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Les Bruits du silence. L'autre histoire de France
Vermeil Jean
DU FELIN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782866454265
La complicité du régime de Vichy dans la déportation des juifs, les déshonneurs de la colonisation, la torture en Algérie... tout un passé jadis évoqué avec prudence, où se mêlaient mensonges d'Etat et images d'Epinal refait surface. La mise au jour de la " part maudite " de la mémoire française est une ?uvre nécessaire. Sans effacer les conquêtes de la " patrie des droits de l'homme ", cette relecture historique entreprise par Jean Vermeil dessine une autre vision de la démocratie, de ses valeurs et de ses acteurs. Du IIIe siècle à l'aube du XXIe, Jean Vermeil dresse la liste des pages les plus noires de l'histoire de France : la répression sans pitié des cathares, des lépreux " cagots ", la Saint-Barthélemy, la chasse aux Tsiganes, la guillotine érigée en machine à gouverner, la répression des communards... Autant de noirs épisodes qui constituent parfois de terribles " premières " : l'élimination par les fours en Vendée, l'invention du camp de concentration après la Commune, la torture à l'électricité dans le Tonkin... Ces événements, connus ou méconnus, refoulés, anciens ou récents, marquent les époques d'une histoire grimaçante réexaminée par les historiens et l'opinion publique. Un livre-mémoire sur un passé qui ne passe plus.
Pourquoi Babel ? Babel fut en son temps une aventure individuelle et collective, ambitieuse et humble à la fois, en quête d'une impossible perfection, baignée dans la diversité des langages et des cultures, entre provocation et utopie, idéalisée, mais sans cesse questionnée, voire menacée. Un écrit, puis un mythe... La vie des architectes, la vie d'une agence, c'est un peu tout cela et aussi, la tête dans les étoiles et les mains dans le cambouis, au plus haut certains jours, au plus bas certains autres, encensés le matin, un peu maltraités le lendemain... fiers du succès d'exister, riches des projets perdus, tenaillés entre la recherche, l'urgence et la dispersion du temps, tout cela dans le doute créatif, mais avec une "mâle assurance". Babel, mythe de la ville fondatrice, premier creuset de vie urbaine, nourrie d'un projet solidaire, trop solidaire peut-être, car sinon, pourquoi l'avoir punie ? Babel, l'agence - mais de quoi Babel est-il le nom, aurait demandé Alain Badiou, si ce n'est de cette ambivalence de l'architecture, entre défi permanent et menace de punition ? Babel, le mythe, est une histoire à facettes multiples. Babel, l'agence l'est aussi et vous invite à la parcourir.
En voyageant à travers Israël et les territoires occupés, Valentine Vermeil a vu des dialectiques et des cultures s'opposer ; une culture musulmane où chaque événement est conforté par la grâce de Dieu, et une culture juive associant l'histoire tragique de son peuple avec un besoin de défense et de suprématie absolue. Bab-El présente un pays dans sa globalité et sa complexité. Ces photographies s'éloignent délibérément du traitement médiatique et des imaginaires que suscite cette région particulière. Son propos est de mettre en lumière ce qui rassemble les individus, tels les liens de l'appartenance à un groupe qu'il soit social, ethnique ou religieux.
L'école française commence trop tôt et progresse trop vite pour un tiers au moins des enfants qui entrent à l'école élémentaire à l'âge de 6 ans. Les inégalités des vitesses de développement des enfants normaux sont considérables et généralement méconnues aussi bien par les parents que par les enseignants et les responsables du système éducatif. En voulant commencer les apprentissages scolaires ou même âge pour tous et en imposant à tous la même vitesse de progression dans les acquisitions, on met automatiquement en échec, dès le début de leur scolarité, un grand nombre d'enfants. Pour la plupart d'entre eux, un début retardé, une progression plus lente, adoptée à l'évolution de leur maturation, permettrait une scolarité satisfaisante, simplement décalée d'un, deux ou même trois ans. Le redoublement de classe est pratiquement le seul dispositif dont dispose le système scolaire pour adopter la progression d'un élève à celle des programmes. L'auteur montre, preuves à l'appui, à quel point cette pratique est, non seulement inefficace, mais nuisible. Le système des cycles d'enseignement institué en 1991, qui devait remplacer le découpage des programmes en années scolaires et, par conséquent, réduire fortement le nombre de redoublements, n'est pratiquement pas appliqué.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.
Pendant six siècles la maison d'Osman imposa sa loi à des dizaines de peuples et de nations. À son apogée, au XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étendait sur trois continents. Puis il amorce son déclin. Les sultans ne pouvaient moderniser l'empire, en préservant les règles théologiques sur lesquelles il reposait. L'Empire ottoman subit les pressions divergentes des puissances européennes. La Russie convoitait ses territoires. L'Angleterre tenait à la préserver pour assurer sa route des Indes. Au XIXe siècle, miné par l'éveil des nationalismes, l'empire commença à se démembrer et perdit ses possessions européennes et africaines. En rêvant de reconstituer un ensemble turc asiatique, les Jeunes-Turcs précipitèrent son effondrement qui se produisit après la Première Guerre mondiale. La révolution kémaliste préserva l'empire d'une désintégration. Sur ses ruines, Mustafa Kemal édifia une République turque Laïque et moderne. L'Empire ottoman fut un vaste ensemble multiethnique et multiconfessionnel. La Turquie n'est pas la seule héritière de cet empire. Aujourd'hui, plus de vingt États ont, dans leur histoire, un passé ottoman. En restituant à chacun la part de ce passé qui lui revient, ce livre contribue à apaiser des forces irrédentistes et des passions nationalistes toujours vives. Il fournit une grille de lecture nouvelle à l'histoire des Balkans et du Proche-Orient.
Biographie de l'auteur Jean-Marie Vincent (1934-2004). Philosophe et sociologue, il fonde en 1968 et dirige jusqu'en 2002 le département de sciences politiques de l'Université Paris VIII. Il lance les revues Futur antérieur en 1990 puis Multitudes en 2001. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La théorie critique de l'École de Francfort, Paris, Galilée, 1976 ; Critique du travail, Paris, PUF, 1987 ; Vers un nouvel anticapitalisme (avec Michel Vakaloulis et Pierre Zarka), Paris, Le Félin, 2003.