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La matière des images. Poétique et esthétique
Vauday Patrick
L'HARMATTAN
37,50 €
Épuisé
EAN :9782747505468
De quoi sont faites les images ? D'imagination et d'imaginaire répond la phénoménologie. De langage symbolique répondent la sémiologie, l'iconologie et la psychanalyse. Le sens du visible serait dans le lisible qui en ferait la trame invisible Les images résistent à cette lecture ; silencieuses ou bavardes, mais toujours insistantes, elles existent au-delà de la fantaisie ou de l'interprétation. Cette résistance est le signe d'un réel négligé. Si l'image n'est pas une chose, elle est bien davantage qu'une simple représentation mentale : un objet qui impose sa réalité spécifique à l'irréel de l'imaginaire et oppose son opacité à l'élucidation symbolique. Avec l'appui de la peinture, de la photographie et du cinéma, on a voulu montrer que les images se nourrissent d'abord des matières dont elles sont faites : lignes et couleurs de la peinture, ombre et lumière de la photographie, espace-temps du cinéma. Les artistes savent que les matériaux ont plus d'imagination que l'imagination n'en aura jamais, aussi doivent-ils se rencontrer. La matière des images que nous regardons est poïétique avant d'être psychologique. Mais elle n'est pas moins esthétique, c'est-à-dire ouverture au monde et mise en forme des expériences indicibles qu'elle suscite. Ce qu'on ne peut dire, on le montre.
Les hommes ne peuvent rien faire sans adopter la fiction d'un commencement" (George Eliot). Prélude, prologue, exorde, prémices, préambule, préliminaire, introït, orée, aurore, aube, origine et d'autres encore : autant de mots pour dire, c'est-à-dire tenter de coïncider avec l'impossible instant zéro du commencement. Mais n'en va-t-il pas toujours ainsi de l'impossible qu'il fait d'autant plus parler qu'il échappe incessamment à la prise ? Voilà qui justifie la belle sentence de Georg Eliot : pas de commencement qui ne commence par une fiction du commencement, toute histoire, du moins tout récit est à ce prix. Il n'y en a pas moins une nécessité à cela, celle de rendre compte du nouveau qui ne découle pas de ce qui le précède sans au moins dévier ou dériver de sa ligne, comme aspiré par ce qui est à naître. Tout commencement véritable s'entoure d'une zone d'indiscernabilité et de non-savoir qui tient à ce qu'il est en recherche de sa forme et de son issue, ce qui ne va pas sans transactions circonstancielles avec le milieu dans lequel il se fraye un chemin. C'est aussi pourquoi il ne peut se décliner qu'au pluriel, dans la diversité des milieux et des variations de rythme et d'allure qui le conditionnent et qu'il traverse, un changement important n'affectant pas l'individu, le social, le politique ou le culturel selon une même temporalité. Pris dans un devenir autre, transformation, mutation voire métamorphose plutôt que naissance ex abrupto, le commencement remonte en amont de l'événement qui le déclare et s'étire en aval dans le déroulement de ses conséquences.
Résumé : Au-delà du terrain de l'histoire, c'est l'ensemble des phénomènes de la vie, des animaux aux hommes, des natures aux cultures, des sociétés aux vies singulières, qui se trouvent concernés par l'enjeu stratégique de la bifurcation. C'est moins d'ailleurs la bifurcation comme telle qui importe, avec ce qui s'y entend d'un choix prédéterminé, ou bien ou bien, que le fait même de bifurquer là où le choix semblait exclu. Le temps bifurque, cela veut dire qu'il ne déroule pas un fil unique mais qu'à l'occasion de circonstances particulières, des fils différents ou divergents tirés sur des lignes de temps hétérogènes aux rythmes asynchrones entrent en résonance, convergent et se nouent en direction d'un futur inattendu. Philosophie, sciences, droit, littérature : quatre matières où la bifurcation est à l'oeuvre et fait oeuvre.
S'il y a un grand siècle de la peinture française, c'est bien le XIXe siècle, qui inaugure avec la souveraineté de l'artiste l'autonomie de la peinture: "je suis mon propre gouvernement", dit Courbet, tandis que Cézanne forme le projet d'une apothéose de Delacroix qui ne vit finalement jamais le jour. Une ombre au tableau, cependant: celle de l'empire colonial français naissant et de son prolongement pictural, l'Orientalisme, colonisation de l'Orient par la représentation occidentale qui fixe les traits de l'autre en son absence. À l'envers du tableau colonial, il y eut pourtant quelques peintres pour se laisser désorienter par leur rencontre de l'Orient et en recevoir une impulsion qui allait reconfigurer l'espace pictural hérité de la tradition européenne. Chacun à sa manière, Delacroix, Gauguin et Monet furent de ceux-là. À la politique de la domination, leurs ?uvres opposent une politique de la peinture ouverte à la négociation avec des esthétiques hétérogènes.
Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir ! " Ces paroles d'une chanson bien connue signent la réputation du noir fermant d'une tautologie la porte à toutes les nuances, celles des couleurs comme celles des formes de vie ; noir de l'indistinction, "on n'y voit rien" , ou de l'extinction de ce qui prend fin et s'abîme dans le néant. Au noir qui absorbe la lumière, on a voulu rendre son éclat, ses différences de tonalités et de valeurs que décèlent, révèlent et magnifient, à leur guise, non seulement la peinture, la photographie et le cinéma, mais aussi la littérature. Dans ce qui s'apparente à un relevé d'expériences personnelles plutôt qu'à une étude savante et exhaustive, la peur du noir inséparable de l'enfance et des commencements de l'humanité s'efface au profit d'une esthétique et d'une poétique qui donnent forme et figure à une façon d'être au monde.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.