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Le marché, le temple et l'évangile. Itinéraires catholiques
Vermeylen Jacques
CERF
25,30 €
Épuisé
EAN :9782204091251
Le catholicisme est une réalité mouvante et complexe. Comment interpréter ce qui s'y passe aujourd'hui en Europe occidentale? Ce livre propose une hypothèse de travail: il se meut entre trois modèles, trois styles, trois cohérences dominantes. Le premier modèle est placé sous le signe du Marché. Dans la société pluraliste, chacun propose sa conception du monde, et le plus convaincant "fait" la vérité. Ce catholicisme désinstitutionnalisé et individualiste se manifeste par la survivance de rites de passage et l'affirmation de "valeurs chrétiennes". Le modèle du Temple met l'accent sur les pouvoirs hiérarchiques et le juridisme; rigide et autoritaire, il prétend connaître la vérité qu'il se doit de proclamer, alors que le monde moderne part à la dérive. Cette cohérence est devenue insupportable pour la majorité de nos contemporains. Tant la fidélité à Jésus et à sa cause que la crédibilité du catholicisme appellent un troisième modèle, déterminé par l'écoute attentive du témoignage fondateur, dans sa logique propre. Vivre plus en cohérence avec ce dont témoignent les évangiles: n'est-ce pas le plus urgent? Un catholicisme ainsi ressourcé ne rejoindrait-il pas le désir profond de l'homme d'aujourd'hui? Le catholicisme, et chaque personne qui y adhère, est tiraillé entre ces trois pôles. Choisir librement son chemin spirituel et vivre dans la sincérité personnelle; pouvoir s'appuyer sur une identité forte, des certitudes et des structures claires; être enraciné dans la Tradition subversive de Jésus et commencer à expérimenter l'utopie du Royaume dans une communauté fraternelle: ces trois désirs cohabitent en chacun. Cependant il n'y aura pas d'avenir pour le catholicisme sans le courage de se rapprocher de l'expérience fondatrice.
L'université ne prépare pas à la gestion quotidienne d'un cabinet dentaire ! Or, hormis la clinique et le soin, le chirurgien-dentiste a également la responsabilité humaine, administrative et financière de son cabinet. Chaque praticien doit être à même de travailler dans de bonnes conditions, accorder du temps à chaque patient, finir la journée avec l'énergie de pouvoir faire encore autre chose, vivre son travail dans une ambiance sereine, construire une équipe dont l'objectif premier sera le service au patient. Ce Mémo propose des techniques qui permettront de travailler dans les meilleures conditions possibles. Il a pour objectif : l'organisation ; pour but : un travail plus paisible, avec plus de plaisir et moins de stress ; pour conséquence : une meilleure rentabilité et un meilleur équilibre personnel.
Jérusalem est le point focal du conflit israélo-palestinien et, plus largement, du contentieux proche-oriental. Consciemment ou non, les parties en présence mettent en ?uvre un imaginaire traditionnel, qui s'exprime déjà dans bon nombre de textes bibliques. Jérusalem et son Temple y forment, en effet, le centre d'un immense système symbolique qui donne sens à des pratiques cultuelles, légitime la hiérarchie sociale et correspond à un désir de toute-puissance. Ce livre propose un parcours à travers les textes de la Bible qui développent cette tradition du centre du monde et à travers ceux qui la contestent au nom de l'éthique. Sur le premier versant, on voit le monde du Temple et la pratique des pèlerinages, le motif de l'assaut de tous les peuples contre Sion et celui, symétrique, de la montée pacifique des mêmes peuples au même lieu; apparaît aussi la figure antagoniste de Babylone - centre d'un monde hostile - et le dossier de la réforme centralisatrice du roi Josias. Sur le second versant, les prophètes dénoncent les illusions liées à l'idéologie du Temple, illusions qui occultent les exigences de la justice sociale et d'une foi qui doit s'incarner dans le politique. Cette parole est prolongée par les écrits de l'école deutéronomiste et quelques textes de l'époque perse, puis par le Nouveau Testament unanime. Seule, la dernière page de l'Apocalypse reprend sans le critiquer l'imaginaire traditionnel. La Bible apparaît ainsi comme le livre d'un débat qui porte les questions les plus fondamentales: l'image de Dieu, les rapports au pouvoir, les relations entre nations ou entre groupes religieux.
Les agences de voyage organisent des visites sur les lieux du Da Vinci Code: le musée du Louvre, l'église Saint Sulpice, Rennes-le-Château... Il s'agit de vérifier sur place ce que dit le livre. Pourquoi ne pas visiter avec la même préoccupation d'autres lieux fréquentés par le roman: les évangiles duNouveau Testament et les évangiles apocryphes, ce qu'on sait du Jésus historique, les origines du christianisme, la foi en la divinité du Christ? C'estle défi que Charles Delhez, journaliste, et JacquesVermeylen, exégète, relèvent dans ce petit livre.Aux lecteurs trop crédules de Dan Brown comme à ceux qui gardent une image surannée du christianisme, ce voyage fait découvrir un Jésus étonnant, une foi qui s'interroge sur elle-même, une tradition chrétienne porteuse d'un grand souffle de vie.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.