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Colbert. La politique du bon sens
Vergé-Franceschi Michel
PAYOT
27,00 €
Épuisé
EAN :9782228896986
Statufié et mythifié, Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) est sûrement l'un des ministres de la France qui a le plus marqué la postérité. Apprécié de Louis XIV, qui en fit son homme de confiance, détesté de Fouquet, dont il causa la perte, et de Mme de Sévigné, qui le surnommait "le Nord" en raison de son attitude glaciale, érigé en modèle de travail par le XIXe siècle républicain qui a vu en lui la probité récompensée et le labeur incarné. Toute l'originalité de ce livre réside dans l'analyse du succès de ce tout-puissant serviteur de l'Etat qui, assez peu religieux et fort tolérant à l'égard d'autres confessions, eut à affronter vingt ans durant une cabale de dévots, composée de chevaliers de Malte, d'ecclésiastiques et d'amis de Fouquet. Héritiers des Frondeurs, voire des Ligueurs, ils tentèrent d'entraîner le Roi Très Chrétien dans une nouvelle guerre sainte contre les Turcs à laquelle Colbert opposa une politique de conciliation héritée de François Ier. Centrées sur cet axe majeur, les grandes "affaires" du règne de Louis XIV prennent un autre visage : la disgrâce de Fouquet, l'affaire des Poisons et l'internement du Masque de fer ne sont plus des histoires séparées, comme on les présente souvent, mais une seule et même histoire, celle qui oppose le temps révolu des croisades à celle de l'État moderne en construction. Ainsi traité, ce portrait de Colbert revisité reflète sa véritable personnalité : non pas celle d'un "souple commis" mais celle d'un authentique homme d'État.
Résumé : Né dans un hameau peuplé d'une centaine d'âmes, le Père de la patrie corse est mort dans la plus grande capitale européenne de son temps, Londres. Né en 1725, élevé à Naples, rentré pour moins de quinze ans de " pouvoir " (1755-1769), exilé en Angleterre jusqu'en 1790, revenu à Corte pour quatre ans, retourné à Londres de 1794 à sa mort en 1807, celui qui fut enterré à l'ombre de Westminster a vécu trente-deux ans en Corse, trente-quatre années en Angleterre, seize années de jeunesse italiennes et quelques semaines parisiennes. Corse de Corse, Paoli est aussi Corse de la diaspora, comme Sampiero Corso avant lui et Napoléon Bonaparte après lui. Paoli surprend, étonne, séduit, révolte parfois. Quel est-il ? Philosophe du siècle des Lumières ? Religieux comme son frère, tertiaire franciscain mort au couvent ? Franc-maçon précocement affilié à une loge italienne ? Ou tardivement affilié à une loge anglaise à Londres ? Humaniste ou soldat ? Homme de plume ou d'épée ? Homme d'action ou de réflexion ? Les sources sont si abondantes que la synthèse est malaisée et que l'on néglige presque toujours les trente premières années de sa vie, celles qui pourtant permettent de saisir l'enracinement du personnage dans une terre, une tradition, une généalogie ; c'est l'un des apports décisifs de ce livre que d'évoquer la genèse de l'homme d'État et de lui redonner ainsi sa cohérence et sa vigueur. Cette première biographie exhaustive replace Paoli dans son contexte historique et rend le personnage passionnant.
Les liens de l'île de Corse avec la péninsule italienne sont anciens - ils remontent à l'Antiquité et même au-delà - et Michel Vergé-Franceschi, professeur d'Histoire moderne, a volontairement choisi de limiter ici le sujet aux périodes médiévales et modernes, ne voulant ni remonter trop haut dans le temps, ni descendre trop bas, au-delà du XIXe siècle. Pour cela, il a réuni une dizaine d'universitaires confirmés qui nous offrent ici une synthèse qui va du XVe au XIXe siècle. Damien Broc, Doctorant de l'Université de Corse en Histoire médiévale, s'est intéressé à L'insertion de la Corse dans l'espace économique de l'Italie entre Moyen Age tardif et période moderne (c 1480 - c 1540). Michel Vergé-Franceschi retrace ici l'histoire des Gardes corses du pape, notamment sous Louis XIV lors de la célèbre rixe qui les opposa aux gardes de l'ambassadeur de France duc de Créquy. Lucien Bély, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, grand spécialiste des relations internationales au XVIIIe siècle, fait le lien entre les débuts de la "modernité" et L'italianité de Pascal Paoli, traitée ici par Francis Beretti, Professeur émérite à l'Université Pascal Paoli. David Chanteranne, historien du Premier Empire, directeur de la revue Napoléon, nous brosse un émouvant portrait de Madame Mère qui s'éteint à Rome en 1836 après son fils et son petit-fils l'Aiglon. Mickaël Broers, Professeur à Oxford, nous donne l'opinion d'un grand chercheur britannique sur Napoléon et l'Italie. Marie-Jean Vinciguerra, Inspecteur général de l'Education nationale, agrégé d'italien, nous livre pour conclure une belle synthèse sur Garibaldi et la Corse alors que François Moureau, Professeur émérite à l'Université de Paris IV-Sorbonne, Directeur du C.R.L.V., ancien Directeur des Presses universitaires de Paris-Sorbonne, nous entraîne sur le sentier des "Iles oubliées" de Gaston Vuillier (1893) : de la Corse à la Sardaigne.
Les Gentile sont une famille de seigneurs feudataires corses connus à Gênes puis dans l'île depuis environ un millénaire. Cette dynastie d'extraction chevaleresque est issue des Avogari devenus Avogari de Gentile plus communément appelés Gentile. Seigneurs des fiefs cap corsins de Brando, de Nonza, de Canari et d'Erbalunga, leurs possessions se situent au nord de Bastia et au sud de l'autre seigneurie cap corsine, celle des Da Mare, seigneurs de San Colombano (villages de Rogliano, Ersa, Centuri, Morsiglia). Alliés aux meilleures maisons patriciennes de Gênes, de Piombino (les princes Appiani), parents des Médicis de Florence, ils furent avant tout des combattants, d'abord sur le sol corse, puis sur tous les champs de bataille européens du XVIe au XVIIIe siècle. A la veille de la Révolution, l'un d'eux, Jean-Noël, émigre comme jeune officier aux Amériques et fonde la branche prolifique de Martinique. Si le tome I de cette somme relate leur vie de siècle en siècle, le tome II, sous forme de Dictionnaire, retrace les biographies des Gentile les plus connus sur les deux mille individus du nom qui sont recensés et étudiés ici, à partir d'archives corses mais aussi européennes.
D'un côté de l'Atlantique, le mot de "Libertà" résonne dans l'île de Corse comme le symbole des cinq ou six derniers siècles. De l'autre, les Etats-Unis d'Amérique vous accueillent au pied de la statue de la Liberté. En 1790, le pays des Droits de l'Homme et du citoyen accueille Paoli : "Monsieur vous avez inventé la Liberté à une époque où nous n'osions même pas prononcer son nom" (Robespierre). Il était donc tentant de réunir une douzaine d'universitaires et d'historiens reconnus, hommes et femmes, pour éclairer les rapports corso-américains de Christophe Colomb à la Seconde Guerre mondiale. C'est ce qu'a fait Michel Vergé-Franceschi. Si Colomb n'est pas né à Calvi, les Corses néanmoins sont légion aux Amériques dès les années 1540 et ils participent à la guerre d'indépendance américaine (1776-1783) à une époque où on porte depuis 1767 des toasts à Pascal Paoli sur le sol américain. Côté corse, les maisons dites "d'Américains" fleurissent au cap Corse dès les années 1750 et se multiplient au XIXe siècle. Marins corses à Boston et Philadelphie et planteurs insulaires en Martinique ou à Porto-Rico côtoient l'inventeur corse du premier Coca-Cola dans cette épopée qui s'achève avec une visite des Etats-Unis par les élèves actuels du Lycée de Corte ! Epopée où l'on voit l'intérêt des Bonaparte pour les Etats-Unis ; où l'on apprend que l'impératrice Eugénie descend en ligne directe de Cortès, le conquistador du Mexique ; où l'on voit que si Napoléon épouse une belle créole native de Martinique, Joséphine, Paoli lui-même fut troublé par une autre créole, marquise de la Jamaïque !
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.