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Les arts précolombiens. Transferts et métamophoses de l'Amérique latine à la France, 1875-1945
Vaudry Elodie
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753577220
Le point de départ de cette étude se situe en 1875, avec le premier Congrès des américanistes et s'achève en 1945, avec la fin de la Seconde Guerre mondiale et la mort d'un des principaux artistes sélectionnés, Jean Puiforcat. Entre ces deux dates, il s'agit d'appréhender l'histoire des transferts culturels entre le Mexique, le Pérou et la France, en mettant d'abord l'accent sur les liens entre les intérêts diplomatiques et le développement culturel de l'américanisme. A partir de là, le regard se concentre sur l'évolution de la perception française des arts précolombiens au travers de l'analyse des expositions temporaires, du marché de l'art et des revues d'art en France. Cela permet de comprendre comment la réévaluation de ces civilisations a favorisé l'appropriation de motifs précolombiens dans la création décorative en France. Ces phénomènes sont multilatéraux : l'analyse des recueils d'ornements précolombiens et de leur théâtralisation par les gouvernements a permis de mettre en lumière des collaborations internationales, notamment celle de la liménienne Elena Izcue avec la styliste Elsa Schiaparelli. En 2017, cet ouvrage a reçu le prix de thèse de l'institut des Amériques à Paris.
Carnet d'exploration et de promenade, Le Nom de Lyon est le lieu de toutes les réminiscences et de leur mise en lumière, grâce au savoir et à la rêverie poétique. Flâneur voulant tout connaître de l'histoire et des secrets de sa ville, Gilbert Vaudey se raconte en faisant oeuvre d'archiviste érudit, n'oubliant jamais que la ville où l'on est né est un théâtre de mémoire. Revenant sur les lieux qui lui sont chers, il confère par ce livre un sens à ce qu'il a toujours ressenti et lentement élucidé. Avec ses zones d'attraction, ses frontières, ses pentes de circulation, son rythme, ses instances souterraines, ses sédiments historiques, ses passants de tous les temps, il fait de la ville un lieu accordé, comme une projection de celui qui, depuis si longtemps, l'arpente.Sous sa plume, l'espace urbain se fait miroir d'une vie, et le portrait de la ville se retourne en autoportrait.
La France, plus que jamais divisée après les attentats, les gilets jaunes, les grèves successives, la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, vit la campagne présidentielle la plus dure de la Cinquième République : Marie Lepeignon, candidate populiste, semble en bonne voie de remporter les élections. Alain, professeur des universités à la retraite, esprit ouvert et cosmopolite, traverse douloureusement cette crise sociétale, entre Mehdi, son ami et voisin qui se sent à juste titre menacé, et Chantal, un amour de jeunesse retrouvé qui joue la carte populiste. Cette fiction politique ultra réaliste nous plonge dans une réflexion sur le thème de la régression de notre civilisation occidentale, de notre démocratie, mais aussi, en miroir, raconte celle d'un homme soumis aux tourments de l'âge et des choix qui l'attendent.
De quoi sont faites les images ? D'imagination et d'imaginaire répond la phénoménologie. De langage symbolique répondent la sémiologie, l'iconologie et la psychanalyse. Le sens du visible serait dans le lisible qui en ferait la trame invisible Les images résistent à cette lecture ; silencieuses ou bavardes, mais toujours insistantes, elles existent au-delà de la fantaisie ou de l'interprétation. Cette résistance est le signe d'un réel négligé. Si l'image n'est pas une chose, elle est bien davantage qu'une simple représentation mentale : un objet qui impose sa réalité spécifique à l'irréel de l'imaginaire et oppose son opacité à l'élucidation symbolique. Avec l'appui de la peinture, de la photographie et du cinéma, on a voulu montrer que les images se nourrissent d'abord des matières dont elles sont faites : lignes et couleurs de la peinture, ombre et lumière de la photographie, espace-temps du cinéma. Les artistes savent que les matériaux ont plus d'imagination que l'imagination n'en aura jamais, aussi doivent-ils se rencontrer. La matière des images que nous regardons est poïétique avant d'être psychologique. Mais elle n'est pas moins esthétique, c'est-à-dire ouverture au monde et mise en forme des expériences indicibles qu'elle suscite. Ce qu'on ne peut dire, on le montre.
L'Histoire a l'art des collages surréalistes. Celui-ci, par exemple : tristement célèbre pour le plus grand krach financier des temps modernes, 1929 est aussi l'année du fameux tableau de Magritte La Trahison des images, plus connu par l'inscription "Ceci n'est pas une pipe" qui y figure. L'inattendu de ce rapprochement a valeur de symptôme : celui d'une crise de confiance dans les images, billet vert, Joconde ou Marilyn qu'à peine trente ans plus tard Andy Warhol mit en équivalence et en série. Mais on n'a pas assez noté l'humour du tableau de Magritte déjouant la tromperie des images par le moyen même de l'image. A l'encontre d'un certain iconoclasme, il s'agit dans ce livre de réévaluer la pensée et la puissance critique des images à l'oeuvre dans l'art moderne et contemporain : peinture, photographie, cinéma, vidéo. Au désastre annoncé d'un règne du Tout-image où se perdraient la lettre et l'esprit, vient objecter un régime artiste des images. Dans l'indécidable des trajets et des raccourcis créateurs, il ouvre dans l'espace commun des brèches sur des visibilités occultées ou à venir.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.