'explorer les malentendus et les obstinations qui endommagent, détruisent ou reconstruisent une vie.
Une grande entreprise. Son intolérance latente, son climat sournois, sa superposition de destins solitaires. Pourquoi Gabriel, un cadre homosexuel qui doute de son couple et ressasse de cruels souvenirs d'enfance, s'est-il à ce point lié d'amitié avec Muriel, une secrétaire aux prises avec un fils violent? Pourquoi s'efforcera-t-il désespérément de lui venir en aide, finissant par provoquer un drame qui modifiera profondément le cours de sa propre existence? Anne-Constance Vigier, tout en subtilité et audace, répond à ces questions en ménageant le suspense final.
A Paris, dans le Xe arrondissement, la narratrice mène une vie plutôt austère, encombrée par une relation amoureuse qui s'essouffle, des contacts difficiles avec sa mère que la mort d'une fille aînée a brisée, et l'attention pesante que lui prête un voisin, Anand, un clandestin sir-lankais. La jeune femme peine à terminer une thèse sur l'oeuvre d'Ostende, un peintre qui eut son heure de gloire mais vit depuis cinquante ans retiré du monde et s'oppose violemment à toute rencontre.
Résumé : Un outil pédagogique qui aide l'enseignant à structurer et animer sa classe de maternelle tout au long de l'année. Un ensemble de séquences comportant chacune une activité pédagogique principale conduite par l'enseignant avec un groupe d'enfants et des activités satellites, grâce auxquelles les autres enfants travaillent en autonomie, consolident ou approfondissent les notions déjà rencontrées. Les séquences sont organisées sur une année scolaire. La description de chaque séquence comprend une estimation de la durée de l'activité, la période de l'année, le nombre de reprises et les objectifs. Des fiches à photocopier offrent un support pédagogique individuel lié aux activités proposées. Un CD ou un poster permettent une exploitation collective du thème abordé. 16 séquences pour aller à la rencontre de l'écrit : - découvrir la variété des supports (albums, abécédaires, affiches...) ; - repérer une lettre, la reconnaître et la nommer ; - se familiariser avec les mots et les sons. Il s'agit d'intéresser les enfants aux formes d'écrits de leur environnement pour les amener à en découvrir le sens.
Vue d'ailleurs, l'Inde est une terre de légendes, qui fascine les voyageurs : le pays des fakirs, des éléphants combattants et des charmeurs de serpents a vu naître des sagesses à profusion, et l'Union indienne est le seul pays au monde qui a conservé le polythéisme. Mais la religion n'est pas tout. Goût prononcé pour les mathématiques, nationalisme linguistique, discriminations de caste, Bollywood ou encore yoga : l'Inde puise dans son passé pour se réinventer et nourrir le soft power qu'elle entend exercer. Anne Viguier explore ici sa longue fabrique culturelle et politique. Depuis 2014, l'Inde est gouvernée par un homme fort, Narendra Modi, qui entend hisser le pays à la hauteur de ses ambitions de superpuissance. Le pourra-t-il ?
La célèbre collection d'objets et peintures érotiques de Pompéï, Herculanum et Stabia ensevelie sous les cendres volcaniques du Vésuve fut déposée dans un cabinet particulier du Musée Royal Degli Studi à Naples au XIXe siècle. C'est à l'intérieur des maisons particulières que l'on a retrouvé les peintures érotiques : chez les gens aisés, on trouvait une pièce consacrée uniquement au culte de Vénus, une sorte de "chapelle d'amour" (venerea) étroitement surveillée par l'esclave attitré. Des fresque qui décoraient les murs de la plupart des maisons de Pompéï et de Herculanum furent aussi sauvées de l'ensevelissement. De la même manière, des sujets érotiques en sculpture, bronze, marbre, cristal de roche, terre cuite, des phallus, des amulettes bacchiques et autres objets non moins intéressants furent découverts dans des lieux appelés lupanaria et dans de nombreux domiciles particuliers. Ils sont, entre autres, les témoignages d'un culte "théophallique" datant de l'époque d'Osiris. Cet ouvrage reproduit la quasi-totalité de cette collection considérée comme la plus riche en son genre.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère