Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Jérusalem, centre du monde. Développements et contestations d'une tradition biblique
Vermeylen Jacques
CERF
36,00 €
Épuisé
EAN :9782204082624
Jérusalem est le point focal du conflit israélo-palestinien et, plus largement, du contentieux proche-oriental. Consciemment ou non, les parties en présence mettent en ?uvre un imaginaire traditionnel, qui s'exprime déjà dans bon nombre de textes bibliques. Jérusalem et son Temple y forment, en effet, le centre d'un immense système symbolique qui donne sens à des pratiques cultuelles, légitime la hiérarchie sociale et correspond à un désir de toute-puissance. Ce livre propose un parcours à travers les textes de la Bible qui développent cette tradition du centre du monde et à travers ceux qui la contestent au nom de l'éthique. Sur le premier versant, on voit le monde du Temple et la pratique des pèlerinages, le motif de l'assaut de tous les peuples contre Sion et celui, symétrique, de la montée pacifique des mêmes peuples au même lieu; apparaît aussi la figure antagoniste de Babylone - centre d'un monde hostile - et le dossier de la réforme centralisatrice du roi Josias. Sur le second versant, les prophètes dénoncent les illusions liées à l'idéologie du Temple, illusions qui occultent les exigences de la justice sociale et d'une foi qui doit s'incarner dans le politique. Cette parole est prolongée par les écrits de l'école deutéronomiste et quelques textes de l'époque perse, puis par le Nouveau Testament unanime. Seule, la dernière page de l'Apocalypse reprend sans le critiquer l'imaginaire traditionnel. La Bible apparaît ainsi comme le livre d'un débat qui porte les questions les plus fondamentales: l'image de Dieu, les rapports au pouvoir, les relations entre nations ou entre groupes religieux.
L'université ne prépare pas à la gestion quotidienne d'un cabinet dentaire ! Or, hormis la clinique et le soin, le chirurgien-dentiste a également la responsabilité humaine, administrative et financière de son cabinet. Chaque praticien doit être à même de travailler dans de bonnes conditions, accorder du temps à chaque patient, finir la journée avec l'énergie de pouvoir faire encore autre chose, vivre son travail dans une ambiance sereine, construire une équipe dont l'objectif premier sera le service au patient. Ce Mémo propose des techniques qui permettront de travailler dans les meilleures conditions possibles. Il a pour objectif : l'organisation ; pour but : un travail plus paisible, avec plus de plaisir et moins de stress ; pour conséquence : une meilleure rentabilité et un meilleur équilibre personnel.
Plus de douze ans de présence en Europe, près de six millions d'exemplaires vendus, 17 % du marché français à elle seule au début des années 1980 : ces seuls chiffres montrent à quel point la Renault 5 aura eu droit à une véritable carrière de «Supercar» : Novatrice avec ses pare-chocs boucliers et son gabarit de supermini, pratique grâce à son hayon et sa modularité, moderne et colorée, mignonne avec sa frimousse expressive, c'est une vraie voiture à vivre suivant la tradition de la marque. Les Français et, au-delà, les Européens, ne s'y sont pas trompés et l'ont rapidement adoptée ! Ce fut d'autant plus facile que chacun pouvait trouver dans la gamme un modèle adapté à ses besoins, de la simple version de base à l'explosive Turbo, en passant par les routières LS et TS, la frugale GTL, la TX des quartiers chics... Qui n'a pas effectué, au moins une fois, un trajet à son bord, voire vécu l'une ou l'autre aventure ? Cet ouvrage vous replongera dans le monde coloré de ces R5 qui envahissaient nos rues et nos routes à l'époque de Valéry Giscard d'Estaing ou de François Mitterrand.
Les agences de voyage organisent des visites sur les lieux du Da Vinci Code: le musée du Louvre, l'église Saint Sulpice, Rennes-le-Château... Il s'agit de vérifier sur place ce que dit le livre. Pourquoi ne pas visiter avec la même préoccupation d'autres lieux fréquentés par le roman: les évangiles duNouveau Testament et les évangiles apocryphes, ce qu'on sait du Jésus historique, les origines du christianisme, la foi en la divinité du Christ? C'estle défi que Charles Delhez, journaliste, et JacquesVermeylen, exégète, relèvent dans ce petit livre.Aux lecteurs trop crédules de Dan Brown comme à ceux qui gardent une image surannée du christianisme, ce voyage fait découvrir un Jésus étonnant, une foi qui s'interroge sur elle-même, une tradition chrétienne porteuse d'un grand souffle de vie.
Extrait Extrait de l'introduction Cinquante ans ! Il y a un demi-siècle s'ouvrait le concile Vatican II, qui devait donner à l'Église catholique un souffle nouveau. C'était le 11 octobre 1962, et quelque deux mille cinq cents évêques venus du monde entier étaient réunis en la basilique Saint-Pierre de Rome, convoqués par le pape Jean XXIII. Sans doute beaucoup d'entre eux s'interrogeaient-ils sur le sens et la portée de l'événement. Ils ne savaient pas encore qu'ils reviendraient à Rome pour trois autres sessions, et encore moins le chemin de réflexion, d'écoute, d'engagement mutuel, de foi et d'espérance qu'ils seraient amenés à parcourir. Quand le concile s'est ouvert, presque personne ne se doutait de la dynamique qu'il allait entraîner. Quand les orientations majeures du concile ont commencé à se dessiner, deux camps se sont assez vite formés, à la fois parmi les évêques et dans l'opinion publique catholique. Quelques archevêques européens voyaient enfin s'ouvrir la possibilité de réformer en profondeur une Église qui leur paraissait fossilisée et coupée du reste de la société. Ils poussaient avec enthousiasme au renouveau, qu'ils envisageaient à la fois comme une main tendue au monde en général et comme un retour aux sources premières du christianisme. Face à eux, quelques ténors de la Curie romaine*1 regardaient le même événement avec méfiance, sinon avec indignation : n'allait-on pas perdre ce qui fait la Tradition catholique ? n'allait-on pas pactiser avec l'ennemi (le monde sécularisé, les idéaux des Lumières, le protestantisme...) ? En dehors de ces deux groupes assez restreints, la plupart évêques avaient reçu une formation très classique et n'avaient pas vraiment réfléchi aux questions posées dans l'assemblée. Après tout, ils étaient pasteurs plus que théologiens. Dans quel camp allaient-ils se ranger ? A la surprise générale, ils ont massivement opté pour le changement, si bien que l'on a parlé de la «majorité» conciliaire face à la «minorité» qui restait attachée à une conception très juridique et médiévale du catholicisme. Selon les dossiers, la majorité rassemblait entre 85 et 90 % des Pères. Le concile a donc été le théâtre d'un affrontement presque permanent entre partisans du changement et nostalgiques d'un temps de chrétienté homogène sous l'autorité absolue du pape. La volonté tenace des Pères du concile a cependant été de ne pas aboutir à la victoire d'un groupe, mais d'arriver à des positions assez équilibrées pour être acceptées par les uns et les autres. Les documents que le concile a produits ont en définitive été adoptés à des majorités écrasantes, dépassant souvent les 99 %. Ils étaient vraiment l'expression de l'Église dans son ensemble, et non celle d'un groupe majoritaire imposant à la minorité ses vues particulières. Depuis ce moment, les textes de Vatican II forment la grande charte dont se réclament tous les catholiques.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.